LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Etude de situation :" je vais me suicider ! "

Etude de situation :

Le jeudi de la troisième semaine de stage, j’étais avec l’éducatrice en récréation. Ce temps de pause rassemble tous les jeunes des différents groupes de l’IME. J’observe qu’au fond de la cour, il y a un jeune en retrait, seul, assis sur un banc. De loin, je ne distingue pas vraiment qui est ce jeune. Je marche dans la cour pour proposer le goûter et je tente de mieux identifier ce jeune. Je réalise alors que c’est le « nouveau », Mathieu arrivé lundi pour la première fois à l’IME. Mathieu a 14 ans. Sa solitude m’intrigue, je me dis pourtant que c’est normal, qu’il n’a pas encore tissé des liens d’amitiés avec les autres. Je m’approche pour lui proposer le goûter et ainsi essayé de dialoguer.

En conclusion je peux dire que cette étude de situation m’a permis d’approfondir un thème qui depuis longtemps m’interrogeait. Certes, je n’aurais pas trouver de réponses à toutes mes questions, mais j’aurais au moins affirmer moins idée, que dans le Social, si l’on utilise pas la le langage pour verbaliser, les actes éducatif restent pauvres, en manque de profondeur.

Catégorie: Autre Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document:

0

Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Les repas du dimanche soir ou l'apprentissage social de Adhil

La table, le temps du repas, activité ordinaire, sans cesse répétée, figure une société en mini-ature qui occupe un espace et un temps bien délimité. « Ce microcosme à ses règles, elles sont prégnantes, incontournables » [ Dortier, (1998), p.18]. Les pratiques les plus ordinaires recèlent tout un inconscient social. Dortier se réfère alors à Norbert Elias pour qui l'art de se tenir à table, les tenues vestimentaires, les règles de la politesse les plus communes résultent de normes sociales intériorisées au cours d'un long processus de socialisa-tion. A table, nous sommes sous le regard de l'autre.

Et notre humanité, avec ce qu'elle a de plus triviale, ne peut plus se cacher. Chacun va s'efforcer pendant le temps du repas, de donner l'image la moins « animale », la plus humaine possible : manger proprement, se tenir droit, ne pas faire de bruits incongrus, manger la bouche fermée, savoir tenir une conversation posée etc.

Note de pratique professionnelle (handicap moteur)

Les enfants auprès desquels j'ai effectué mon stage sont porteurs de maladies rares, à la limite du polyhandicap selon les professionnels. Comment vivent-ils leurs handicaps ? Quel est le regard que la société porte sur eux ? Comment aborder le travail éducatif avec eux ? Le handicap physique, visible d'emblée, entraîne un désavantage social. Il provoque une blessure, une souffrance physique mais aussi morale. L'image de soi dégradée est amplifiée dans le regard de l'autre.

Les représentations sociales

Nous développons tous une perception d’autrui, à partir de quelques repères qui nous servent à situer notre interlocuteur : son physique, sa démarche, ses vêtements, des signes distinctifs. Par exemple, la casquette ou les vêtements de marque pour le jeune adolescent des cités, l’attaché-case pour le cadre dynamique ou encore le collier de perles fines pour la bourgeoise. Ces éléments peuvent paraître caricaturaux et pourtant ils sont actifs dans notre perception d’autrui.

Cris et Silence...et autres textes

Je veux travailler chez Prost Mois de mars Fabien vient me trouver dans mon bureau - enfin, dans la cabine de projection cinématographique, située sur une péniche - pour me dire : « Joël, je peux prendre un rendez-vous avec toi ? J'en ai marre du C.A.T, je démissionne ». D'habitude, je rencontre les travailleurs sans « rendez-vous », la porte du bureau est souvent ouverte et ils peuvent m'interpeller directement.

Mais dans le cas de Fabien, aujourd’hui, ça a l'air important. Deux jours plus tard, on se revoit pour ce fameux rendez-vous. Fabien arrive une chemise sous le bras, sort ses documents, et me présente son projet : «Voilà, tu vois : j'ai travaillé sur des maquettes de voitures de sport, des formules 1. Je propose des améliorations pour les constructeurs ; ils vont pouvoir, comme ça, faire de meilleures voitures. » Fabien me tend ses documents. J’y vois des dessins d'enfants, qui ont l'air d'avoir été en partie calqués sur une revue ! Fabien m'explique le plus sérieusement du monde que ses croquis « pourront être vendus à des constructeurs, comme Prost, Ferrari ». Je sais maintenant que si un être vit avec authenticité et une certaine intensité, il a nécessairement des choses personnelles à dire et à écrire. Charles Juliet Journal 4, p 153. Ecrire, c’est idéaliser. Mais le vrai problème, c’est de rendre compte de ce que vous faites, quoi que vous fassiez… Daniel Pennac Le Fil du récit N°2, P 83

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche