LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Dossier pratiques professionnelles : Instaurer une relation. Entre complexité , incertitudes et construction

Dossier pratiques professionnelles : Instaurer une relation. Entre complexité , incertitudes et construction Lors de ces trois années de « déformation » tant sur le plan théorique que pratique, j’ai été amené à faire l’expérience de ce qui n’est pas figé, des incertitudes qui jalonnent l’univers de l’accompagnement. Ce mouvement dynamique dans lequel nous évoluons m’a amené à me questionner sur la place que j’occupe en qualité d’éducateur spécialisé auprès des individus (pris en charge) rencontrés.

L’accompagnement est jalonné d’incertitudes qui sont liées à l’énigme que représente le sujet accompagné. Il m’apparait important en tant qu’éducateur, de garder à l’esprit dans mes pratiques ce que l’accompagné donne à voir dans ses « actes » au quotidien dans une dimension de parcours, d’histoire de vie, de trajectoire de relation. Mettre en « scène » d’autres modes d’élaboration, de construction dans la relation au sujet accompagné et ainsi permettre un espace d’expression encore inexploré et qui constitue une pratique créative, garante des singularités.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document: 0
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Campagne de prévention préservatif féminin
Durant ma deuxième année de formation au métier d’éducateur spécialisé par la voie de l’apprentissage, j’ai effectué mon deuxième stage court en Belgique, plus particulièrement à Bruxelles, dans le cadre du parcours « Educ-Europe », dans une association accueillant personnes en situation de prostitution. Avec l’équipe, nous nous sommes beaucoup interrogées sur le fait que les femmes puissent elles même prendre en charge leur protection contre les MST (Maladie Sexuellement Transmissibles) ainsi que leur contraception. En effet il arrive encore aujourd’hui que certains clients refusent d’utiliser le préservatif masculin durant les rapports sexuels. Certains sont même prêts à payer plus les femmes prostituées si elles acceptent. Les femmes qui se trouvent bien souvent dans des situations économiques précaires adoptent deux sortes d’attitudes face au refus du client d’utiliser un préservatif. La première étant de dire qu’elles ne vont pas risquer leur vie pour une modique somme d’argent. La deuxième étant d’accepter ne pouvant pas toujours faire autrement au vue de leur situation économique. C’est cette seconde attitude qui nous a vraiment interpellée en tant qu’équipe.
DF 1 : La place de la sanction dans la relation éducative
En tant qu'éducateur spécialisé, il est primordial de mettre en place une relation entre lui et la personne accompagnée, ici l'enfant. Cette mise en place n'est pas facile et doit se faire sur la durée, pour pouvoir aboutir à ce que l'on nomme une relation éducative. Travailler avec l'être humain est complexe. Ainsi, cette relation est tout aussi complexe à instaurer. Tout le monde n'a pas la même définition d'une relation, la même vision et les mêmes caractéristiques. Il y a bien différentes façons d'y parvenir. De plus, une fois présente, elle est en constante évolution et doit toujours être travaillée, questionnée. Certaines méthodes peuvent être utilisées pour la mettre en place ou la pérenniser. J'ai choisi de questionner une méthode : la sanction. Ainsi, je me suis demandé quelle est la place de la sanction dans la relation éducative. Nous verrons dans un premier temps quelle définition donnée à la sanction, dans un deuxième temps la définition d'une relation éducative et l'impact que peut avoir la sanction dessus. Dans un troisième temps, nous verrons qu'il existe une complexité des regards et des conséquences envisageables à cette méthode couramment utilisée dans l'éducation. Ainsi, pour conclure, la sanction est une méthode communément admise dans le fonctionnement de l'éducation. Elle permet de rappeler le cadre et les limites qui existent pour apprendre un « savoir-vivre », indispensable à la vie dans une société. De plus, elle permet d'appuyer l'autorité qui est mise en place au sein de la relation éducative. Cependant, il peut être parfois difficile de faire la distinction entre la sanction et la punition. L'important, pour qu'une sanction puisse être acceptée et comprise, est de lui donner du sens. Cela ne peut se faire qu'à travers la parole de l'éducateur. Ne pas imposer, mais bien expliquer à l'enfant pourquoi une telle décision est mise en place pour lui. Ceci permet de ne pas donner un sentiment d'injustice à l'enfant, de ne pas se retrouver dans une situation autoritaire et d'éviter que la sanction ne devienne une fin en soi. Se remettre constamment en question, soi-même et sa méthode de travail et accepter nos doutes et nos affects nous permet, en tant qu'éducateur, de donner du sens aux actes mit en place. Pour finir, la cohérence et la communication, entre les membres d'une équipe et avec l'enfant, sont aussi des outils indispensables au bon fonctionnement de cette méthode. Et ceci se fait encore par la parole.
Le cadre institutionnel et la position de l’Educateur Spécialisé

