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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

L'importance de l'autonomie au sein de la relation éducative

L'importance de l'autonomie au sein de la relation éducative

Le recueil de données, établi à la suite de ce premier stage d’observation, m’a permis de poser clairement un cadre institutionnel, des missions et obligations ainsi que la place respective des professionnels et des usagers. Ces diverses informations, spécifiques à l’institution qui m’a accueillie, sont en réalité la base de toute la réflexion qui va suivre.

L’autonomie est une notion complexe, puisqu’elle est un rapport dynamique et réciproque, empreint d’un jeu de contraintes et de libertés. C’est un concept central, et une notion à exhorter dans le travail social tel qu’on le conçoit aujourd’hui. A mes yeux, elle est l’objectif principal de toute relation de professionnel à usager. L’autonomie n’est pas un état, on ne naît pas autonome et ne le devient jamais complètement. Mais c’est l’aboutissement d’un parcours où les capacités d’exister seul, avec les autres, proviennent autant du bien être affectif que de la sécurité matérielle. Il me semble alors fondamental d’aider quelqu’un à gagner ou à maintenir un niveau d’autonomie, en tenant compte de ce qu’elle est, de ce qu’elle souhaite et de ce dont elle est capable.

Catégorie: Rapport de stage Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

DPP dans un centre pénitentiaire aux Philippines
J'ai fait le choix de partir aux Philippines pour mon stage de troisième année d'éducateur spécialisé. Partir oui, mais pourquoi ? Faire un stage à l’étranger, c’est l’occasion de questionner mes pratiques professionnelles, de confronter ma perception de l’action sociale dans un pays et une culture qui m’est étrangère. C’est, à titre personnel, la perspective de m’intégrer temporairement dans une société aux codes sociaux différents et éprouver mes aptitudes à m’adapter. C’est, d’une certaine façon, sortir de ma zone de confort pour aller vers l’inconnu. Parce que le contexte de la formation, si il amène à penser sa démarche éducative, n’implique pas de s’abstraire du monde de l’action. Bien au contraire, il invite à s’y immerger en même temps que s’en retirer. La situation de stagiaire à l’étranger accentue cette dynamique, de part cette circonstance atypique. Elle le sera d'autant plus que le terrain de stage que j'ai choisi sera l'enceinte d'une ferme pénitentiaire sur l'île de Palawan où vivent un petit nombre de familles de prisonniers. Elle le sera aussi par l'absence d'équipe professionnelle à mes côtés au quotidien avec pour seule confrontation d'idées mon camarade de classe et binôme dans cette aventure. Le challenge sera donc de pouvoir agir, à mon niveau, sur les vulnérabilités en retissant un lien entre l'ONG Alouette Foundation qui nous accueille et les familles de prisonnier ainsi que mettre en avant le quotidiens de leurs enfants et leurs perspectives de scolarisation. Choisir l'île de Palawan aux Philippines c'est, dans les représentations collectives, choisir l’exotisme, les paysages merveilleux. Choisir de s'y rendre pour une mission de stagiaire auprès d'une ONG œuvrant auprès des familles les plus précaires pour maintenir la scolarité des enfants c'est découvrir la face cachée du décor. Celle que le touriste ne veut pas voir lorsqu' descend de l'avion pour se rendre sur les plages de sable blanc et surtout (comme les guides le conseil) ne pas s'arrêter dans des villes comme Puerto Princesa (la capitale de Palawan) au risque de ternir le tableau du séjour en y découvrant la pauvreté qui y règne. Qui le lui reprocherait, moi-même n'était pas préparé à cette cruelle confrontation. Il tient alors à l'éducateur à ne pas se laisser submerger par les émotions mais à s'inscrire dans une démarche existante de solidarité structurelle dans le tissu partenariat local. L'association Alouette s'inscrit dans ce réseau et y occupe une place non négligeable. Pour resituer les conditions de vie aux Philippines quelques chiffres s'imposent. Les Philippines, pays constitué de 7107 îles, sont le deuxième plus grand archipel au monde. Actuellement il y a 99,13 millions d'habitants et le taux d'alphabétisation est de 93%. De fortes inégalités existent entre les individus, notamment entre la tranche de population ayant des revenus élevés et la tranche la plus pauvre. Le salaire moyen est de 230€ par mois.
Rapport de stage dans une CLIS
J'effectue mon stage de première année de formation au sein de l'école publique de la Mutualité à Nantes, où j'ai intégré une CLIS (Classe d'Inclusion Scolaire). Elle est catégorisée CLIS 1, car elle accueille des élèves dont la situation de handicap procède de troubles des fonctions cognitives ou mentales ; en font partie les troubles envahissants du développement ainsi que les troubles spécifiques du langage et de la parole. Ce dossier est présenté autour de deux axes : - le cadre légal et juridique autour de la question de la scolarisation des enfants en situation de handicap : il est construit à partir de lois spécifiques ou plus générales, impliquant l’État comme acteur incontournable, mais aussi des organismes, décisionnaires et consultatifs. - l'organisation et le fonctionnement de cette classe, liés à l'Éducation Nationale et à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Afin de mener à bien ce travail, je me suis lancée dans diverses recherches, via les différents médias à ma portée (internet, ouvrages), différentes sources (Ministère de l'Education Nationale, Legifrance, dans le contenu des cours, manuels et guides sur le sujet de la scolarisation des élèves handicapés), que j’ai pu trouver au centre de documentation de l'école, auprès de ma référente professionnelle. Au niveau législatif, je me suis reposée sur le Code de l’Éducation, qui regroupe les textes importants de l’Éducation nationale, mais également sur le Code de l'Action Sociale et des Familles, qui concerne les textes du Ministère de la Santé. Mes difficultés ont été de trier ces nombreuses informations et de comprendre la complexité de fonctionnement et d’organisation d’un dispositif comme celui de la CLIS. La classe est composée de 12 élèves, 8 garçons et 4 filles, de 7 à 12 ans. 4 enfants ont une notification IME : 2 sont en attente de place (dont un élève trisomique), 2 ont une notification IME avec un temps partagé en CLIS. Ce sont des élèves qui présentent des difficultés d'ordre cognitives (maîtrise du langage, mémorisation…), des troubles psychiques, des problèmes de comportements, ou encore des tendances dépressives pour trois d'entre eux. Aucun élève ne bénéficie d’un suivi par un SESSAD pour le moment, même si les démarches ont été lancées par l’enseignant référent et les familles. Cela peut évoluer en cours d’année.
Centre Départemental de l'Enfance et de la Famille

