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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Dossier sur l'éthique: La prise en compte du choix de l'usager en éducation spécialisée.

Dossier sur l'éthique: La prise en compte du choix de l'usager en éducation spécialisée. Ainsi, nous avons vu que la question du choix de l'usager est très importante, et que l'éducateur doit toujours le prendre en compte afin de considérer la personne en tant que sujet, et ce même s'il doit aller à son encontre. En effet parfois, s'opposer au choix d'un usager relève de l'acte éducatif, notamment lorsque celui-ci ne possède pas la maturité nécessaire pour prendre des décisions cohérentes. Il en est de même lorsque ses difficultés l'handicapent. Cependant, pour orienter ou non la décision d'une personne accompagnée, l'éducateur doit considérer chaque situation et chaque individu différemment, en fonction de ses capacités.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

DC3 Journal d’Étude Clinique Educateur spécialisé

Ce dossier a pour thématique la communication professionnelle et le travail en équipe pluriprofessionnelle. Il s’inscrit dans le cadre du diplôme d’État d’éducateur spécialisé (D.E.E.S.) et appartient au domaine de compétences 3 concernant la communication professionnelle.

Il s’est élaboré pendant mon stage long de six mois dans le champ de la protection de l’enfance, au sein d’une maison d’enfants à caractère social (MECS) pour un public masculin jeune majeur de 18 à 21 ans.

Ce travail s’appuiera sur mon journal de terrain où j’ai pu consigner jour après jour des observations concernant le fonctionnement de l’équipe, mes réflexions personnelles, mes impressions, ainsi que mes questionnements.

Je vous présenterai dans un premier temps la structure et l’équipe qui la compose. Puis, dans un second temps, je vous proposerai une analyse, ainsi qu’une réflexion distanciée et étayée par des apports théoriques du travail en équipe pluri-professionnelle autour de l’intervention suivante : décision en équipe d’une punition éducative. Je conclurai par mon implication personnelle, le tout inscrit dans les interactions formelles et parfois informelles d’une équipe.

DTPR "Les initiatives citoyennes" en MECS
La réflexion qui m’a amené à vouloir établir un réseau de partenaires autour « d’actions citoyennes durant lesquelles les jeunes seraient acteurs », a cheminé longtemps dans mon esprit, mais c’est au début de ma troisième année d’apprentissage que le déclic est survenu. Pour l’anecdote, ce déclic a eu lieu lorsque, pour le suivi d’un jeune, je suis allé à la mairie de Meudon. Alors que je patientais dans le hall de celle-ci, j’ai surpris la conversation de trois mères de familles. Ces quadragénaires étaient choquées et exaspérées du comportement des jeunes accueillis au sein du Village Educatif Saint-Philippe, dans lequel se trouve la Maison d’Enfants à Caractère Sociale « Le Hameau » où je travaille. La crainte que ces mères éprouvaient pour leurs adolescents, m’a définitivement convaincu qu’il fallait que les jeunes de Saint Philippe cassent les préjugés et qu’en parallèle le village éducatif s’ouvre au reste des Meudonnais.
Personnes en situation de handicap mental: être adulte OU déficient.
Ayant effectué mon stage de deuxième année dans un centre d’accueil de jour (« La Mosaïque » à Lyon), concourant à l’accueil d’adultes en situation de handicap mental, je présenterai dans ce dossier les différents aspects de la prise en charge de ces personnes, les représentations sociales dont elles font l’objet et j’orienterai mes réflexions personnelles sur un sujet qui c’est imposé à moi, d’abord de manière intuitive, puis dans un soucis d’éthique pour au final devenir un axe de recherche, de travail et de positionnement professionnel.
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

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