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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Stage au SAMU SOCIAL : le bénévolat et l'action sociale

Stage au SAMU SOCIAL : le bénévolat et l'action sociale

Le bénévolat est une source puissante dans l’action sociale. Ce service rendu vient se greffer au projet des établissements, des services ou des actions menées sur le terrain. Différente, mais complémentaire, la mission du bénévole s’inscrit concrètement dans la lutte contre l’exclusion, l’aide humanitaire… sans dénaturer le travail éducatif déjà engagé. L’implication du bénévole et de l’éducateur spécialisé me semble différente : le premier est dans le « don », le « partage », la « compassion », le second est dans une démarche professionnelle, éducative, d’accompagnement, de soutien, pour une meilleure intégration dans la société en prenant en compte les difficultés des usagers. Et s’ils sont amenés à travailler ensemble, il me semble important que l’un ne domine pas l’autre : tous deux ont une mission distincte.

Catégorie: Rapport de stage Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Stage découverte

La plupart des jeunes hébergés en secteur ALT semblent manquer de repères quand à des choses simples ou en ce qui concerne la question de l’emploi par exemple. Il s’agit donc de réinstaurer un cadre en les informant sur les règles de vie en société. Par exemple, un matin ou j’arrivais au foyer, je m’étonnai de voir Mr R. discuter dans le hall avec d’autres résidents à cette heure où il était censé se trouver à son travail, qu‘il avait commencé quelques jours plus tôt.. Comme je lui demandais si son contrat était fini, Mr R. me répondit que non, mais qu’il n’irait pas travailler aujourd’hui car il était fatigué. Je lui demandai si un médecin lui avait fourni un certificat médical, ce qui sembla le surprendre. En poursuivant la conversation, j’appris donc que Mr R. n’avait pas prévenu son employeur de son absence, car il pensait que cette absence serait simplement déduite de son salaire. Mr R. sembla très surpris d’apprendre que l’on ne pouvait pas agir comme cela. Nous avons donc fait ensemble, au cours d’un entretien, un travail de réajustement où il prit connaissance des règles de fonctionnement du monde du travail. Dans le même registre, au cours d’un entretien avec une jeune fille, je fus amenée à lui apprendre des choses simples concernant les entretiens d’embauche. Melle Z. semblait ignorer des règles de base telles qu’arriver à l’heure, avoir les cheveux et les mains propres, être soigné, faire attention à son vocabulaire. La méconnaissance de règles aussi simples constituent un véritable handicap pour ces jeunes qui passent ainsi à côté de la chance d’obtenir un emploi ou de le conserver. Un simple travail d’information peut-donc se révéler très utile pour eux.

L’expression du « je » par le « jeu » : une réussite par les échecs ?
Cette situation a été observée lors de mon premier stage de formation d’éducateur spécialisé que j’effectue dans un IMPro (Institut Médico-Professionnel) accueillant des jeunes de 14 à 20 ans (ou plus si ‘Amendement Creton’) en internat ou semi internat. Les jeunes accueillis ont une déficience légère avec ou sans trouble associé. Je réalise mon stage au sein d’un appartement socio-éducatif extérieur à l’établissement dont la capacité d’accueil est de 7 jeunes adolescents et jeunes majeurs de sexe masculin (non mixité). Ce service a pour mission de favoriser l’intégration sociale, permettre un repérage spatio-temporel, accompagner les jeunes dans leur devenir adulte et dans leur projet, et les préparer au mieux à leur future vie d’actif. Kilian est un jeune homme de 17 ans. Il a une orientation IMPro par la CDAPH, depuis Juillet 2013 et il est accueilli à l’IMPro un mois après. Il était auparavant accueilli en IME. Son accueil à l’IMPro a débuté en internat de quinzaine, c'est-à-dire qu’il ne rentrait qu’un week-end sur deux au domicile parental. Il est depuis plus d’un an accueilli en appartement socio-éducatif : La Villa M. en compagnie de 6 autres adolescents et jeunes majeurs. Le soir, je discuterais de ces situations (de jeu) et de l’attitude de Kilian à mon égard, avec l’éducatrice présente à la Villa, le lendemain j’en ferai de même avec un autre éducateur, et tout deux me paraissent unanimes sur le fait qu’il semble que j’ai pris conscience de la situation suffisamment tôt. Je leur ai expliqué qu’il m’a semblé nécessaire de mettre de la distance avec Kilian. L’un deux me conseillera de lire un ouvrage de Joseph Rouzel : Le Transfert dans la relation éducative, ce que je fais actuellement. Je pense que mon appréciation d’avant les vacances était bonne : Kilian est vraiment en attente de jouer, cela est une évidence, mais en plus il souhaite être exclusif, il ne veut jouer que avec moi.
Comment trouver la bonne distance dans la relation éducative auprès d’adultes handicapés mentaux.
J’ai travaillé en tant qu’éducatrice au foyer de D., un établissement accueillant des personnes adultes handicapées mentales. Certains résidants ont des modes de relation aux autres très particuliers. Ils sont probablement liés à leurs pathologies, à leurs difficultés d’être. Ainsi, David se parle à lui-même, il me parait intouchable. Il m’ignore comme si il n’avait pas conscience de mon existence. Jean lui, me fait peur et refuse tout contact avec moi. Si je l’approche, il s’éloigne en disant : « Ah ces femmes, ces femmes, cette Sandra. » Quant à Marie, elle me « colle » en permanence et me suit partout, me regardant avec béatitude. J’ai parfois la sensation d’être confrontée à un vide, de ne plus pouvoir penser face aux résidants. Je me sens alors impuissante, mal à l’aise. Il m’arrive également d’avoir de la difficulté à me sentir différenciée d’eux. Je suis alors envahie par la confusion. Dans ma pratique au foyer, je dois me positionner face aux résidants. Je me suis donc interrogée sur notre relation, qui est souvent sous le signe du trop ou du trop peu de contact, de lien.
Les apports du partenariat pour l’IMpro et le Louvre
J’ai choisi de centrer cet écrit sur le stage que j’ai effectué lors de ma première année de formation au sein d’un IMpro (Institut Médico-professionnel). Cette structure accueillait des adolescents autistes, sur une période donnée, dans une visée d’orientation vers le secteur adulte. De nombreux partenaires intervenaient dans l’accompagnement à l’entrée, à la sortie et au cours des cinq ans de prise en charge de l’établissement. L’ouverture sur l’extérieur faisait partie intégrante des objectifs de la structure, elle était encouragée et soutenue par le directeur et l’équipe pluridisciplinaire. Pourtant, les ateliers étaient toujours animés par les mêmes professionnels. Les « rencontres du champ médico-social et handicap mental » développées par le musée du Louvre proposaient différents ateliers animés par des professionnels, ayant des connaissances dans le champ du handicap, afin de faire découvrir ses collections à un nouveau public. Ce projet répondait donc à un besoin de diversité et de nouvelles rencontres dans l’accompagnement des jeunes.

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