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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

« Corps, infirmes et société », de Henri-Jacques STIKER

« Corps, infirmes et société », de Henri-Jacques STIKER

Dans un premier temps l’auteur expose les difficultés qu’il y a à aborder l’infirmité. En effet, le fait de l’aborder implique un engagement et un questionnement personnel, qui nous touche de près ou de loin. De tout temps l’homme a eu du mal à se confronter à l’infirmité, à ce qu’il nomme la malformation, la débilité… Tous ces termes négatifs qui renvoient à des peurs et qui reflètent une gêne. L’infirmité, pour les personnes concernées, entraîne un bouleversement dans une vie, un changement des représentations, une désorganisation des valeurs et une culpabilité.

Le regard des autres, sur toutes déviances qu’elles soient d’ordre psychique, mental ou physique, conduit à une peur, à un rejet. Comme le pense l’auteur, l’infirmité représente une « a-normalité » qui permet de donner corps à la « normalité ». L’homme dans sa quête d’identité et de similitude, à besoin de voir « son opposé » pour se rassurer dans sa normalité. De fait le handicap est prit en compte dans notre société, mais pas complètement, ce qui occasionne une exclusion, que l’on retrouve dans le système économique, culturel… D’où le dilemme entre exclure et inclure.

Je conclurai sur le rôle et la fonction de l’éducateur. Il est vrai qu’on le forme à être ouvert et à prendre en compte les particularités, mais on attend de lui de mener une action pour ramener à la norme. Il y a effectivement une contradiction dans l’énoncé mais il appartient à chacun, malgré les obstacles et les contradictions, d’être au plus près des attentes et besoins des personnes accompagnées. De tenir compte de leurs souhaits et non de souhaiter à leur place en raison d’un supposé savoir. Voila ce qui lui permettra d’élargir son champ d’actions et déterminera son positionnement professionnel.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

Aimer mal, châtier bien

Stanislas Tomkiewicz et Pascal Vivet sont les premiers à avoir enquêté sur la maltraitance dans les institutions. Ce livre est le fruit d’une recherche engagée des auteurs. Ils ont voulu rapporter des témoignages, des réflexions, des révoltes sur le thème des violences institutionnelles. Le fil rouge des auteurs tout au long de l’ouvrage est la distinction entre violence réputées légitimes et violences illicites.

Le crime du Caporal Lortie. Traité sur le Père : Pierre LEGENDRE

Dans ce livre, P. Legendre aborde le concept de paternité par un biais imprévu : que se passe-t-il quand l’office du Père fait défaut ? Le cas Lortie est l’expérience vécue de cette défaillance. On a l’habitude de penser que le crime serait un dérapage inexplicable causé par diverses déterminations qui agissent sur une personne : déterminations géographiques, climatiques, historiques ou biologiques, en passant par les conditions économiques et sociales.

Quand les parents se séparent - Françoise Dolto

J’ai choisi d’étudier, parmi la très large bibliographie de la psychanalyste Françoise Dolto, l’ouvrage « Quand les parents se séparent ». Ce livre de 176 pages est paru le 16 février 2004 aux éditions Seuil. Il se présente sous la forme d’une longue interview menée par Inès Angelino.

L’auteur principal y fait le constat dommageable du manque de considération concernant l’enfant, ses souffrances ainsi que ses aspirations, dans le processus de séparation de ses deux parents. Dans cet écrit, la psychanalyste met en exergue les lourdes difficultés que rencontre l’enfant du fait de la dislocation de son modèle familial, en évoquant notamment « l’ébranlement de l’être intime » et la nécessité de sauvegarder  l’enfant dans son identité, ses racines et son histoire.

L’auteur a construit son ouvrage en 8 chapitres, considérant ainsi l’enfant dans sa structuration  inconsciente et face à ses différentes références sociales telles que les familles, les partenaires des conjoints, l’école, etc.

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