Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

"Le travail de l'éducateur" Ethique et pratique : Joseph ROUZEL

L’ouvrage de Joseph Rouzel, est un livre engagé, que ce soit dans sa prise de position vis à vis de la psychanalyse, ou au niveau politique puisqu’il n’hésite pas à énoncer ses convictions et références politiques. Ses propos reflètent une certaine honnêteté dans leur façon de sortir de la langue de bois. Joseph Rouzel n’hésite pas à nous faire part de sa critique des lieux de formation, des institutions ou encore de la société. Engagement qu’il met au service de la défense et de l’évolution des pratiques éducatives.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Stigmate, les usages sociaux des handicaps: ERVING GOFFMAM

Erving Goffman est un sociologue, linguiste américain d'origine canadienne né à Mannville, Alberta Canada, le 11 juin 1922 et décédé à Philadelphie, en Pennsylvanie, le 19 novembre 1982. Avec Howard Becker, il est un des principaux représentants de la deuxième École de Chicago. E. Goffman entreprend des études de sociologie à l'université de Toronto (1944) où il est l'élève de Ray Birdwhistell, puis à l'université de Chicago (1945) où il est l'élève de Herbert Blumer et Everett Hughes. En 1952 il part pour les Îles Shetland, au nord de l'Écosse, observer la vie locale pendant douze mois. Il se fait passer pour un étudiant intéressé par l'économie agricole : en réalité, il collecte des données pour sa thèse de doctorat qu'il soutient en 1953.

Le miroir brisé : Simone SAUSSE

L’ouvrage « le miroir brisé » de Simone SAUSSE traite du handicap dans une vue d’ensemble, c'est-à-dire de la personne en situation de handicap, de sa famille, de sa prise en charge et de questions éthique auxquelles le handicap renvoi. J’ai tout d’abord choisi ce livre car le thème est en lien direct avec mon quotidien professionnel, en effet, je travaille auprès d’enfants polyhandicapés dans un Institut Médico Éducatif internat.

Marcel NUSS : La Présence à l’autre, accompagner les personnes en situation de dépendance

C’est à partir de 2005, que sa carrière d’écrivain change de registre. Suite à la loi du 11 février 2005 et à une demande du ministère, il a écrit l’ouvrage Former à l’Accompagnement des Personnes Handicapées dans lequel il met en lumière les enjeux que représentent les nouveaux modes d'accompagnement issus de cette loi. Il y apporte son expertise des politiques et des métiers en matière de handicap et pose la question : est-on prêt à engager les moyens nécessaires pour mettre en oeuvre ces réformes ? Dans son ouvrage La présence à l’autre, édition DUNOD paris 2008, il témoigne de son vécu de personne accompagnée à domicile et concentre sa réflexion sur les compétences de l’accompagnant. Il nous rapporte également l’expérience d’autres personnes accompagnées dans des institutions de type M.A.S., Maison d’Accueil Spécialisé. Il nous livre un nouveau concept : la présence à l’autre, né de son observation et de sa réflexion.

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

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