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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La rencontre, une implication distanciée (DPP)

La rencontre, une implication distanciée  (DPP)

C’est il y a trois ans déjà, que l’histoire a commencé.

Une histoire inattendue, riche de ses apprentissages et de ses rencontres, curieuse de ses virages quelques peu sinueux parfois, excitante de ses découvertes et de ses recoins cachés et mystérieux. Une histoire à la fois belle et déroutante, ce genre d’histoire-là, qui vous marque à tout jamais. 

De mon entrée en formation à aujourd’hui, la question de la « bonne distance » et de la relation avec l’Autre m’a animé. 

Comment instaurer un lien de confiance, de respect, nécessaire à l’accompagnement tout en restant dans une position professionnelle ? Impossible, me disais-je en débutant la formation d’éducatrice spécialisée. 

Au travers de ce dossier de pratiques professionnelles, j’analyserai comment j’ai travaillé cette notion de juste distance, incontournable selon moi pour instaurer une relation éducative satisfaisante, ni trop proche, ni trop éloignée.

Je reviendrais sur mes rencontres avec les personnes que j’ai accompagné un temps, notamment Jean-Jacques et Maryam. Je tenterai de comprendre ce qui s’est joué pour moi, comme pour eux dans la relation que nous avons créée. 

...

Cet écrit, bien que le plus difficile à rédiger, fût d’une grande richesse. Il m’a permis de prendre du recul encore, sur les situations que j’ai vécues, et il m’a permis aussi de prendre conscience des choses essentielles qui composent mon futur métier et surtout qui dessinent trait à trait ma posture professionnelle. « Ecrire fait partie de trouver » disait Fernand

DELIGNY, à travers l’écriture de ces quelques lignes j’ai trouvé l’essence qui compose ma posture de futur éducatrice spécialisée.

 « Sortir d’une position de bienveillante neutralité pour accepter le risque de la proximité sans toutefois tomber dans le travers de la familiarité »[1]. La proximité ne reposerait pas sur

un rapprochement qui nierait la différence des statuts, qui excuserait l’inexcusable, qui deviendrait complicité, mais bien, sur un partage de vécus communs et des émotions qui en résultent.  

Cette formation fût passionnante, intense et riche, elle m’a transpercé, transporté et surtout elle m’a fait évoluer. Je sais aujourd’hui que j’accorde une importance toute particulière à l’entrée en relation et aux liens. C’est, selon moi, la base de tout accompagnement.

Rencontrer l’autre, le comprendre et l’entendre. 

Je sais aujourd’hui que je suis une professionnelle investie, tant dans mon travail, qu’auprès des personnes que j’accompagne, je suis entière et passionnée. Et je sais aussi que j’ai besoin de l’équipe et qu’elle est pour moi d’un soutien indéfectible. Le métier d’éducateur spécialisé est à conjuguer au pluriel, il arbore tant de facettes et de petits trésors. 

[1] C.GAIGNON, De la relation d’aide à la relation d’êtres, L’Harmattan, 2006, p.211

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

JEC - Journal d'étude clinique en Maison Relais

Le journal d’étude clinique se construit à partir d’observations faites sur le premier stage que j’ai effectué au cours de cette formation d’éducateur spécialisé. C’est au *** et plus exactement à la Maison Relais *** que j’ai été accueillie. Il s’agit donc ici de faire part des observations que j’ai pu faire au sein d’une équipe pluri-professionnelle autour d’une situation bien précise sortant un tant soit peu du cadre habituel de cet établissement.

Le but de cet écrit étant de mettre en lumière le fonctionnement, les forces et les limites de cette dite équipe mais aussi les différents enjeux au sein d’une même association.

Pour ce faire je commencerai par présenter de manière succincte l’institution et plus particulièrement la Maison Relais et son public. Puis, je décrirais l’équipe, les fonctions de chacun et les différentes instances où les protagonistes se rencontrent avant d’arriver à l’analyse de ce travail en équipe autour de la situation choisie.

Avant de conclure, j’analyserai également mon propre rôle au sein de l’établissement et au regard de la situation.

DC 1: Un cadre pour accompagner
Je remarque alors qu'une de mes préoccupations principales a été la connaissance du public. J'ai mis, et je mettrai toujours, un point d'honneur à connaître les personnes que j'accompagne et à les comprendre. Ce faisant, j'ai appris à modeler ma pratique en fonction des situations. C'est ce que certains appellent l'adaptabilité. Mais l'adaptation ne se fait pas seulement autour de la personne accueillie. Le cadre, en général, intervient sur notre pratique. Cette notion de « cadre » semble avoir traversé mes questionnements de la première année à aujourd'hui. En effet, mes sujets d'écrits en première et deuxième année tournaient autour de la « liberté »:
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. 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