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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Interminable adolescence : Tony ANATRELLA

Interminable adolescence : Tony ANATRELLA L’auteur démontre dans ce livre au travers ces différentes recherches et analyses cliniques le lien qui existe entre les influences socioculturelles et le développement de la personnalité des adolescents. L’adolescence est l’âge privilégié du 20ème siècle. C’est une période qui se prolonge de plus en plus tardivement. Aujourd’hui, les adolescents s’étonnent de voir leur jeunesse mimée par leurs parents, leurs aînés, qui veulent ressembler aux jeunes et rester ados. En voulant réduire la différence entre les générations dans l’espoir d’une meilleure communication, la relation entre jeunes et adultes est faussée car personne ne reste à sa place.

Les changements de conditions de vie ont favorisés l’apparition et l’allongement de l’adolescence. La puberté, l’adolescence et la post adolescence sont trois mouvements distincts mais issus d’un même processus. Ils participent à structuration de la personnalité. Un travail sur "soi" important est réalisé durant ce temps. La relation des adultes aux jeunes doit en tenir compte si l’on ne veut pas voir apparaître une société adolescentrique. Un dialogue intergénération est essentiel pour l’épanouissement des jeunes comme pour les adultes qui tout en restant à leur place ont besoin de repère stables, sinon, l’adolescence qui doit être une étape de crise risque de devenir un état.
Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Voyage en sous France : Hacène Belmessous

Le jeu de mots proposé par l'auteur dans le titre de son livre « Voyage en sous France », nous annonce avant même le premier paragraphe dans quelle ambiance nous allons être plongé. Voyage en sous France ou Voyage en souffrance, finalement dans ce récit c'est identique.

Ces enfants qu’on sacrifie… Par Maurice BERGER

Dans une première partie, l’auteur rentre dans le vif du sujet en nous énonçant les différents troubles qu’un enfant peut présenter lorsqu’il est soumis précocement à un milieu éducatif très inadéquat. La plupart de ces troubles apparaissent très tôt, mais ne sont constatés que lorsque les enfants sont plus grands et que ces troubles sont devenus quasi-irréversibles.

Le verbe contre la barbarie : Apprendre à nos enfants à vivre ensemble : Alain Bentolila

L’enfant n’imite pas le langage de ses parents : il se l’approprie, le réinvente, le redécouvre. La langue n’est pas faite pour communiquer avec nos semblables mais pour parler avec ceux qui diffèrent de nous, pour leur expliquer nos différences. “La violence est ainsi l’inéluctable conséquence de l’incapacité à mettre en mots sa pensée en y mettant de l’ordre.” (p.8) Les mots permettent d’organiser le chaos de nos pensées. Quand ils manquent ou qu’on ne prend pas le temps de réfléchir et de conceptualiser sa pensée, on se tourne vers la violence et la destruction de l’incompréhensible, de l’inconnu. Mettre en mots sa pensée permet de retarder l’incompréhension et le conflit.

« Corps, infirmes et société », de Henri-Jacques STIKER

Dans un premier temps l’auteur expose les difficultés qu’il y a à aborder l’infirmité. En effet, le fait de l’aborder implique un engagement et un questionnement personnel, qui nous touche de près ou de loin. De tout temps l’homme a eu du mal à se confronter à l’infirmité, à ce qu’il nomme la malformation, la débilité… Tous ces termes négatifs qui renvoient à des peurs et qui reflètent une gêne. L’infirmité, pour les personnes concernées, entraîne un bouleversement dans une vie, un changement des représentations, une désorganisation des valeurs et une culpabilité.

Le regard des autres, sur toutes déviances qu’elles soient d’ordre psychique, mental ou physique, conduit à une peur, à un rejet. Comme le pense l’auteur, l’infirmité représente une « a-normalité » qui permet de donner corps à la « normalité ». L’homme dans sa quête d’identité et de similitude, à besoin de voir « son opposé » pour se rassurer dans sa normalité. De fait le handicap est prit en compte dans notre société, mais pas complètement, ce qui occasionne une exclusion, que l’on retrouve dans le système économique, culturel… D’où le dilemme entre exclure et inclure.

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