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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Penser la sanction, les grands textes (Erick Prairat) L'Harmattan

Penser la sanction, les grands textes (Erick Prairat) L'Harmattan

La sanction revêt deux formes : la récompense et la punition. Dans ce recueil de textes, nous nous attacherons plus au second concept : la punition qui peut revêtir plusieurs formes : les châtiments corporels, le blâme, la réprobation, l’humiliation, la censure, l’exclusion…

Une éducation sans sanction ? Une communauté, un foyer harmonieux, calme, compréhensif, où l’on peut parler des sujets de tension et se disculper, permet d’éviter le recours à la punition. Il s’agit aussi aux parents de se mettre en cause (Freinet) Pour Schmid, la liberté totale accordée aux enfants est un principe fondamental. Au début, c’est le chaos. Mais il est nécessaire pour que quelque chose de fécond en résulte. Dans les communautés scolaires de Hambourg (1920), cette méthode était appliquée : il n’y avait pas intervention de l’adulte, les enfants finissaient par régler les problèmes et à s’autodiscipliner. On retrouve la notion d’autodiscipline chez Maria Montessori. Les enfants à qui on laisse le choix d’activités, les font dans le calme et la concentration.

Cela n’est pas dû à l’éducateur, ou au maître, mais au sentiment de liberté qu’éprouve l’enfant. Selon Tolstoï, il faut enseigner la liberté par la liberté. La sanction est inefficace et inutile. Il faut laisser les enfants éprouver les limites du désordre pour les amener à vouloir d’eux-mêmes l’ordre, plus solide que celui que l’on impose. D’ailleurs Korczak, parle du droit à la transgression : laisser l’enfant faire cette expérience (tester les limites, la liberté, ses droits et ses devoirs) En fait, on craint bien plus souvent pour son propre système éducatif, que par ce que fait l’enfant.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

C'est pour ton bien - Alice Miller

C'EST POUR TON BIEN

Racines de la violence dans l'éducation de l'enfant Psychanalyste allemande née en 1923, Alice Miller exerça à Zurich durant vingt ans. Ancien membre de l'Association Psychanalytique Internationale, qu'elle quitta car elle n'était plus en accord avec une pratique centrée sur le fantasme, elle choisit de se consacrer à l'écriture d'ouvrages sur l'éducation, et plus particulièrement sur les causes et conséquences des mauvais traitements sur les enfants. Alice Miller est également connue pour son manifeste contre « la bonne fessée » dans lequel elle dénonce l'utilisation des châtiments corporels.

Après la publication de son ouvrage phare Le drame de l'enfant doué, en 1983, elle reçut quantité de lettres de lecteurs qui désiraient en savoir plus. C'est en réponse à cette demande qu'elle entrepris la rédaction de C'est pour ton bien afin de préciser son propos. Dans ce livre qui est somme toute une étude, Alice Miller s'intéresse à ce qu'on appelle l'éducation et qu'elle perçoit comme une manière de réprimer « ce qui vit » dans l'enfant et ce à des fins qui n'ont rien de commun avec le bien de celui-ci.

Le Bouc Emissaire : René Girard

La fiche de lecture vient s’inscrire dans l’Unité de Formation « Vie Collective » de la formation d’éducateur spécialisé à l’Institut Régional du Travail Social de Poitiers. Les objectifs sont l’étude d’un ouvrage en rapport avec les fonctionnements organisationnels et sociétaux, la réflexion autour du thème étudié et la mise en lien avec la pratique professionnelle et l’actualité sociale. L’ouvrage vers lequel j’ai orienté ma réflexion est « Le Bouc émissaire » de René Girard. Le phénomène de persécution collective, dont j’avais déjà entendu parlé et que j’ai pu observer dans ma pratique antérieure, prend différentes formes suivant les contextes dans lesquels il agit. Il est révélateur de tabous et ne fonctionne qu’en collectivité.

C’est donc un sujet social, et même si son origine est lointaine, il est encore d’actualité. Ce sont toutes ces raisons qui m’ont donné envie de l’approfondir. A partir de ces éléments, une interrogation est née en moi : ce phénomène de bouc émissaire remonte aux sociétés primitives… Comment a-t-il perduré et quelles formes prend-il aujourd’hui, avec les problématiques sociales actuelles ?

« Corps, infirmes et société », de Henri-Jacques STIKER

Dans un premier temps l’auteur expose les difficultés qu’il y a à aborder l’infirmité. En effet, le fait de l’aborder implique un engagement et un questionnement personnel, qui nous touche de près ou de loin. De tout temps l’homme a eu du mal à se confronter à l’infirmité, à ce qu’il nomme la malformation, la débilité… Tous ces termes négatifs qui renvoient à des peurs et qui reflètent une gêne. L’infirmité, pour les personnes concernées, entraîne un bouleversement dans une vie, un changement des représentations, une désorganisation des valeurs et une culpabilité.

Le regard des autres, sur toutes déviances qu’elles soient d’ordre psychique, mental ou physique, conduit à une peur, à un rejet. Comme le pense l’auteur, l’infirmité représente une « a-normalité » qui permet de donner corps à la « normalité ». L’homme dans sa quête d’identité et de similitude, à besoin de voir « son opposé » pour se rassurer dans sa normalité. De fait le handicap est prit en compte dans notre société, mais pas complètement, ce qui occasionne une exclusion, que l’on retrouve dans le système économique, culturel… D’où le dilemme entre exclure et inclure.

Les corridors du quotidien

Paul Fustier est né en 1937 à Saint-Etienne et a fait des études de psychologie à Lyon. Professeur de psychologie, il est aussi chercheur à l'université Lumière Lyon 2. Il intervient également dans des institutions de soins spécialisées, psychiatriques, sociales, afin d'aider à l'analyse des dispositifs d'accueil ou pour favoriser l'apparition de nouvelles dynamiques institutionnelles. Il a également participé à de nombreux travaux en collaboration avec d’autres psychologues tels Pierre Dosda , Edouard Ravon, José Bleger et René Kaes, psychanalyste. Certains de ces travaux ont donné lieu à des publications qui sont reprises dans cet ouvrage, notamment « Objet transitionnel ou poupée gonflable » (Le journal des psychologues, n° 96) et « La réponse en creux et la question du transfert en institution » (Sauvegarde de l’enfance, n° 2).

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