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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

DDP Accompagnement à l'extérieur et l'action de rue ou présence sociale

DDP Accompagnement à l'extérieur et l'action de rue ou présence sociale

Cet écrit présenté en vue de l'obtention du Diplôme d'Etat d'éducateur spécialisé session 2017, et, dans le cadre de la certification du Domaine de Compétence 1 intitulé "Accompagnement social et éducatif spécialisé", j'ai réfléchis sur ma pratique en lien avec ce sujet au cours de mon expérience terrain. Dans ce dossier, je vais donc rendre compte des pratiques observées et clarifier ma posture éducative.

L'accompagnement social et éducatif spécialisé me paraît être le centre du métier. C'est à travers l'accompagnement que l'éducateur donne du sens et affirme son identité professionnelle. Mais comment entrer en relation avec autrui tout en tenant compte de l'environnement et de la motivation de chacun ?

Je vais tenter de répondre à cette question en soulevant des pratiques éducatives observées et en expliquant en quoi cela est éducatif.

Pour articuler ce dossier, j'identifierai dans un premier temps le cadre qui régit les institutions dans lesquelles j'ai effectué mes expériences terrains relatives aux pratiques observées. Ensuite, j'analyserai ces pratiques dans un second temps. Puis, je développerai mon implication en tant que professionnel en formation. Et pour finir, j'expliquerai le thème transversal que j'ai choisi comme "fil conducteur" de mes observations.

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A travers les observations que j'ai pu faire sur mon lieu de stage, plusieurs pratiques représentent pour moi le métier d'éducateur. Pour autant, deux pratiques me paraissent intéressantes à développer : l'accompagnement à l'extérieure et l'action de rue ou présence sociale.

L'accompagnement à l'extérieur c'est avant tout le moyen de préparer l'usager à l'autonomie et à l'insertion socioprofessionnelle. Bien qu'ils aient des compétences, certains jeunes ont prient de mauvaises habitudes ou sont devenus "dépendants" des institutions et des adultes qui les entourent. Cela les rendent vulnérables au gré des aléas de la vie quotidienne. Alors, l'éducateur va tenter de structurer leurs habiletés, c'est à dire leurs capacités à réaliser un acte, en dehors de leur foyer. La pratique d'accompagnement à l'extérieur va donc permettre de développer, ce que va appeler Martin Goyette, des « habiletés tangibles » (hard skills), qui réfèrent à des aspects de la gestion de la vie quotidienne, et des "habiletés intangibles" (soft skills), qui sont liées à la communication et à l’expression des émotions.

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

La parole face à la violence
Pour définir le terme violence j’ai retenu les définitions de J. BERGERET et H. GARAT parce qu’elles ont été révélatrices pour moi. Auparavant, je prenais la violence comme souvent gratuite, en réponse à une provocation ou pour se confronter à l’autre. Aujourd’hui je me rends compte qu’elle a un sens, une symbolique, peut être en lien avec une souffrance, une difficulté d’expression verbale… C’est pourquoi je pense que la violence verbale et physique des jeunes en Mecs est une force de vie qui s’exprime en réponse au cadre que l’éducateur tente de mettre en place et qui représente une menace pour le jeune. La parole est quand à elle, non seulement un moyen de communiquer, d’échanger, mais offre également la possibilité d’exprimer et de verbaliser des ressentis, des pensées, d’expliquer des comportements. Ce qui lui donne sa valeur, c’est le sens qu’on lui donne, elle permet aux jeunes d’accéder à la symbolisation de leurs actes. Il est important que les jeunes puissent mentaliser leurs actes (violences physiques et verbales), pour réfléchir, s’interroger intérieurement, tenter de comprendre la cause de leur mal être et les conséquences de leurs comportements. La place de l’adulte est importante. L’éducateur doit instaurer des espaces de communication afin que les jeunes puissent exprimer leurs maux par des mots et surtout leurs permettre de donner du sens. Ce n’est que par le sens qu’on lui donne, que la parole a une valeur essentielle de contrôle des pulsions, de la violence, permettant ainsi l’accès à la socialisation.
Apports théoriques sur le travail en réseau
Le regard que nous portons sur l’autre peut le mettre dans une incompétence, par exemple le regard porté sur un psychologue, si il est négatif alors nous l’enfermons là-dedans. Or, dans le travail en réseau, les acteurs du réseau doivent se définir eux-mêmes et développer leurs pouvoirs d’agir. C’est en accordant une légitimité et un cadre approprié à l’individu que nous lui permettons de retrouver son pouvoir d’agir.
DPP dans un centre maternel
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Les violences conjugales
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Chiffres violences couples - 115 femmes tuées par leur conjoint (ou ex-conjoint), et 7 par leur compagnon « non officiel ». Au moins 44 d’entre elles étaient victimes de violences antérieures connues. - 21 hommes ont été tués par leur partenaire de vie (dont un au sein d’un couple homosexuel). Au moins 8 d’entre eux étaient victimes de violences antérieures connues. - 40% des femmes et 8% des hommes qui ont tués leur conjoint(e) avaient antérieurement dénoncé des violences conjugales. - 36 enfants ont été tués dans le cadre de violences au sein du couple parental. 11 ont été tués par leur père en même temps que leur mère, et 25 sans que l’autre parent soit tué. - Dans 10 affaires les meurtres ont été commis devant les enfants, 55 enfants étaient présents au domicile au moment des faits (les enfants n’empêchent pas le meurtre). - 96 enfants sont devenus orphelins

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