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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Les enjeux de la citoyenneté dans le Conseil de la Vie Sociale pour les usagers des I.M.E.

Les enjeux de la citoyenneté dans le Conseil de la Vie Sociale pour les usagers des I.M.E.

Educateur Spécialisé depuis un peu plus de 20 ans au sein d’institutions du secteur médico-social, je constate l’évolution des prises en charges des personnes accueillies. L’enfant, l’adulte, est de plus en plus sollicité pour donner son point de vue sur sa prise en charge, ses attentes en matière de choix de vie (projets professionnels, relations familiales, conditions d’hébergement, choix dans les loisirs, orientation sexuelle…). Cette transformation lente, mais certaine, des pratiques sociales et éducatives, s’accompagne également d’une évolution des relations entre les institutions et celles et ceux qu’elles accueillent. Cette évolution se déroule en parallèle avec celle de la société, et les adaptations institutionnelles de nos pratiques, nos ajustements professionnels ne sont bien souvent que les transpositions de l’évolution des valeurs sociétales, au sein même du secteur sanitaire et social. Ces évolutions sont souvent entérinées par la loi, qui parfois les incite, quelque fois les impose.

Je n’ai pas souhaité dans cette note de recherche débattre du bien fondé ou pas, de la sommation de la loi sur la question de la participation des usagers. C’est un débat complexe qui a sa pertinence, et dont nous ne pouvons totalement occulter l’à propos, lorsque certains pensent que, faire participer l’usager c’est mieux faire taire sa force de subversion… C’est peut-être vrai notamment auprès de certaines populations, dans certaines conditions d’accueil, ce ne l’est en tout cas pas pour les enfants et adolescents que j’ai rencontrés dans les trois I.M.E. visités. Je préfère quant à moi penser, qu’en travaillant sur l’adaptation des outils de la loi du 2/01/2202, sur leur mise en place effective dans les services et dans les institutions, en voyant comment rendre tangible cette citoyenneté, celle ci pourrait alors devenir de ce point de vue, la moins mauvaise des antidotes au totalitarisme institutionnel qui règne parfois ici et là.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

La juste distance dans la relation éducative

Je présenterai pour commencer ce qui pour moi constitue ma propre posture éducative ou du moins celle vers laquelle je souhaite tendre. Nous traiterons ainsi de l’implication de l’éducateur et de la distinction entre le personnel et le professionnel, d’une vision Rogerienne de la posture éducative, et d’un positionnement clinique de l’éducateur, prenant en compte le sujet dans sa dynamique et dans le cadre de ses ressources interculturelles. Dans une seconde partie nous nous intéresserons aux jeux relationnels qui sont au coeur de la relation éducative.

Nous questionnerons ainsi ce que sont les demandes de la personne et comment l’éducateur doit les prendre en compte. Nous aborderons la question du transfert, des projections et résistances qui s’opèrent dans la relation et analyserons les interactions qui s’y jouent en terme de dons et contre dons.

La démocratisation culturelle : une utopie inachevée

Ce mémoire traite des problématiques relatives à la démocratisation culturelle dans notre pays. Initié de longue date sous l’Ancien Régime, le protectorat des arts et des artistes est une longue tradition qui va transcender l’épisode révolutionnaire. Néanmoins, l’aspiration démocratique, dont témoigne les élites socialistes et libérales, va trouver écho progressivement pour aboutir à un engagement de l’Etat dés l’après guerre de 1945, qui ne se démentira jamais. Des pionniers artistiques, Jean VILAR ou Charles DULLIN, aux pionniers de l’appareil public, André MALRAUX ou Jeanne LAURENT, tous partent dans une croisade pour la démocratisation de la culture avec, comme instrument privilégié, la décentralisation.

Pilotée par l’Etat jusque dans les années quatre-vingt, cet élan est relayé par des dispositions significatives en direction des arts et des publics de la culture. La grande décentralisation de l’Etat à partir de 1982, va permettre, sous l’impulsion du ministre de la Culture Jack LANG, une implication plus forte des collectivités territoriales dans l’action culturelle. Mais, sensée rapprocher les centres de décisions du citoyen, cette phase de décentralisation ne porte pas ses fruits comme on put l’espérer. La crise économique, l’avènement des nouvelles technologies d’accès au savoir et la radicalisation des politiques locales, n’influent pas en faveur de l’accès à la culture pour tous. L’accroissement des inégalités et le repli identitaire n’épargnent pas la culture, qui souffre de ne pas renouveler de nouveaux publics. Toutefois, un art comme le théâtre renoue avec sa tradition d’art citoyen entre tous, et parvient à réinventer de nouvelles formes d’interpellation artistique dont les Institutions doivent désormais comprendre l’enjeu.

