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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Les champs du possible

Les champs du possible Ce monde « parallèle » dont parle grand corps malade dans ce texte, lui est apparu sous un autre angle dés lors qu’il en est devenu membre. Sa nouvelle condition physique(son handicap), fût pour lui, la seule et unique raison d’aller à la rencontre de ce nouveau monde, qui l’autorise aujourd’hui, voire même l’incite à en redéfinir les contours au travers de son art. C’est dans cette même perspective que je conduirai ici mon propos. Dans une intention d’information, de sensibilisation et de rapprochement de « mondes » qui ne se rencontrent pas par hasard. Pour ma part, c’est la spécificité de mon statut qui m’y aura conduite. Car, à mon sens, la spécificité de l’éducateur spécialisé se place dans sa généralité, dans la pluralité des publics qu’il accompagne et des situations qu’il rencontre. De fait, l’éducateur en formation se doit d’aller à la découverte des deux champs dans lesquels il intervient : social et médico-social.

Tout au long de mon écriture, j’ai tenté une lecture du sens éducatif dans la fonction de médiation de l’éducateur spécialisé. Aussi, au travers des expériences que j’ai pu rencontrer auprès de personnes en situation de handicap, je me suis interrogée sur les étapes d’élaboration d’une relation, d’une posture, d’une pratique, en somme d’un accompagnement éducatif. Ce travail de recherche m’ayant conduit à faire l’alliance de mes actes et de ma pensée, je ne peux me permettre de conclure ce mémoire autrement qu’en abordant la question de l’éthique, qui selon moi donne direction, signification et valeur à ma pratique. Pourtant, la profession d’éducateur spécialisé n’a pas de code d’éthique professionnelle (code de déontologie), c’est donc l’étique individuelle qui s’applique. Il appartient alors à chacun de composer avec ses rapports à la norme, à l’autre, à lui et à l’institution, dans les situations qu’il rencontre et dans nombres d’évaluations, de diagnostics, d’observations, de retranscriptions et d’interprétations, qu’il en fait. Et tout ceci dans une intention de bienveillance.
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Parole d’enfants, parole de parents pour une participation partagée : Une mutualisation des savoirs et des compétences
Dans un ouvrage exclusivement dédié à la question de la participation des usagers, L’UNIOPSS donne la définition suivante : « la participation des personnes en situation d'exclusion relève d'une logique où l'on fait « avec » elles, et non plus « pour » elles : elles prennent part à l'élaboration, à la mise en oeuvre et à l'évaluation d'un projet, d'un service, d'une politique, afin que ceux-ci soient définis au plus proche de leurs besoins et contribuent le plus efficacement possible à leur insertion ». Si on se réfère à l’origine des mots, à leur étymologie, la notion de participation désigne « le fait de prendre part à une action collective, de s’associer pour être ensemble porteurs de projets, de propositions, de revendications (...) Ainsi la participation a comme objectif principal l’accès à une citoyenneté pleine et entière. » La question de la participation est pour l’éducatrice spécialisée en formation que je suis, une question sensible. Aussi ai-je souhaité construire mon projet de fin de formation sur cet objet. Par ailleurs, le cadre règlementaire construit depuis 2002 à ce sujet n’a cessé d’évoluer. Les récentes évaluations externes (66% des institutions SMS* sur le plan national en 2014)3, conduisent à penser l’intervention sociale à un tournant important de son histoire ; le renforcement de la question de l’empowerment, et l’impérieuse nécessité d’impliquer concrètement l’usager et sa famille dans son accompagnement pour aller vers une inclusion sociale dépassant la simple adhésion au projet personnalisé pour aller vers une co-élaboration et une co-construction de ce dernier. Cette dernière année de formation a été pour moi l’occasion de m’intégrer dans l’équipe éducative de l’Institut Médico Educatif (IME*) où j’ai effectué mon stage. Le Chef De Service Educatif (CDSE*) a souhaité, dans une perspective d’évolution de son service que la question de la participation des familles au projet personnalisé du jeune soit abordée. Profitant de ma position particulière d’étudiante (en lien avec l’IRTS*), il m’a demandé, avec le concours de l’équipe éducative de penser et d’agir cette question. Nous avons eu l’occasion de préciser cette demande et de la transformer en commande : Comment introduire les familles de manière participative, dans l’élaboration de la demande de séjour en hébergement séquentiel a visée éducative. Cette demande fait suite à un travail commandé lors de ma deuxième année, portant sur une analyse quantitative et donc statistique sur ce dispositif. Après un mois au sein de l’IME, j’ai intégré ce dispositif avec des représentations qui se sont par la suite déconstruites. Dans un premier temps, je me suis questionnée sur l’histoire de ce dispositif, son évolution depuis 2002 puis j’ai observé son fonctionnement et enfin procédé à des accompagnements. L’accueil des jeunes se fait après une demande de séjour où apparaissent les objectifs de travail, c’est à partir de cette demande que j’ai pu faire part de mes interrogations éthiques à l’équipe éducative : - Pourquoi les familles et les jeunes ne sont pas associés à la co-construction de cette demande de séjour ? - Pourquoi n’y a-t-il pas un modèle unique de demande de séjour ? - Pourquoi n’associe-t-on pas les familles ? - A quelle place peut prétendre la famille ? Certains professionnels ont énoncé des craintes (mises en garde) relatives à la place des familles dans l’accompagnement arguant du fait qu’elles pouvaient devenir envahissantes. Un débat s’est construit autour de cette question avec des points de vue différents et parfois opposés. Tout cela nous a conduits à réfléchir collectivement sur notre positionnement professionnel, sur l’ouverture de l’établissement.
Stigmatisation et Handicap

