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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Du "dedans" au "dehors"...

Du

Je suis arrivée en formation en me disant que le plus dur était fait puisque j’avais réussi le concours d’entrée. Enfin, c’est ce que je croyais… J’ai alors découvert le plan de construction, et la pression ! Au début, on m’a donné plein d’outils, de nombreuses heures sur les bancs de l’amphi. En quête de savoirs, j’écoutais et je notais. Puis direction l’Institut Médico-Educatif, premier terrain d’apprentissage et première rencontre avec le handicap, quelle claque ! Je constatais qu’il ne suffisait pas de connaître chaque outil, mais que l’essentiel consistait à savoir les adapter. Un début de stage difficile et une issue très positive ! Ensuite, je me suis rendue dans ce hangar aménagé à P. au Centre Educatif Renforcé, quelle expérience ! Des appréhensions (serai-je à la hauteur ?), des questions (qui sont ces jeunes ?), une certaine excitation (j’attendais ce stage depuis si longtemps). Parallèlement, les apports en psychologie m’ont offert un recul certain sur ma pratique, et m’ont aidée à comprendre les jeunes certes, mais surtout ma relation avec eux. J’approchais vraiment la relation éducative, et je commençais à y mettre des mots.

Cette page blanche qui m’a si longtemps effrayée… la voici recouverte… J’espère vous avoir amené au plus près de mes réflexions, de ces jeunes, et de mes actions. Définir la délinquance n’est pas chose simple, chacun des jeunes délinquants est un être humain à part entière, avec sa propre histoire. Gardons comme définition celle de Jacques FAGET : « pour être qualifié de délinquant, il suffit objectivement d’avoir commis un seul délit ». Ce qui me ramène à ma question de départ, qui sont les délinquants ? Sans doute sommes-nous nombreux à l’avoir été un jour… Qui n’a jamais dépassé la limitation de vitesse autorisée sur la route ? Qui n’est jamais passé à un feu rouge ? Maintenant, il est vrai que des délits sont jugés plus graves que d’autres par la justice, que certaines personnes les multiplient. Nous l’avons vu, certaines personnalités sont plus propices à entamer une carrière délinquante, mais elles se sont construites dans des univers apparaissant comme pathogènes. Plus rares sont les criminels en prison que les multirécidivistes de délits. La justice semble avoir cela en tête, d’où sa lutte contre la récidive via la mise en place des aménagements de peine notamment ; ces derniers étant destinés à faciliter l’insertion des détenus.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Le CHRS, une structure d'insertion

Malgré l’ambition et l’apparente facilité avec lesquelles les projets pédagogiques, d’insertion, d’accompagnement, et autres projets sont théorisés, il n’en reste pas moins que des difficultés d’insertion demeurent. L’insertion dans la vie économique inquiète nombre de jeunes. La complexité d’un système qu’ils ne maîtrisent pas en est le plus souvent la cause, car ce système ne leur ressemble pas. En quittant le mode des formations initiales, les jeunes abordent l’espace du travail comme un univers qui leur est, pour l’essentiel, étranger. Le faible degré de compréhension des rouages de celui-ci ne leur permet pas vraiment de raisonner sur ses dysfonctionnements, ni de suggérer, à partir de leur faible expérience, des solutions pour améliorer la rapidité de leur intégration. Néanmoins ils ont repris à leur compte un certain nombre de discours sur les entraves au développement des emplois, et attendent surtout qu’on les aides à s’orienter dans ce qu’il faut bien appeler, vu de la place qu’ils occupent, le labyrinthe de l’accès au travail.

Stigmatisation et Handicap

J’ai choisi de porter un regard sur la question de la stigmatisation des personnes en situation de handicap en Guadeloupe dans le milieu professionnel ordinaire il s’agit pour moi :

  • D’une part, de tenter de trouver des réponses cohérentes aux comportements et regards discriminatoires que l’on porte aux personnes en situation de handicap en général et plus particulièrement dans le milieu professionnel ordinaire.
  • D’autre part, de comprendre les raisons qui font que la personne en situation de handicap suscite diversement des sentiments de répulsion, de crainte, voire d’hostilité ; comme si elle violait les valeurs dominantes.

On peut dès lors se demander :

  • Pourquoi ces personnes ne sont pas considérées sur leur lieu de travail ?
  • En quoi leur situation de handicap suscite autant d’appréhension ?

C’est une occasion qui m’est offerte de concevoir un écrit qui visera à transformer les mentalités ainsi que la vision que l’on porte sur le handicap ce qui peut constituer un frein à leur insertion professionnelle.

Quand la moutarde me monte au nez
Qui n’a pas déjà ressenti cette sensation de chaleur, les membres qui se raidissent, les sens qui se confondent, l’esprit obnubilé par l’obstacle ? L’impression d’être hors de soi ? Il faut de la maîtrise, du sang froid pour ne pas se laisser emporter lorsque le point de rupture est atteint. Je parle ici de la colère mais d’une colère à peine maîtrisée, de cette émotion qui lie, à mesure que l’on s’enlise dans le conflit, la peur, l’incompréhension, l’impuissance. J’ai choisi d’exercer le métier d’éducatrice spécialisée en m’appuyant sur une de mes valeurs fondamentales : le respect de l’autre. Je ne peux imaginer accompagner un enfant dans l’acquisition de son autonomie en usant de chantages, de menaces ou pire, de violences physiques.
Favoriser la scolarisation des gens du voyage

Roms, tsiganes, Manouches, Bohémiens … Tous ces termes désignent des communautés méconnues, des identités culturelles différentes et une réalité complexe.

Ces derniers mois, ils ont été propulsés sur la scène médiatique nationale et européenne : débat sur l’identité nationale et la discrimination (Annexe 1), expulsions massives de Roms, démantèlement de camps illégaux… Des images choisies, choquantes et négatives, venant étayer des discours politiques, conduisant à un amalgame, renforçant ainsi la stigmatisation et la marginalisation.

Les préjugés sur cette population reposent ainsi sur des poncifs véhiculés depuis des siècles : l’image de personnes violentes, sales, malhonnêtes, de voleurs de poules, voleurs de bourses, et même voleurs d’enfants…ils sont considérés comme des marginaux et des « étrangers » : leur présence « dérange ».

Les « Gens du voyage » constituent la plus grande minorité européenne. Ils sont 10 à 12 millions en Europe (Conseil de l’Europe, février 2010), présents dans la plupart des pays européens.

Contrairement aux idées reçues, la plupart des « Gens du voyage » sont en situation régulière sur le territoire français et européen. De plus, « il s’agit de la communauté la plus dynamique, socialement, culturellement et politiquement, qui vit une mutation profonde » (Roms et Tsiganes de J-P liégeois), et qui tentent de trouver une place dans cette société sans perdre leur(s) identité(s) culturelle(s).

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