Les elles de la prévention

Durant un an, j’ai partagé le quotidien du club de prévention d’Empalot ; ce stage en responsabilité constituait l’aboutissement de ma formation. La motivation qui m’ a poussé à choisir ce stage reposait en partie sur la pratique du « travail de rue ». L’idée d’aller vers les jeunes, de fonder la relation éducative sur la libre adhésion, était pour moi une dimension nouvelle dans le travail éducatif correspondant à ma vision de l’éducateur. Au départ, mes préoccupations et interrogations portaient plus sur les thèmes de l’interculturalité, de la délinquance , de la stigmatisation des habitants des quartiers et de l’exclusion qui en est la conséquence. Si la prévention spécialisée vise tous les jeunes en situation de rupture, de danger et de souffrance sociale, force est de constater qu’historiquement les actions éducatives de la prévention visent plutôt les garçons qui ont mis en échec tous les autres dispositifs d’insertion existant. Les politiques eux-même, en quête de paix sociale, ne semblent que peu s’intéresser à la souffrance de certaines habitantes des quartiers, souffrance qu’elles expriment souvent de façon moins démonstrative que leurs frères. Toutefois, il existe, dans certains clubs de prévention, une réelle volonté de développer des actions vers les filles, c’est le cas notamment de celui d’Empalot. Cette démarche de l’équipe éducative m’a fait réfléchir sur les problèmes spécifiques rencontrés par les jeunes filles dans les quartiers,, en particulier dans celui d’Empalot. Comment alors prévenir une exclusion et une souffrance peut-être plus discrètes que chez les garçons mais tout aussi réelles ?. L’action de prévention implique bien « d’aller vers » mais les outils destinés à la rencontre des jeunes sont-ils adaptés à la rencontre de tous, ou seulement des garçons ? Doit-on travailler de la même façon avec les filles et les garçons ? Mon hypothèse est qu’à l’instar du travail de rue, qui constitue un outil de préparation à la relation éducative pour les garçons, il faut créer des espaces, mener des actions permettant aux filles d’entrer en relation avec la structure éducative à travers des moments de présence sociale spécifiques au public féminin. J’ai volontairement privilégié une approche sociologique dans mon travail car elle me semble intéressante pour comprendre les problèmes, l’histoire sociale qui traversent tout un groupe de personnes, comme les filles d’Empalot, sujet de mon étude. De plus, le travail de l’éducateur en prévention spécialisée doit s’accompagner d’un regard d’ethnologue, indispensable à la compréhension des codes, des usages et des pratiques des personnes vivant sur un territoire donné. Avant toute chose, il m’a semblé essentiel de redéfinir ce qu’était la prévention spécialisée aujourd’hui. Si les principes sont communs à tout les clubs de prévention, chaque quartier, chaque équipe a une spécificité qui implique des actions et des public différents. Je me suis donc appuyé tout au long de ce travail sur mon expérience à l’association socio-éducative Daste-Empalot. Travailler avec les jeunes suppose que l’on s’intéresse à leur environnement, leur parcours de vie, leurs difficultés. Si chacun a sa propre histoire personnelle, un certains nombres d’éléments sont communs à tous les jeunes suivis par les équipes de prévention. L’histoire des quartiers, de l’immigration, sont autant d’éléments partagés par ces jeunes. Une fois encore, je m’appuie sur l’exemple d’Empalot. La déviance, l’exclusion sont autant de facteurs communs, à différents niveaux, aux jeunes que j’ai pu rencontrer lors de mon stage. Pour autant, il semble que se dégagent des différences importantes entre garçons et filles. Différences dans leur histoire, leurs codes mais aussi dans la façon de vivre et d’exprimer cette souffrance. Les jeunes femmes que j’ai pu suivre lors de mon stage étaient âgées de 13 à 25 ans, et très largement issues de l’immigration nord-africaine ; il me semblait donc important de m’arrêter sur la façon dont ces jeunes filles vivent au quotidien les valeurs qu’elles peuvent partager. La dernière partie porte sur ma vision de l’éducateur en prévention spécialisée, présente les valeurs sur lesquelles je fonde mon action éducative ; j’y évoque aussi les actions permettant de vérifier mon hypothèse que j’ai pu mettre en place ou dans lesquelles je me suis impliqué...

L'insertion des jeunes en « crise » ?

Mes interrogations, sur le sens de l’action du travail social auprès des jeunes dits « en difficulté » sont celles d’un acteur engagé dans la situation et témoin des évolutions récentes. Ce mémoire s’inscrit dans une trajectoire de formation et une expérience professionnelle formant un continuum.

Mon expérience professionnelle s’est développée dans différents domaines d’activité du travail social. Ma participation à l’Atelier Permanent de Recherche et d’Évaluation (APRE) animé par des consultants du COPAS m’a permis de suivre des formations de formateur. Dans ce contexte, j’ai contribué à des travaux de réflexion sur la thématique de l’insertion des jeunes 16-25 ans et participé à la mise en œuvre de projets innovants (Ateliers d’orientation, Programme Local Expérimental, Objectif citoyenneté). Dans le même temps mes activités, en qualité de bénévole et militant, au sein de mouvements associatifs et d’une organisation syndicale m’ont permis de confronter ma réflexion à des points de vue d’acteurs situés à des niveaux différents du monde social. Aujourd’hui, le Master sociologie et développement social, est un contexte formateur pour dépasser le « sens commun » et propice à une distanciation critique avec le terrain. Cette formation me conduit à réaliser, dans une démarche de recherche en sciences sociales, une étude questionnant les modes de socialisation des jeunes dits « en difficulté » à travers les logiques institutionnelles et pratiques de professionnels de l’insertion.

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