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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

« S’entendre !!!! » ou l’intégration des jeunes sourds dans le monde entendant par le jeu comme médiateur

« S’entendre !!!! » ou l’intégration des jeunes sourds dans le monde entendant par le jeu comme médiateur

Mon idée au départ était d’observer comment des éducateurs spécialisés pouvaient travailler dans le cadre de l’école. Je me suis alors posé quelques questions : Pourquoi l’Institut Paul Cézanne, structure dans laquelle j’effectue mon stage, a implanté des classes à l’extérieur de ces murs dans des écoles de l’éducation nationale. Parce que depuis une dizaine d’années, il y a une volonté politique d’intégration des personnes sourdes dans le monde entendant. Cette volonté d’intégration se traduit sur le terrain par l’implantation de classes de jeunes sourds dans des maternelles, des écoles primaires, des collèges et des lycées. Il y a encore quelques années, toutes les structures étaient à l’intérieur de l’Institut. Cette politique se concrétise donc par une ouverture sur l’extérieur, dans le monde entendant.

La réflexion de ce mémoire a tourné autour de l’intégration des jeunes sourds. J’ai donc tout d’abord constaté comment se jouait l’intégration : les dispositifs mis en place, les problèmes constatés. Ainsi, l’Institut Paul Cézanne a conformément à la volonté de la loi de 1975 et aux annexes 24 quater ouvert ses structures vers l’extérieur. Néanmoins, force est de constater que sur le terrain, les jeunes sourds ne sont pas toujours intégrés car les professionnels n’avaient pas toujours de réponses à proposer. Aussi la médiation, démarche permettant de faciliter l’échange entre deux parties peut se révéler un processus permettant de faciliter la communication. Néanmoins,

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Elaboration d'un projet avec des enfants trisomiques 21

La différence est ce qui caractérise chaque personne. Il serait totalement inintéressant que tout le monde soit identique. Mais lorsque cette différence pose problème au niveau de l’intégration sociale, il est pour moi primordial de favoriser la différence et l’intégration. En effet, je pense que l’épanouissement d’une personne handicapée est basé sur l’acceptation de sa différence et donc de pouvoir vivre avec elle. En ce qui concerne l’intégration, il faut y penser très tôt ; c’est pourquoi je dirige mon travail de fin d’étude vers les enfants handicapés. Dans l’intégration c’est la famille qui jouera le premier rôle, ensuite ce sera l’école, avec les professeurs et les éducateurs et c’est à ce niveau que j’aimerais agir. Ce projet ne sera qu’une petite partie de tout le travail requis pour atteindre une bonne intégration sociale mais je le pense important. Je voudrais combattre l’idée toute faite que certaines personnes se font des enfants handicapés. « Ce ne sont pas des pauvres malheureux, incapables, qui auraient mieux fait de ne pas venir au monde ». Ce sont des personnes à part entière, des enfants qui ont besoin d’amour et de reconnaissance. Ils ont le droit de vivre et ils ont droit à une place dans notre société. Et quel meilleur moyen de les valoriser que de leur donner l’occasion de s’exprimer librement devant un public. Je vais tenter de vous prouver par le projet que j’ai développé avec eux qu’ils sont capables de réaliser des choses que vous n’auriez même pas imaginées.

Accompagner les « publics de l’immédiat » dans l’élaboration de leur projet personnalisé

La loi du 2 janvier 2002 et précisément la charte des droits et libertés de la personne accueillie impose aux institutions du champ social et médico-social de produire pour toute personne accueillie un contrat de séjour dans le mois qui suit l’admission et un avenant (ou projet personnalisé) dans les six mois suivants. C’est dans ce cadre légal que le projet personnalisé est conçu. A l’occasion de mes stages, j’ai constaté que cette loi était effectivement appliquée, mais que dans certaines situations, le projet n’était pas construit avec la participation et l’implication de l’usager. C’est à partir d’une particularité commune à un type de public que j’ai souhaité orienter ma réflexion dans ce mémoire, autour de la co-élaboration du projet avec des usagers dont la temporalité est l’immédiat, et qui a priori ne sont pas en capacité de projection spatio-temporelle, préalable indispensable à l’élaboration d’un projet.

Les phénomènes identitaires des adolescents tsiganes

Mon parcours personnel m’a amenée à m’intéresser à la question passionnante de la rencontre interculturelle, des barrières à dépasser pour éviter de porter des jugements de valeur ou de réduire ma perception d’autrui à sa différence par rapport à moi. J’ai souhaité prolonger cette réflexion personnelle dans un cadre professionnel. Les deux axes principaux de ce questionnement sont liés : il s’agit de la connaissance de « l’intégration à la française » et du positionnement professionnel de l’éducateur spécialisé face à des groupes ou des personnes de cultures très différentes de la sienne.

