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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le quotidien dans la partique éducative : "La console de jeu en IR"

Le quotidien dans la partique éducative :

Le quotidien, tout le monde semble pouvoir en dire quelque chose, puisqu’il touche communément et “simplement” tout le monde, mais au delà d’une première image familière, ordinaire, qu’est-il réellement, profondément, quelle “seconde image”, repensée, revisitée renvoie-t-il, quelle en est sa représentation pour tous, pour chacun ? Il serait d’abord une image qui revient, toujours, de manière répétitive créant sa banalité, sa monotonie et que l’on finirait par oublier, par ne plus voir, une image peut-être alors bien difficile à regarder, à s’intéresser !!! Mais au delà de cette “image arrêtée”, qu’en est-il vraiment ? Le dictionnaire est sans appel : “le quotidien est ce qui se fait et qui revient chaque jour” .

La console de jeu vidéo auprès d’enfants en difficulté pourrait être accusée de tous les maux... Et pourtant, tout au long de cette démarche de regard attentif et curieux, de distance et de réflexion, j’aurai pu constater des bénéfices insoupçonnés, réellement inattendus et non maîtrisés par les adultes, par moi, pour les enfants que j’accompagne quotidiennement... Sans ce travail au cœur de cet espace “clair-obscur” qu’est le quotidien, “l’objet-console” serait certainement resté dans sa fonction de surface, celle même, peut-être, d’un prétexte inconscient pour l’équipe de l’utiliser. “Tout est intéressant, à condition qu’on le regarde assez longtemps” écrivait Gustave FLAUBERT au XIXème siècle, l’observation de “la console de jeu vidéo” et des choses qui se seront passées autour d’elle l’auront profondément été pour moi ! Ce travail, ma découverte d’adaptations personnelles des enfants en lien avec leurs propres besoins, leurs propres désirs, à l’insu involontaire des adultes, m’aura amené à réaliser que le quotidien englobe tout le monde, mais que chacun vit sa vie dans le quotidien...

Catégorie: Autre Educateur spécialisé
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Documents associés

Journal d'Etude Clinique - souffrance au travail

Selon Paul Fustier, « Le ''faire équipe'' suppose donc une organisation des pratiques incluant des échanges entre les personnes. Il relève de la mise en place d’une synergie qui coagule les différences entre les individus rassemblés pour faire équipe. »

Durant ma formation j'ai effectué trois stages au cours desquels j'ai retrouvé cette dynamique de travail : un premier effectué dans un Centre de Réadaptation Professionnelle géré par l'Union pour la Gestion des Établissements des Caisses d'Assurance Maladie, un second effectué dans une Maison d'Enfants à Caractère Sociale dans un Établissement Public Départemental de Soins, d'Adaptation et d’Éducation et un troisième au sein d'un Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale (C.H.R.S.) régi par une association d'aide aux personnes Sans Domicile Fixe (S.D.F.).

Lors de mon dernier stage, le terme « faire équipe » a réellement pris son sens face à une situation de violence à laquelle j'ai dû faire face. En confrontant mes ressentis avec ceux de l'équipe, je me suis questionnée sur la façon dont une équipe peut rester bien-traitante et faire face à la souffrance au travail. J'ai choisi d'écrire ce dossier sur ce sujet car je me suis rendue compte que face à un mal-être, l'équipe est une ressource non négligeable. Je base donc ma problématique sur la question suivante : « Comment se saisir d'une équipe face à la souffrance au travail afin de prévenir les Risques Psycho-Sociaux et promouvoir un meilleur accompagnement des usagers ? »

Pour ce faire, je commencerai par présenter le contexte d'intervention. Dans un second temps, je présenterai une observation clinique qui a mobilisé l'ensemble de l'équipe éducative. Dans un troisième temps, je présenterai un moyen de prévenir les Risques Psycho-Sociaux (R.P.S.). Dans un quatrième temps, j'analyserai la communication. Enfin, je proposerai une réflexion sur ma position et son évolution au sein de l'équipe.

Etude de situation :" je vais me suicider ! "

Le jeudi de la troisième semaine de stage, j’étais avec l’éducatrice en récréation. Ce temps de pause rassemble tous les jeunes des différents groupes de l’IME. J’observe qu’au fond de la cour, il y a un jeune en retrait, seul, assis sur un banc. De loin, je ne distingue pas vraiment qui est ce jeune. Je marche dans la cour pour proposer le goûter et je tente de mieux identifier ce jeune.

