LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Anorexie boulimie, les paradoxes de l’adolescence - P.Jeammet

Anorexie boulimie, les paradoxes de l’adolescence - P.Jeammet

Ce sont deux troubles alimentaires qui apparaissent le plus souvent dans l’enfance et dans l’adolescence. La nourriture est leur objet d’obsession. La différence est que l’anorexique est dans la maîtrise tandis que la boulimique est dans la compulsion. Ces deux troubles paraissent opposés mais sont en fait semblables.

L’anorexie, conduite active de restriction :

Deux types d’anorexie : dans le premier cas elles trient leur nourriture et sont très bien renseignées sur l’apport en calorie de chaque ingrédient. Elles préparent elles-mêmes leurs assiettes et essayent de manger seule et de préférence debout.

Dans le second cas il n’y a pas de restriction de nourriture mais maigrissent par des moyens dits « purgatifs » ‘vomissement et absorption de laxatifs). On appel cela des anorexiques dites boulimiques. Les crises de boulimie correspondent à ingurgiter une quantité impressionnante de nourriture en une seule fois sans pouvoir se maîtriser puis d’aller se faire vomir.

...

Anorexiques et boulimiques forment un couple qui paraît opposé mais qui est en fait lié car l’anorexique est dans la peur de devenir boulimique et la boulimique rêve de devenir anorexique. Leur relation avec elles même et les autres est basée sur le fait de faire le contraire de ce qu’elles désirent. Dans leur relation aux autres elles montrent tout ce qui relève de la souffrance et de la privation.

Le corps en est l’exemple le plus marquant chez l’anorexique mais aussi le doute, les plaintes et l’insatisfaction qu’elles réservent pour leur entourage et en particulier la mère. On observe souvent que tous les éléments négatifs sont réservés à la mère et les éléments positifs au père. Les plaisirs de l’échange avec un parent est presque impossible.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Surveiller ou punir de Michel FOUCAULT

Dans « Surveiller et punir », paru en 1975, Michel Foucault s’intéresse aux problèmes de la pénalité en France en relatant la naissance de la prison. Comment est né ce « curieux projet d’enfermer et de redresser » les individus ? Le philosophe y voit le moyen que le pouvoir de notre société disciplinaire surveille les individus et les corps. L’histoire de la pénalité montre que nous sommes passés d’une société qui punit le corps de l’Homme à celle qui atteint l’âme en assujettissant le corps. Michel Foucault s’interroge sur le constat de l’échec de la prison et se demande pourquoi on la reconduit sans cesse. J’ai choisi cet ouvrage car aujourd’hui la prison est une question d’actualité encore plus présente que nous vivons de plus en plus dans une société sécuritaire.

Le dernier rapport de l’Observatoire International des Prisons dénonce les conditions de détention déplorables ou encore le manque cruel d’accompagnement social pendant et après la détention. Stagiaire dans un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale qui accueille des hommes de 23 à 35 ans sortants de détention, je me suis intéressé à cet ouvrage-référence dans le secteur pour avoir une meilleure connaissance du public que j’accompagne et au-delà de mon stage, je m’interroge sur ma véritable place en tant que travailleur social. Sommes-nous des travailleurs sociaux porteurs de valeurs inhérentes à notre profession qui accompagnent autrui en difficulté face à l’environnement ? Ou sommes-nous simplement des agents de la « paix sociale » missionnés par l’Etat, assurant du contrôle social ?

Ces enfants dont personne ne veut, Pierre VERDIER, Marieke AUCANTE

Ce livre est un guide pour tous ceux qui sont ou qui seront confrontés à la problématique de l’adoption. C’est avant tout un message d’espoir. Il constitue un extraordinaire reportage sur l’amour familial au quotidien et témoigne du fait qu’aucun enfant n’est condamné à priori et que tout enfant peut apporter la joie. C’est possible mais ce n’est pas toujours facile. La seule bonne volonté ne suffit pas et il faut prudence garder dans la préparation, la réalisation et l’accompagnement de ces accueils. Marieke AUCANTE et Pierre VERDIER l’affirment : Aucun enfant n’est réellement « inadoptable ». « Tout enfant, quel que soit son handicap, doit être reconnu comme une personne ayant droit à l’amour de parents sinon naturels, du moins adoptifs ».

Déprivation et délinquance: Donald Wood Winnicott

Nous devons à Winnicott les notions de Vrai soi et de Faux soi. Le soi, noyau de l'individu, est de l'ordre du psychosomatique et exige l'association du corps et de la psyché. Lorsque surviennent des accidents dans le développement (empiétements, défaillances) ou lorsque la mère substitue ses besoins propres à ceux du nourrisson, le soi se différencie en un vrai soi intérieur et un faux soi extérieur. Le faux soi, dans le but de préserver le vrai soi (et dès lors la créativité), a une fonction de défense en élaborant un compromis avec l'environnement plus ou moins non facilitant. Cependant, dans les cas extrêmes, le faux soi est totalement clivé du vrai soi, de sorte que l'individu peut « faire semblant d'être réel » et construire une personnalité de façade, ou encore que le corps se dissocie de la psyché et que l'esprit, dans son aspect rationnel et logique, occupe la fonction de faux soi.

Cahier du soir d'un éducateur Jean Cartry

Dans ce cahier Jean Cartry nous livre un recueil d’anecdotes de la vie quotidienne d’une famille d’accueil thérapeutique en suivant une chronologie temporelle. Il nous expose une société en déboire et plusieurs théories qui le dérangent. Comment prétendre à la continuité d’une action éducative si on réduit le temps de travail ? Comment un enfant peut-il se construire sans stabilité ? Quel accompagnement éducatif pour l’enfant carencé ? Mais outre cette facette de l’éducateur en colère, résistant, l’auteur nous fait découvrir un coté plus doux de sa personnalité, révélé par l’ironie, la beauté et le tact dont il fait preuve. C’est à travers cet univers en contradiction que nous résumerons cet ouvrage.

Tout d’abord il y a la réduction du temps de travail qui selon lui soulève de nombreux problèmes et notamment lorsque l’on travaille dans la relation interhumaine. Cartry se place en véritable résistant face à se nouveau décret. Par exemple, il ne cautionne pas le fait qu’un éducateur quitte le repas afin de passer le relais (page ) sous prétexte qu’il a fini ses heures de travail ou alors qu’il ne fasse plus « les nuits » et ainsi rompe le lien existant entre enfants et éducateur (page 63/64). Ainsi, il interroge la construction de l’enfant dans une dynamique tel que les 35H. La réduction du temps de travail induit forcement la réduction du temps passés auprès des adolescents et des enfants. L’enfant n’a donc plus de repère ; il est perdu.

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche