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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Personnes en situation de handicap mental: être adulte OU déficient.

Personnes en situation de handicap mental: être adulte OU déficient. Ayant effectué mon stage de deuxième année dans un centre d’accueil de jour (« La Mosaïque » à Lyon), concourant à l’accueil d’adultes en situation de handicap mental, je présenterai dans ce dossier les différents aspects de la prise en charge de ces personnes, les représentations sociales dont elles font l’objet et j’orienterai mes réflexions personnelles sur un sujet qui c’est imposé à moi, d’abord de manière intuitive, puis dans un soucis d’éthique pour au final devenir un axe de recherche, de travail et de positionnement professionnel.

Je voudrais d’abord souligner que j’ai volontairement choisi de traiter de l’ensemble du public dit en situation de handicap mental. Le handicap est une résultante d’une déficience intellectuelle, une situation renforcée par le contexte sociétal. Ne s’intéresser qu’a un pan spécifique de la déficience intellectuelle, c’est oublier que nous vivons tous dans la même société, celle qui a toutes les peines du monde à inclure ce public en son sein.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Conception et conduite de projet éducatif spécialisé
Etudiant en cours d’emploi, j’ai effectué mon stage d’une durée de huit semaines auprès de personnes en exil et en demande de protection auprès de l’Etat Français. Le lieu de formation sur site qui m’a accueillie est un établissement d’hébergement qui s’est vu naître avec une circulaire du 25 juillet 2015 . Celle-ci créée les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), prévues pour désengorger la «jungle » de Calais et parer aux crises sanitaires. Ces centres sont des outils du plan interministériel et ont pour vocation d’accueillir les personnes volontaires en hébergement d’urgence et leurs d’offrir un accompagnement social et administratif approprié. Le centre d’accueil et d’orientation accueille vingt hommes, dix-neuf sont originaire du Soudan et un du Tchad. Parallèlement, le centre accueil une famille originaire d’Irak qui vient d’être admise au titre de réfugiés. Mon projet va reposer sur l’intégration des résidents sur le territoire dans lequel ils vivent en développant l’insertion des personnes. L’autre axe est de développer un partenariat avec des professeurs bénévoles pour répondre aux besoins des résidents Les résidents mettent en avant la nécessité de maîtriser la langue Française. Ce besoin est fondé pour eux dans la nécessité de s’insérer dans la société et de faciliter leurs démarches au quotidien, d’obtenir un titre de séjour et par conséquent obtenir un emploi et s’inscrire comme citoyen à part entière. Cet objectif répond à une recommandation de l’ANESM, « faciliter l’initiation à la langue française en invitant des professionnels (salariés ou bénévoles) formés au Français Langues Etrangères à proposer leurs services […] » .

L’Index international et dictionnaire de la réadaptation et de l’intégration sociale (IIDRIS) définit l’insertion sociale comme une « action visant à faire évoluer un individu isolé ou marginal vers une situation caractérisée par des échanges satisfaisants avec son environnement ; c’est également le résultat de cette action, qui s’évalue par la nature et la densité des échanges entre un individu et son environnement » . C’est aussi pour les résidents, le moyen de reconquérir une position sociale est ainsi passé d’une situation d’incertitude et passer outre les ruptures passées. MARTUCCELLI, nous rappel « … en cessant d’être des citoyens reconnus de leurs propre état, les exilés deviennent des citoyens de nulle part. Ils doivent dès lors faire face aux épreuves de la non- citoyenneté, ensemble d’expériences imposées, des difficultés, d’examens à passer afin de devenir à nouveau d’éventuels membres reconnus d’un ensemble social ». Les résidents sont isolés socialement et le nombre d’intervenants extérieur restreint ne facilite pas l’échange et la stimulation des échanges en Français. De ce fait les résidents échangent la plupart du temps en Arabe et leur intégration dans la société reste compromise. Le groupe de résidents constitue une micro culture, possédant ses croyances, ses normes, son langage, ses traditions dans une société en décalage avec leurs us et usages. Emile DURKHEIM , nous rappelle que la socialisation est un processus par lequel la personne va prendre place dans la société par lequel il se socialise. Par ce processus la personne apprend les normes et valeurs de la société qui l’entoure dans l’optique d’en devenir un citoyen.
Le concept d'étonnement
Ce choix de concept peut, au premier abord, surprendre. Il s’agit maintenant pour moi d’un choix évident. L’étonnement me paraît important dans ma pratique. Mais il a été aussi responsable de ces craintes quant au désir de me former. Pour comprendre, il me faut remonter à l’avant formation. Cette découverte du secteur social a été l’occasion d’interrogations, d’échanges avec des personnes déjà bien ancrées dans ce domaine. Cela me renvoyait à ma propre ignorance concernant ce métier d’éducateur spécialisé mais surtout à cette question « est-ce que je travaillerai mieux si je savais tout cela ? » Récemment encore, je me questionnais suite à une remarque d’un ami sur le quotidien « le quotidien est une invention du travailleur social pour donner un sens à son travail ». J’étais sceptique. Non pas que je réfutais cette affirmation mais je me demandais encore à quoi cela pouvait bien servir.
Les notions d'équipe et de conflits en équipe.

Cela fait maintenant près de cinq ans que je travaille dans des établissements sociaux et des expériences les plus marquantes, celles qui m’ont le plus touché sont toutes lié aux relations interpersonnelles dans les équipes. Avant d’arriver et d’exercer cette profession, j’avais créé autour de ce métier tout un idéal constitué de solidarité, de félicité, d’honnêteté… de respect. Je pensais naïvement, atteindre un territoire de quiétude et de bonté. Voici le fantasme de ma jeunesse, voici l’image que je m’étais faite de ce métier à treize ans, l’âge auquel je donnais un sens à mon devenir professionnel. Mais la réalité est souvent difficile pour les rêveurs, dès les premières semaines passées au sein d’une structure sociale, la réalité venait soigneusement balayer mes douces rêveries. J’ai appris que la confiance en l’autre n’était pas quelque chose d’inné chez les éducateurs, j’ai appris que l’écoute et la remise en question n’était pas plus présente chez un éducateur que chez un fervent nationaliste. Mais tout cela n’a pas écorché mes désirs de jeunesse, je continue à croire en la solidarité et l’esprit d’équipe. Il est difficile dans ce métier de réaliser des actions seul, l’unité dans un groupe est une force, c’est à partir de cette idée forte, à mes yeux, que j’ai choisi de mettre par écrit cette réflexion.

Ces peurs qui nous construisent.
Le but de notre travail est de construire une représentation plus claire, plus précise de la peur. Pour cela nous allons tout d’abord faire un bond dans l’histoire, afin de voir son évolution à travers les siècles. Le biologique et le psychologique sont très proches et irrémédiablement liés, c’est ce que nous pourrons voir dans un second temps. Ensuite nous nous pencherons sur ce que l’on est capable de mettre en place face à la peur et jusqu’où cela peut nous mener. Puis nous aborderons la peur dans le développement de la personne, en quoi est-elle nécessaire à notre construction. Nous étudierons aussi son impact dans la culture. Enfin nous terminerons sur son utilisation dans la manipulation, quel contrôle que peut exercer un tiers sur notre vie par la manipulation de nos peurs.

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