Je réalise alors que c’est le « nouveau », Mathieu arrivé lundi pour la première fois à l’IME. Mathieu a 14 ans. Sa solitude m’intrigue, je me dis pourtant que c’est normal, qu’il n’a pas encore tissé des liens d’amitiés avec les autres. Je m’approche pour lui proposer le goûter et ainsi essayé de dialoguer.

Etude documentaire Santé Mentale

J’ai réalisé mon stage à responsabilité au sein d’un S.A.V.S (Service d’Accompagnement à la Vie Sociale) accueillant des adultes atteints de maladies mentales chroniques (névroses graves, psychoses). C’est une structure pilote du fait qu’elle est habilitée à accueillir spécifiquement cette population. Le service fait l’objet d’un cofinancement de la part de la D.A.S.E.S (Direction de l’Action Sociale de l’Enfance et de la Santé) et l’E.P.S (Etablissement Public de Santé) de *** .

La problématique de mon mémoire souligne la nécessité d’accompagner les personnes atteintes de troubles psychiques chroniques par un professionnel du secteur social que représente l’éducateur, notamment en complément des soignants. Une partie de mon mémoire sera donc consacrée à argumenter sur l’importance d’une articulation cohérente entre le secteur sanitaire et le secteur social. Cela afin de concevoir un accompagnement plus global (médical et social) de l’individu en souffrance psychique.

Analyse de situation éducative

La situation éducative que j’ai choisi se déroule lors de ma dernière semaine de stage, au cours du repas du soir, que je prends avec une dizaine des résidents du secteur Accueil en Logement Temporaire du foyer. L’animatrice (qui est ma référente) ne prends le repas au foyer qu’un soir par semaine en raison de ses horaires de travail, aussi suis-je accoutumée à dîner seule avec les résidents, ce qui est le cas ce soir-là. Vers le milieu du repas, je demande aux résidents s’ils ont envie de s’inscrire à la sortie à la plage que j’ai organisé pour un prochain week-end.

En regardant son assiette, tout en continuant à manger, Karima, une jeune fille de 21 ans, me répond que je peux toujours rêver et qu’elle n’ira pas à la plage avec une “balance”. Quelque peu surprise, je lui demande de s’expliquer car je ne comprends pas alors ce qu’elle veut dire. Karima, devenant plus agressive, me rétorque qu’elle sait très bien que c’est à cause de moi qu’elle a reçu un avertissement de la directrice. Je comprends alors ce qu’elle veut dire en me qualifiant de “balance”. En effet, le jeudi de la semaine précédente, alors que j’étais du soir, je surpris après le repas une dizaine de résidents en train de brûler de la résine de cannabis le plus ouvertement du monde dans le hall du foyer. A ma vue, ceux-ci n’ont pas du tout tenté de dissimuler leur “matériel”, mais ont attendu que je leur rappelle qu’il était interdit de fumer dans les parties communes et d’introduire des substances illicites dans le foyer. De mauvaise grâce, ils sont alors sortis du foyer. Ce n’était pas la première fois que je leur rappelais qu’ils ne pouvaient pas fumer des joints dans le hall: j’ai souvent croisé des résidents qui fumaient dans le hall ou dans la salle télé, et j’avais toujours été très claire à ce sujet.

Il me semblait donc que les résidents savaient que je ne cautionnais pas ce comportement, et que je me trouvais au foyer dans le cadre de mon travail. J’écrivis donc un mot dans le cahier de liaison pour relater les évènements à l’animatrice, sachant que je ne reviendrai pas travailler avant le lundi, puisque je ne travaillais pas le vendredi.(je rappelle que nous étions un jeudi soir). Karima poursuivant ces reproches, je comprends alors que l’animatrice et la directrice (qui ne travaillaient pas au foyer ce lundi là, et que je n’avais donc pas vues) avaient donné des avertissements à tous ceux que j’avais surpris le jeudi soir. Je me trouve quelque peu déstabilisée de ne pas avoir été tenue au courant. A table, les autres résidents commencent à leur tour de commenter plus ou moins agressivement mon attitude. La tension monte. Sur un ton très calme, je demande à Karima, qui semble très en colère contre moi, de me dire précisément ce qu’elle trouve anormal dans ma façon d’agir. Karima, sur un ton agressif, dit qu’elle est “déçue“, que je n’étais pas “obligée de le dire à l’animatrice“, que “maintenant j’ai déjà deux avertissements” (le troisième entraînant l’expulsion) et qu’elle est “dégoutée”. 

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