J’ai choisi de porter un regard sur la question de la stigmatisation des personnes en situation de handicap en Guadeloupe dans le milieu professionnel ordinaire il s’agit pour moi :

  • D’une part, de tenter de trouver des réponses cohérentes aux comportements et regards discriminatoires que l’on porte aux personnes en situation de handicap en général et plus particulièrement dans le milieu professionnel ordinaire.
  • D’autre part, de comprendre les raisons qui font que la personne en situation de handicap suscite diversement des sentiments de répulsion, de crainte, voire d’hostilité ; comme si elle violait les valeurs dominantes.

On peut dès lors se demander :

  • Pourquoi ces personnes ne sont pas considérées sur leur lieu de travail ?
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C’est une occasion qui m’est offerte de concevoir un écrit qui visera à transformer les mentalités ainsi que la vision que l’on porte sur le handicap ce qui peut constituer un frein à leur insertion professionnelle.

Pour ceux qui ont le silence entre les oreilles

Au C.R.E.S.D.A, nous répétons souvent cette phrase: " Il faut apprendre à l'enfant sourd à communiquer " Mais lui permet-on de s'exprimer ? de naître à la parole ? Le langage entre nous et les enfants sourds doit-il être seulement utilitaire ? peut-il être authentique ? C'est à ces questions, que j'ai tenté de répondre dans ce mémoire. Mais les " réponses " engendrent presque toujours d'autres questions. Pour M. Jousse: Faire taire un enfant, c'est le brutaliser, on doit accepter l'exubérance. oui, mais il est vrai qu'accepter l'exubérance de l'enfant sourd n'est pas toujours facile à assumer et je suis souvent partagé entre: la conviction que l'enfant, parce que sourd doit s'exprimer le plus souvent possible, et celle que, parce qu'il va devenir un adulte, un être social, ce même enfant doit intégrer un certain nombre de règles qui régissent toute vie collective. Par exemple, lorsqu'un enfant sourd fait un geste obscène, il déroge aux règles de la politesse; ou encore lorsqu'au réfectoire Karine entame une conversation avec Béatrice qui est assise à l'autre extrémité de la table, cette conversation est importante, mais elle dérange d'une certaine manière " le bon déroulement " du repas. Ainsi, permettre l'expression de l'enfant sourd tout en maintenant l'esprit collectif du groupe n'est pas toujours aisé et quelque fois il faut en payer le prix.

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INTRODUCTION

La toxicomanie intéresse toutes les sciences humaines, et il est possible pour chacun de l'observer sous un angle différent. Tous les points de vue sont intéressants, la philosophie, la psychologie la sociologie apportent chacune un éclairage différent sur ce problème. L'écriture de ce mémoire fut pour moi l'occasion d'approfondir le champ de mes connaissances théoriques en matière de toxicomanie. D'une approche plutôt psychologique, je suis parvenu à un regard plus sociologique sur ce phénomène. Ma connaissance de la toxicomanie et de la prise en charge de cette population provient pour une large part de l'expérience vécue en un an de stage.

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