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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Par quelle mesure la notion de « violence » en institution émerge-t-elle ?

Par quelle mesure la notion de « violence » en institution émerge-t-elle ? La violence est un concept bien compliqué à définir, polysémique. En effet, elle présente différentes formes et chacun la délimite subjectivement. La violence peut être physique, morale, verbale etc.…Selon BERGERET, la violence chez les patients ayant des troubles résulte de la partie mal intégrée de la violence primitive, fondamentale, celle qui est naturelle vitale dès les premiers moments de l’existence. Différentes causes peuvent être à l’initiative de comportements violents. Cette violence, de part ses frontières très vagues, peut être malheureusement parfois invisible et furtive. Dans le cadre de mes expériences passées, j’ai pu observer différentes formes que l’on peut qualifier de « violence ». Ces comportements émergent entre les résidents mêmes mais existent aussi dans la relation accompagnant-accompagné. Dans ce métier, la fonction de l’écoute a une place très importante, voir primordiale. Joseph ROUZEL dit que « dans cet espace de l’écoute, l’autre énonce des demandes qui sont à prendre au pied de la lettre. Non pas pour s’y précipiter mais pour permettre au sujet de tourner autour, de l’incarner ».
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Le travail social et ses effets sur la personne accompagnée

Dans le cadre de l'UF7, intitulée "Culture générale professionnelle", nous avons été amenées à effectuer une démarche de recherche. L'école nous proposait deux types de démarche : soit une approche quantitative où le travail s'effectuait en groupe de plus de vingt personnes, soit une recherche d'un point de vue qualitatif où le travail pouvait d'effectuer seul ou en groupe de trois personnes. Après avoir exposé en groupe large nos idées de recherches, nos remarques et observations sur le terrain, nous les avons recoupé et avons choisi de nous associer à trois pour travailler sur ce dossier. Nous nous sommes tout d'abord interrogées sur ce qu'était le travail social ainsi que sur les effets que celui-ci pouvait produire sur la/les personnes accompagnée(s). Le travail social peut être défini ainsi : "toute action menée directement ou indirectement en vue de faire la promotion sociale de la personne".

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Cela nous semble important pour notre futur métier d'éducatrice spécialisé afin de pouvoir mettre à distance les biais relatifs aux représentation sociales, aux préjugés qui font partie de nous, et pouvoir étudier la problématique de l'usager de manière objective. Nous avons rencontré des difficultés pour trouver des éléments de théorie se rapportant à la question que nous avions choisi d'étudier, de plus la formulation de notre question de départ et notre problématique n'a pas été évidente, les différentes formulations que nous avions essayé étaient, soit trop vagues, soit au contraire, trop précises et réductrices.

L'autonomie des adolescents

Dans ce devoir, je vais vous présenter une évaluation faite au sein de la M.E.C.S[1] où je travaille. En effet, j’ai été nommé il y a deux ans par ma Direction « co-pilote de projet » dans la création d’un lieu de vie semi autonome. Ce semi autonome (chambres individuelles, kitchenette et salle de bain) se situe à l’étage de la résidence où j’exerce et peut accueillir deux adolescents à partir de 16 ans, qui, dans le cadre de leur projet personnalisé n’ont pas de possibilité de retour en famille à 18 ans.

A leur majorité, ils seront accueillis sur un service jeune majeur et bénéficieront d’un appartement où ils vivront seuls. Ce projet institutionnel a vu le jour grâce à différents constats observés depuis de nombreuses années par l’équipe éducative de la M.E.C.S. En effet, nous avons constaté que de nombreux adolescents une fois majeurs mettaient en échec leur projet personnalisé faute de ne pas avoir été suffisamment préparés en amont pour vivre seul dans un appartement.

 

[1] M.E.C.S : Maison d’Enfants à Caractère Social.

Analyse de la pratique en MECS
La situation présentée dans cette première partie se déroule dans une Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS). Cette institution est agréée au titre de l’article L 225-5 du Code de la Famille et de l’Aide Sociale pour accueillir 24 enfants et adolescents âgés de 6 à 18 ans. Les jeunes sont donc confiés par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans le cadre de jugement d’assistance éducative ou d’accueil provisoire. L’établissement contribue à la mission de l’ASE du département qui peut être présentée sous quatre axes : « la protection des jeunes accueillis, l’éducation et la socialisation, l’autonomisation et la restauration des liens familiaux altérés. » L’équipe éducative est composée de 6 éducateurs spécialisés, 2 éducateurs spécialisés en formation et 2 surveillants de nuit. Les jeunes accueillis au sein de la MECS sont majoritairement des personnes en souffrance et qui rencontrent une ou plusieurs difficultés (tout comme leurs parents). Ils peuvent avoir vécu des carences éducatives et affectives plus ou moins importantes, et éprouvent un besoin de protection et de sécurité pour pouvoir s’investir ensuite dans leur projet d’avenir. Est nécessaire pour ces jeunes un cadre de vie serein, un environnement humain connu et rassurant et une attention particulière. Ils ont besoin d’appartenance, de faire partie d’un groupe humain, parfois d’améliorer leur estime, d’être « reconnus » et recevoir des observations gratifiantes valorisantes. Enfin, ils ont besoin de s’accomplir, et d’avoir le sentiment de pouvoir être utile à la société.

Durant ce stage de première année de formation, mes objectifs étaient simples : prendre connaissance des jeunes et leurs problématiques, travailler ma relation avec ces usagers et mon autorité, prendre connaissance de la mise en projet, son application et son évaluation. Mais aussi découvrir le fonctionnement de l’établissement, son partenariat et son réseau, découvrir le travail en équipe, les différents concepts du travail en équipe et ses outils de communication. J’ai choisi de présenter cette situation car elle m’a longuement posé question lors de mon stage. Ayant eu une prise de contact plutôt aisée avec le reste des jeunes présents au sein du foyer, Guillaume a été le seul enfant avec lequel le courant n’est quasiment jamais passé. C’est donc un élément qui m’a fortement questionné, de plus la situation que je vais présenter s’avère être la première situation conflictuelle que j’ai eu à gérer seule depuis mon entrée en formation, cela a donc été un réel tournant dans la construction de mon identité et mon positionnement professionnel.
La parole face à la violence
Pour définir le terme violence j’ai retenu les définitions de J. BERGERET et H. GARAT parce qu’elles ont été révélatrices pour moi. Auparavant, je prenais la violence comme souvent gratuite, en réponse à une provocation ou pour se confronter à l’autre. Aujourd’hui je me rends compte qu’elle a un sens, une symbolique, peut être en lien avec une souffrance, une difficulté d’expression verbale… C’est pourquoi je pense que la violence verbale et physique des jeunes en Mecs est une force de vie qui s’exprime en réponse au cadre que l’éducateur tente de mettre en place et qui représente une menace pour le jeune. La parole est quand à elle, non seulement un moyen de communiquer, d’échanger, mais offre également la possibilité d’exprimer et de verbaliser des ressentis, des pensées, d’expliquer des comportements. Ce qui lui donne sa valeur, c’est le sens qu’on lui donne, elle permet aux jeunes d’accéder à la symbolisation de leurs actes. Il est important que les jeunes puissent mentaliser leurs actes (violences physiques et verbales), pour réfléchir, s’interroger intérieurement, tenter de comprendre la cause de leur mal être et les conséquences de leurs comportements. La place de l’adulte est importante. L’éducateur doit instaurer des espaces de communication afin que les jeunes puissent exprimer leurs maux par des mots et surtout leurs permettre de donner du sens. Ce n’est que par le sens qu’on lui donne, que la parole a une valeur essentielle de contrôle des pulsions, de la violence, permettant ainsi l’accès à la socialisation.

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