J’ai effectué mon premier stage au sein d’un Institut Thérapeutique Educatif Pédagogie durant 12 semaines. En arrivant dans cette structure médico-sociale, j’ai découvert un public adolescent en souffrance ; en lien avec une ou plusieurs problématiques engendrant des difficultés dans le processus de socialisation et la scolarisation.

La caractéristique d’un ITEP se fait par un maillage entre trois dimensions à savoir thérapeutique éducative et le pédagogique. Les objectifs généraux de ces structures étant la réduction d’une souffrance ainsi que des symptômes invalidants pour un sujet. La complexité de l’accompagnement est due au caractère singulier de chaque situation, en effet à chaque adolescent préside une problématique particulière qui met en jeu plusieurs éléments bio-psycho-sociaux.

Les violences conjugales
« La violence faite aux femmes désigne tout acte de violence fondé sur l’appartenance au sexe féminin, causant ou susceptible de causer aux femmes des dommages ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, et comprenant la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée. » La violence conjugale est un processus de domination au cours duquel l’un des deux conjoints installe et exerce une emprise sur l’autre en usant : « … de tromperie, de séduction, de menaces, de contraintes ou de tout autre moyen à l’encontre de l’autre et ayant pour but et pour effet : - De l’intimider, de la punir, ou de l’humilier, - Ou de la maintenir dans des rôles stéréotypés liés à son sexe - Ou de lui refuser sa dignité humaine, son autonomie sexuelle, son intégrité physique, mentale ou morale, - Ou d’ébranler sa sécurité personnelle, son amour-propre, sa personnalité, - Ou de diminuer ses capacités physiques ou intellectuelles. » Processus de domination conjugale Il existe différentes violences : psychologique, physique, sexuelle, économique, verbale. L’humiliation détruit l’estime de soi. Lui refuser sa dignité humaine : atteinte au corps, obligation de nudité, interdiction de se laver, faire ses besoins dans un seau… Evaluer la dangerosité du conjoint : casiers judiciaires, armes, addiction, menaces, atmosphère de terreur. - Lors des entretiens : « qu’est ce qui vous fait le plus peur ? »

Chiffres violences couples - 115 femmes tuées par leur conjoint (ou ex-conjoint), et 7 par leur compagnon « non officiel ». Au moins 44 d’entre elles étaient victimes de violences antérieures connues. - 21 hommes ont été tués par leur partenaire de vie (dont un au sein d’un couple homosexuel). Au moins 8 d’entre eux étaient victimes de violences antérieures connues. - 40% des femmes et 8% des hommes qui ont tués leur conjoint(e) avaient antérieurement dénoncé des violences conjugales. - 36 enfants ont été tués dans le cadre de violences au sein du couple parental. 11 ont été tués par leur père en même temps que leur mère, et 25 sans que l’autre parent soit tué. - Dans 10 affaires les meurtres ont été commis devant les enfants, 55 enfants étaient présents au domicile au moment des faits (les enfants n’empêchent pas le meurtre). - 96 enfants sont devenus orphelins

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche