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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La personne toxicomane

La personne toxicomane

La prise en charge de personnes toxicomanes dans un milieu relativement fermé est difficile et génère des renvois de la part de ceux-ci : remises en questions, fonctionnements affectifs… J’ai ressenti le besoin de réinterroger cela tout au long de ma formation d’éducateur spécialisé, et de poser mon travail dans un mémoire. Au fur et à mesure de l’écriture de ce mémoire, mon approche s’est trouvée modifiée par de nouvelles questions, venant renforcer les précédentes, et me permettant de poser ensuite une problématique plus précise, dénotant ce que je portais vraiment au fond de moi : comment aider une personne toxicomane en lui laissant « de la place », sans l’étouffer par une prise en charge lui dictant ce qu’il doit être ?

Différentes études et observations s’accordent à dire qu’il faut du temps à une personne toxicomane pour être libérée de la drogue. Sur une longue période de la vie, il y aura forcément des réussites, des apprentissages heureux mais aussi des échecs et le sujet sera amené à rencontrer un certain nombre d’intervenant autour de sa problématique propre. Parmi des médecins, des psychiatres, des psychanalystes, des psychologues, des juges, des assistants sociaux, l’éducateur essaie de s’inscrire à la croisée de ces interventions dont a pu bénéficier la personne toxicomane dans son parcours pour l’aider à garder le fil de sa vie, à garder du sens à son existence.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Quels sont les facteurs qui amènent des hommes à travailler dans un domaine féminin comme l’éducation de la petite enfance

Mémoire dans le cadre du Bachelor d'éducateur spécialisé. Propose une recherche sur l'influence du vécu de l'individu masculin dans son orientation vers une profession dite "féminine"

A Genève, la formation d’EJE n’est assurée par une Ecole professionnelle que depuis 1995.

Ceci représente 20 ans de retard, par rapport à la France (1973) et le canton de Vaud (Lausanne, 1975). Les EJE, jusque-là, tantôt dénommées : nourrices, gardeuses, jardinières d’enfants, berceuses ou femmes de service, accèdent à une reconnaissance académique, professionnelle et salariale. Ces changements auraient dû faciliter l’intégration de la gent masculine dans les IPE, mais ils n’ont eu qu’un impact relatif, puisque depuis la création d diplôme d’Etat, le pourcentage d’éducateurs masculins s’est maintenu autour des 5% (pour Genève et Lausanne) et de 1% (pour la Suisse et la France). Il semblerait que l’éducation du petit enfant continue d’être « une histoire de femme », tant dans les faits (confirmés par les statistiques) que dans les esprits (attestés par les études faites sur l’orientation des adolescents). J’ai donc décidé de m’intéresser aux facteurs qui ont pu amener quelques
hommes à devenir EJE, à l’aide de témoignages, d’apports théoriques et d’analyses.

Je peux dès lors annoncer que mon étude est clairement influencée par une approche constructiviste de l’humain. Même si je ne nie pas que l’humain possède certaines caractéristiques innées, je suis convaincu qu’en grande partie, il est le produit de la construction de son environnement.

Dans cet exercice, tout d’abord, je définirai le champ, les objectifs, ainsi que les limites de ma recherche. En complément, j’exposerai mes motivations à traiter ce sujet et je terminerai en présentant la problématique de mon sujet de mémoire.

L'accompagnement de l'enfant vers un processus de résilience

Nous avons vu que la résilience est un terme Anglo saxon, et qui décrit la capacité d’un individu à surmonter un traumatisme et aller de l’avant. Nous avons pu comprendre que pour que ce mécanisme puisse s’opérer, il faut en amont des facteurs de protections et des mécanismes de défenses, permettant au sujet de se défendre et d’aller au delà du traumatisme se que l’on nomme le rebond. Lors de ma formation d’éducateur, j’ai rencontré énormément d’enfants ayant véçus des traumatismes de différentes nature, et la question était de comprendre quels accompagnements je pouvais faire auprès d’eux afin qu’ils puissent un jour « s’en sortir ».

Aussi à la fin de mon travail j’émet les hypothèses suivantes pouvant m’aider dans mon travail et qui concerne l’accompagnement de l’enfant vers ce processus que l’on nomme résilience : L’accompagnement de l’enfant vers la résilience, repose avant tout, sur une présence de l’éducateur. Accompagner c’est en premier lieu donner de son temps, tout simplement être là, à la disposition de l’enfant, être à son écoute.

Ecouter, c’est déjà essayer de comprendre sans juger, en essayant de mettre en place un cadre défini, en s’engageant sur la durée, car il est certain qu’un accompagnement quel qu’il soit, a besoin de temps, de régularité… Cet accompagnement nécessite également de réfléchir sur la résilience, de la connaître, de connaître éventuellement sa propre résilience, savoir qu’elle existe, qu’elle peut toujours se manifester. Le soutien à la résilience est d’aider l’autre à grandir. Déjà connaître la résilience, c’est accompagner l’enfant en difficulté importante, avec la conviction qu’il a en lui des ressources et qu’il va falloir l’aider à s’en servir et notamment en optimisant les facteurs de protection, de faire en sorte de diminuer les effets des facteurs de risques, en favorisant l’autonomie et la responsabilisation de l’enfant.

Ainsi, la résilience peut contribuer, en complément d’autres approches, à tenter de comprendre les formes d’adaptation des individus et permettre aux professionnels d’inventer de nouvelles méthodes de prises en charge des enfants, dès lors qu’ils sont confrontés à des traumatismes. En tant que futur professionnel, je dirais qu’un accompagnement vers la résilience pour l’enfant, nécessite une approche globale de celui-ci en prenant en compte principalement trois domaines : l’individu (tempérament, personnalité…), ses comportements ( mesures défensives et destructives) et son environnement relationnel (famille, amis…).

L'accompanement social : facteur d'intégration ?

" L'accompagnement socio-éducatif prend tout son sens auprès d'un qui vient demander de l'aide pour déchiffrer son inscription singulière dans sa propre histoire et dans le monde ". J'ai choisi d'étudier le thème de l'accompagnement social car j'ai déjà plusieurs expériences dans ce domaine. En effet, j'ai effectué mon stage à responsabilité éducative dans un service d'accompagnement à la vie sociale (SAVS) pour adultes déficients intellectuels, j'ai ensuite été salariée dans des Centres d'Hébergement et de Réinsertion Sociale (C. H. R. S.) de l'agglomération de R qui l'utilisent.

Ainsi, j'ai pu constater que l'accompagnement social est pratiqué différemment suivant les structures socio-éducatives (externat, hébergement collectif ou individuel ), suivant les types de publics accueillis, et aussi les objectifs visés.

Hébergement collectif et vivre-ensemble, bases d’un travail de réinsertion sociale auprès des adultes en situation d’exclusion sociale

J’ai donc choisi d’explorer l’action collective de l’éducateur auprès des adultes accueillis en CHRS. Par action collective, je n’entends pas le travail de groupe, mais un travail autour du vivre-ensemble, c’est-à-dire une cohabitation d’un ensemble d’individus. Mon hypothèse de travail est que ce vivre-ensemble crée un étayage à la personne, œuvrant en cela à sa réinsertion. Dans cette recherche, l’ouvrage qui a guidé ma réflexion a été écrit par Thierry Goguel d’Allondans et Myriam Klinger à propos de l’hospitalité comme forme d’accueil des adultes en difficulté sociale[1]. Le vivre-ensemble et l’hospitalité seraient alors les outils-clés de l’éducateur pour une action collective suffisamment étayante. C’est dans ce cadre que l’éducateur est un élément clé, jouant le rôle de médiateur entre la dimension collective du CHRS et l’expérience individuelle du résident, ce que nous chercherons à montrer dans cet écrit.

Pour vérifier ou infirmer ces hypothèses, j’ai développé la problématique suivante : En quoi l’hébergement collectif et le vivre-ensemble peuvent-il être un outil socio-éducatif auprès des personnes exclues accueillies en CHRS et la base d’un travail de réinsertion sociale ?

J’ai alors construit ce mémoire en trois parties, en m’intéressant successivement à chacun des acteurs de ce vivre-ensemble : le résident, l’établissement d’accueil et enfin l’éducateur. Peu à peu, j’ai voulu montrer en quoi la conjugaison de ces acteurs pouvait participer à la réinsertion. En première partie, je me suis intéressée au résident. Mais qui est la personne que nous accueillons ? J’ai utilisé différents angles, descriptifs et théoriques, pour voir ensuite quelle est la situation du résident par rapport au lien social et au vivre-ensemble. Ceci m’a menée à étudier le CHRS, pour voir quelles réponses il pouvait donner au résident. Après avoir étudié le contexte historique et légal, je me suis demandée quelle réalité se cachait derrière les termes si souvent utilisés « habiter » et « héberger ». Enfin, le dernier acteur, l’éducateur, fait l’objet d’une troisième partie, dans laquelle je décris les différentes modalités de son intervention.

[1] GOGUEL D’ALLONDANS Thierry, KLINGER Myriam, Errances et hospitalité. L’accueil et l’accompagnement d’adultes en difficulté La Cité-Relais à Strasbourg, Toulouse, Erès, collection Ethiss, 1991

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