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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Dossier sur l'éthique: La prise en compte du choix de l'usager en éducation spécialisée.

Dossier sur l'éthique: La prise en compte du choix de l'usager en éducation spécialisée. Ainsi, nous avons vu que la question du choix de l'usager est très importante, et que l'éducateur doit toujours le prendre en compte afin de considérer la personne en tant que sujet, et ce même s'il doit aller à son encontre. En effet parfois, s'opposer au choix d'un usager relève de l'acte éducatif, notamment lorsque celui-ci ne possède pas la maturité nécessaire pour prendre des décisions cohérentes. Il en est de même lorsque ses difficultés l'handicapent. Cependant, pour orienter ou non la décision d'une personne accompagnée, l'éducateur doit considérer chaque situation et chaque individu différemment, en fonction de ses capacités.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Les notions de « partenariat » et de « réseau » dans une MAS
C’est pourquoi j’ai créé un partenariat avec l’association « Cultures du Cœur » qui œuvre dans la lutte contre les exclusions par le biais de la culture, des loisirs et des sports. De ce fait, grâce à cet écrit, je témoigne ici de la création de ce travail en partenariat dont je suis l’initiatrice et la référente. Ce partenariat se veut multiple, il doit apporter autant aux jeunes adultes qu’aux professionnels internes et externes à la MAS. Afin de mieux comprendre la démarche qui m’a conduite à la réalisation de ce projet, je présenterai davantage mon institution et le public que l’on accueille, puis les différents constats à la base de ce partenariat mais également ses objectifs et sa mise en place. De plus, le champ du handicap, et particulièrement la MAS dans laquelle je travaille, me semble un peu à part dans les notions de « partenariat » et de « réseau ».
Le travail en équipe pluriprofessionnelle
L’équipe est l’un des tous premiers outils de l’éducateur, celui sans lequel il ne peut exercer convenablement son métier. Accompagner l’Autre dans sa démarche du grandir est une tâche si complexe que nul ne peut prétendre pouvoir y parvenir seul. Il n’y a d’éducateur possible qu’au sein d’une équipe ! Pour autant, l’affaire n’est pas facile et les évidences sont encore une fois, trompeuses. L’équipe, c’est d’abord un fantasme ou bien un idéal de travail. Ce n’est jamais un objet élaboré une bonne fois pour toutes dès lors qu’une liste de noms de professionnels la compose. Une équipe, ce n’est pas qu’un planning affiché en salle de réunion. Une équipe c’est beaucoup plus que cela ! C’est un esprit, dit-on couramment, qui porte vers le même objectif des hommes et des femmes identifiés par leurs valeurs. Ils peuvent se heurter, ils n’en restent pas moins du même bord. Alors, l’équipe joue le rôle de tiers dans la relation entre soi et l’autre. Elle permet à l’éducation de prendre le risque du transfert. Le travail en équipe est un travail de coopération, de réflexion et de prise de décisions par différents professionnels du secteur médico-social, concernant la prise en charge de l’usager. En réponse à la commande sociale prévue par la loi 2002-2, les établissements sont tenus d’exercer leurs rôles et leurs fonctions en équipe pluri professionnelle.
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

Personnes en situation de handicap mental: être adulte OU déficient.
Ayant effectué mon stage de deuxième année dans un centre d’accueil de jour (« La Mosaïque » à Lyon), concourant à l’accueil d’adultes en situation de handicap mental, je présenterai dans ce dossier les différents aspects de la prise en charge de ces personnes, les représentations sociales dont elles font l’objet et j’orienterai mes réflexions personnelles sur un sujet qui c’est imposé à moi, d’abord de manière intuitive, puis dans un soucis d’éthique pour au final devenir un axe de recherche, de travail et de positionnement professionnel.

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