Les elles de la prévention

Durant un an, j’ai partagé le quotidien du club de prévention d’Empalot ; ce stage en responsabilité constituait l’aboutissement de ma formation. La motivation qui m’ a poussé à choisir ce stage reposait en partie sur la pratique du « travail de rue ». L’idée d’aller vers les jeunes, de fonder la relation éducative sur la libre adhésion, était pour moi une dimension nouvelle dans le travail éducatif correspondant à ma vision de l’éducateur. Au départ, mes préoccupations et interrogations portaient plus sur les thèmes de l’interculturalité, de la délinquance , de la stigmatisation des habitants des quartiers et de l’exclusion qui en est la conséquence. Si la prévention spécialisée vise tous les jeunes en situation de rupture, de danger et de souffrance sociale, force est de constater qu’historiquement les actions éducatives de la prévention visent plutôt les garçons qui ont mis en échec tous les autres dispositifs d’insertion existant. Les politiques eux-même, en quête de paix sociale, ne semblent que peu s’intéresser à la souffrance de certaines habitantes des quartiers, souffrance qu’elles expriment souvent de façon moins démonstrative que leurs frères. Toutefois, il existe, dans certains clubs de prévention, une réelle volonté de développer des actions vers les filles, c’est le cas notamment de celui d’Empalot. Cette démarche de l’équipe éducative m’a fait réfléchir sur les problèmes spécifiques rencontrés par les jeunes filles dans les quartiers,, en particulier dans celui d’Empalot. Comment alors prévenir une exclusion et une souffrance peut-être plus discrètes que chez les garçons mais tout aussi réelles ?. L’action de prévention implique bien « d’aller vers » mais les outils destinés à la rencontre des jeunes sont-ils adaptés à la rencontre de tous, ou seulement des garçons ? Doit-on travailler de la même façon avec les filles et les garçons ? Mon hypothèse est qu’à l’instar du travail de rue, qui constitue un outil de préparation à la relation éducative pour les garçons, il faut créer des espaces, mener des actions permettant aux filles d’entrer en relation avec la structure éducative à travers des moments de présence sociale spécifiques au public féminin. J’ai volontairement privilégié une approche sociologique dans mon travail car elle me semble intéressante pour comprendre les problèmes, l’histoire sociale qui traversent tout un groupe de personnes, comme les filles d’Empalot, sujet de mon étude. De plus, le travail de l’éducateur en prévention spécialisée doit s’accompagner d’un regard d’ethnologue, indispensable à la compréhension des codes, des usages et des pratiques des personnes vivant sur un territoire donné. Avant toute chose, il m’a semblé essentiel de redéfinir ce qu’était la prévention spécialisée aujourd’hui. Si les principes sont communs à tout les clubs de prévention, chaque quartier, chaque équipe a une spécificité qui implique des actions et des public différents. Je me suis donc appuyé tout au long de ce travail sur mon expérience à l’association socio-éducative Daste-Empalot. Travailler avec les jeunes suppose que l’on s’intéresse à leur environnement, leur parcours de vie, leurs difficultés. Si chacun a sa propre histoire personnelle, un certains nombres d’éléments sont communs à tous les jeunes suivis par les équipes de prévention. L’histoire des quartiers, de l’immigration, sont autant d’éléments partagés par ces jeunes. Une fois encore, je m’appuie sur l’exemple d’Empalot. La déviance, l’exclusion sont autant de facteurs communs, à différents niveaux, aux jeunes que j’ai pu rencontrer lors de mon stage. Pour autant, il semble que se dégagent des différences importantes entre garçons et filles. Différences dans leur histoire, leurs codes mais aussi dans la façon de vivre et d’exprimer cette souffrance. Les jeunes femmes que j’ai pu suivre lors de mon stage étaient âgées de 13 à 25 ans, et très largement issues de l’immigration nord-africaine ; il me semblait donc important de m’arrêter sur la façon dont ces jeunes filles vivent au quotidien les valeurs qu’elles peuvent partager. La dernière partie porte sur ma vision de l’éducateur en prévention spécialisée, présente les valeurs sur lesquelles je fonde mon action éducative ; j’y évoque aussi les actions permettant de vérifier mon hypothèse que j’ai pu mettre en place ou dans lesquelles je me suis impliqué...

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