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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La personne toxicomane

La personne toxicomane

La prise en charge de personnes toxicomanes dans un milieu relativement fermé est difficile et génère des renvois de la part de ceux-ci : remises en questions, fonctionnements affectifs… J’ai ressenti le besoin de réinterroger cela tout au long de ma formation d’éducateur spécialisé, et de poser mon travail dans un mémoire. Au fur et à mesure de l’écriture de ce mémoire, mon approche s’est trouvée modifiée par de nouvelles questions, venant renforcer les précédentes, et me permettant de poser ensuite une problématique plus précise, dénotant ce que je portais vraiment au fond de moi : comment aider une personne toxicomane en lui laissant « de la place », sans l’étouffer par une prise en charge lui dictant ce qu’il doit être ?

Différentes études et observations s’accordent à dire qu’il faut du temps à une personne toxicomane pour être libérée de la drogue. Sur une longue période de la vie, il y aura forcément des réussites, des apprentissages heureux mais aussi des échecs et le sujet sera amené à rencontrer un certain nombre d’intervenant autour de sa problématique propre. Parmi des médecins, des psychiatres, des psychanalystes, des psychologues, des juges, des assistants sociaux, l’éducateur essaie de s’inscrire à la croisée de ces interventions dont a pu bénéficier la personne toxicomane dans son parcours pour l’aider à garder le fil de sa vie, à garder du sens à son existence.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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L’accompagnement éducatif : un support pour vivre autrement la Classe d’Intégration Scolaire
Fort de ces constats issus d’un regard extérieur, je me questionnais déjà avant mon stage de troisième année, quant à la place occupée par l’éducation spéciale dans un tel contexte, pour aujourd’hui et pour demain. Pour mon stage à responsabilité concluant ma formation, j’ai souhaité entreprendre une expérience me permettant d’observer et de comprendre les tenants et les aboutissants du maintien en milieu ordinaire de jeunes déficients intellectuels. Je me suis donc orienté vers un Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile (SESSAD). J’y ai entrepris des accompagnements éducatifs auprès d’enfants et d’adolescents qui, de par leur retard dans leur développement psychologique et cognitif, rencontraient des difficultés pour s’inscrire comme acteurs dans leur environnement.
D'une génération à l'autre ; l'adolescence au risque de la rencontre intergénrationnelle

C’est avant tout d’une rencontre qu’est né le projet de cette recherche sur le thème Adolescence et Institution. Cette rencontre, c’est celle que j’ai effectué il y a maintenant plus de quatre ans avec l’association de 7 à 97 ans, et plus précisément avec la fondatrice de la ferme des Vigneaux. A l’époque, l’intergénération n’évoquait pour moi rien de très concret. L’idée même (nous parlerons de concept pour notre travail) de la « rencontre intergénérationnelle » organisée, pensée, ne m’était jamais venue à l’esprit.

L'individu, du corps malade au corps social

Monsieur Eric déambulait dans le couloir du Centre. Je ne le connaissais pas. Sa démarche était rapide, son regard absent, un lent monologue l’animait. Je m’approchais de lui et le saluais. Il ne me répondit pas, ne marqua pas de pose et se dirigea vers sa chambre. Je rencontrais l’étrangeté d’un individu qui me semblait être hors de la réalité immédiate, me retrouvais seul avec mon bonjour, comme si cette recherche de lien ne prenait pas sens pour l’usager. Au-delà de cette absence de communication, d’échange, c’est la présence, la visibilité du corps dans ce qu’il donnait à voir qui retint mon attention – « le corps (…) est la trace la plus tangible du sujet, dès lors que se distendent la trame symbolique et les liens qui le rattachait aux membres de sa communauté » - et me questionnait : n’avais-je pas été présent physiquement à ses yeux pour que la parole ne puisse émerger entre lui et moi ?

Fallait-il peut-être ne pas chercher de suite à établir un contact mais laisser l’autre appréhender ma personne, le nouvel éducateur de l’équipe ? Comment faire en sorte que le résidant retrouve une adhésion à son environnement immédiat, à l’environnement social ?

Parole d’enfants, parole de parents pour une participation partagée : Une mutualisation des savoirs et des compétences
Dans un ouvrage exclusivement dédié à la question de la participation des usagers, L’UNIOPSS donne la définition suivante : « la participation des personnes en situation d'exclusion relève d'une logique où l'on fait « avec » elles, et non plus « pour » elles : elles prennent part à l'élaboration, à la mise en oeuvre et à l'évaluation d'un projet, d'un service, d'une politique, afin que ceux-ci soient définis au plus proche de leurs besoins et contribuent le plus efficacement possible à leur insertion ». Si on se réfère à l’origine des mots, à leur étymologie, la notion de participation désigne « le fait de prendre part à une action collective, de s’associer pour être ensemble porteurs de projets, de propositions, de revendications (...) Ainsi la participation a comme objectif principal l’accès à une citoyenneté pleine et entière. » La question de la participation est pour l’éducatrice spécialisée en formation que je suis, une question sensible. Aussi ai-je souhaité construire mon projet de fin de formation sur cet objet. Par ailleurs, le cadre règlementaire construit depuis 2002 à ce sujet n’a cessé d’évoluer. Les récentes évaluations externes (66% des institutions SMS* sur le plan national en 2014)3, conduisent à penser l’intervention sociale à un tournant important de son histoire ; le renforcement de la question de l’empowerment, et l’impérieuse nécessité d’impliquer concrètement l’usager et sa famille dans son accompagnement pour aller vers une inclusion sociale dépassant la simple adhésion au projet personnalisé pour aller vers une co-élaboration et une co-construction de ce dernier. Cette dernière année de formation a été pour moi l’occasion de m’intégrer dans l’équipe éducative de l’Institut Médico Educatif (IME*) où j’ai effectué mon stage. Le Chef De Service Educatif (CDSE*) a souhaité, dans une perspective d’évolution de son service que la question de la participation des familles au projet personnalisé du jeune soit abordée. Profitant de ma position particulière d’étudiante (en lien avec l’IRTS*), il m’a demandé, avec le concours de l’équipe éducative de penser et d’agir cette question. Nous avons eu l’occasion de préciser cette demande et de la transformer en commande : Comment introduire les familles de manière participative, dans l’élaboration de la demande de séjour en hébergement séquentiel a visée éducative. Cette demande fait suite à un travail commandé lors de ma deuxième année, portant sur une analyse quantitative et donc statistique sur ce dispositif. Après un mois au sein de l’IME, j’ai intégré ce dispositif avec des représentations qui se sont par la suite déconstruites. Dans un premier temps, je me suis questionnée sur l’histoire de ce dispositif, son évolution depuis 2002 puis j’ai observé son fonctionnement et enfin procédé à des accompagnements. L’accueil des jeunes se fait après une demande de séjour où apparaissent les objectifs de travail, c’est à partir de cette demande que j’ai pu faire part de mes interrogations éthiques à l’équipe éducative : - Pourquoi les familles et les jeunes ne sont pas associés à la co-construction de cette demande de séjour ? - Pourquoi n’y a-t-il pas un modèle unique de demande de séjour ? - Pourquoi n’associe-t-on pas les familles ? - A quelle place peut prétendre la famille ? Certains professionnels ont énoncé des craintes (mises en garde) relatives à la place des familles dans l’accompagnement arguant du fait qu’elles pouvaient devenir envahissantes. Un débat s’est construit autour de cette question avec des points de vue différents et parfois opposés. Tout cela nous a conduits à réfléchir collectivement sur notre positionnement professionnel, sur l’ouverture de l’établissement.

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