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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L'intervention éducative en CER

L'intervention éducative en CER

La prise en charge des mineurs délinquants est sans cesse en mouvement, la création des Centre éducatif renforcé en fait partie. Avec la montée des discours sur l’insécurité et le durcissement des lois envers les mineurs délinquant multiriécidivistes, le CER reste un bastion face à l’enfermement et l’incarcération de mineur en grande difficulté. La spécificité de la prise en charge des mineurs en CER pose des actes éducatifs qui reprennent les fondements de l’éducation spécialisée mais qui tiennent compte aussi de son évolution. C’est ce que j’ai essayé de démontrer et d’analyser à travers mon travail de recherche afin de pouvoir prendre ma position d’éducateur spécialisé, qui, par le développement de mes compétences, me permet d’avoir un regard critique sur le fonctionnement de la structure et d’essayer d’en voir tous les enjeux éducatif et sociaux.

L’éducateur est dans la société un acteur souvent tiraillé entre les commandes sociales auxquelles il est soumis et sa vision personnelle du monde dans lequel il vit. A mon sens, l’incarcération des mineurs devrait être exceptionnelle dans une société démocratique et républicaine, chaque enfermement de mineur quelle que soit son nombre de récidives, devrait interpeller la société toute entière. Mon choix de travailler au CER le Cirque auprès de ces jeunes est un choix éthique et professionnel. Il est vrai que le placement en CER n’est pas à mon sens suffisamment long pour que certains jeunes puisse régler tous leurs problèmes et repartir après trois mois de rupture pour une insertion professionnelle dans une filière ordinaire. De l’expérience des CER, on pourrait alors imaginer d’autres approches d’insertion tournées vers les besoins du jeune, tout en gardant pour un temps ce cadre renforcé et non vers celui de l’image que la société se fait du pouvoir de l’insertion professionnelle sur la réponse aux problèmes de délinquance.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

La relation éducative comme étayage de l'autorité
Dans le cadre de ma formation de Moniteur-Educateur, j’ai effectué deux stages : l’un dans une Maison D’enfants à Caractère Social et l’autre dans un foyer de Jeunes Travailleurs accueillant des jeunes adultes de dix huit à vingt cinq ans. Différents éléments m’ont questionné au cours de ces deux stages mais plus particulièrement le concept de la relation éducative et celui de l’autorité. Concernant l’autorité, certains éducateurs ont une autorité « naturelle », ce par différents facteurs (caractère, physique…), ce qui n’est pas mon cas. Lors de mon stage de première année, dans une Maison D’enfants à Caractère Social avec un groupe d’enfants de huit à douze ans, j’ai eu dans cette expérience quelques difficultés avec la notion d’autorité. En effet, dans un premier temps, les seuls moyens pour me faire respecter étaient d’élever la voix ou bien de menacer les enfants de punitions. Moyens qui me questionnaient cependant car ils ne correspondaient pas à ma vision de l’autorité. Je voyais et je vois toujours l’autorité inhérente à la relation existante entre deux personnes malgré leurs différentes positions. A ce propos M.Barrés n’a-t-il pas dit : « L’autorité c’est moins la qualité d’un homme qu’une relation entre deux êtres » Maurice Barrés : « L’ennemi des lois ».
Du besoin de s'alimenter... au plaisir de manger. Le repas en institution: un enjeu

Lors de stages effectués en institution pour personnes handicapées mais également au cours de mes expériences professionnelles, j’ai été interpellé par le temps du repas et le déroulement de celui-ci. Il m’est arrivé plusieurs fois d’être surprise et même choquée tant par le contenu lui-même du repas que par son déroulement. Bien souvent le repas, alors qu’il devrait être un moment convivial se transforme en un moment de tension pour les usagers et les encadrants.

Les enfants errants de l’immigration.

Aussi, il ne s’agira pas ici de tenter de traiter le problème de l’immigration en tant que telle, avec son cortège de tragédies, de difficultés et parfois de réussite. Il ne sera pas question non plus de décrire ni de proposer quelque alternative que ce soit à l’épineux problème des sans papiers. Ni même d’évoquer des corollaires du phénomène migratoire en terme d’intégration culturelle : port du foulard, la beur- génération etc.… . Il ne s’agira encore moins de proposer une solution à quoi que ce soit. Mais, plus humblement, de tenter en premier lieu de décrire une situation faisant problème. En effet nombre de ces images, fantasmées des enfants errants de l’immigration, prennent corps dans les couloirs des gares avant que de hanter les commissariats pour se voir, un soir, accueillir dans un foyer chargé de la protection de l’Enfance. Car il s’agira ici, de démontrer qu’un mineur est avant tout un enfant et seulement un enfant et qu’a ce titre là, il sera protégé quoi qu’il en soit de sa situation légale concernant ces papiers.

Pas après pas, en construisant, tu te construis

Construire, créer, est un processus de vie par lequel on s’inscrit dans le monde. On y laisse sa trace, on participe à son existence, on est. J’ai effectué mon stage long en hôpital de jour, rattaché à l’hôpital la Grave, auprès d’enfants dont certains présentent des problématiques psychotiques. Et pour ces enfants, il m’a semblé que le fait même de parvenir à construire et par conséquent à s’inscrire soi dans le monde, revêt une importance particulière, un moyen privilégié de lutter contre la sensation de vide et de perte de soi qui menace. En fait, au cours de ce stage, j’ai noté qu’il y avait dans les activités mises en place par les éducateurs un certain nombre d’ateliers que j’appellerais « de construction ». C’est-à-dire où l’enfant fait naître quelque chose à partir d’un certain matériel, où, selon une demande précise ou pas, il construit un objet. J’ai regroupé sous ce terme le fait de créer quelque chose, mais aussi le processus qui entre en jeu dans la construction : image mentale, nécessité de poser une base, de procéder étape par étape. Certaines activités auxquelles j’ai participées entrent dans cette catégorie (terre, construction d’une ferme, musée, peinture), mais j’ai également choisi de parler des jeux de construction à proprement parler, « Légos », « Duplos », se composant de briques qui vont fournir le cadre, mais aussi de personnages, d’objets pour faire vivre l’intérieur de la maison réalisée. J’ai remarqué que certains enfants s’investissaient particulièrement dans ces constructions. Parfois même, ils semblent éprouver comme un « besoin » de construire et avoir du mal à faire autre chose. Par contre d’autres enfants étaient, au début du moins, dans une attitude de refus par rapport à la construction ou dans l’incapacité de s’y inscrire, de créer, de laisser une trace. Ces derniers sont d’ailleurs les enfants les plus en difficulté sur un plan général…

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