Jusqu’en 1924, c’est un quartier de l’hôpital des enfants qui servait de Foyer. Le Conseil Général acquiert, en 1923, une propriété de neuf hectares sur laquelle sont implantées d’anciennes constructions : c’est le début du Foyer d’Eysinoff qui ouvre ses portes le 1er décembre 1924. Grâce à un don de M. Faget, Conseiller Général, les travaux de la construction de la pouponnière débutent en 1932. Il s’agit d’une première étape vers une réalisation vaste et complète. Mais, survient la guerre : Eysinoff est occupé par les Allemands ; le Foyer trouve refuge à l’hôpital des enfants, dans une propriété louée au « pont de Langon », sur la route de Toulouse.

Les risques et les atouts des médias dans la relation éducative
Durant mes deux années de formation, j’ai effectué deux stages dans des champs d’intervention bien différents. En effet, lors de mon premier stage, j’ai intégré une MAS (Maison d’Accueil Spécialisée) qui accueille des adultes en situation de handicap. Et pour ma dernière année de formation, j’ai souhaité, avec quelques appréhensions, travailler dans une MECS (Maison d’Enfant à caractère sociale), auprès de préadolescents de 11 à 15 ans. Ces adolescents ont tous une situation familiale particulière qui a nécessité l’intervention du juge des enfants. Dès mon arrivée, les éducateurs m’ont fait faire le tour du service. Dans le hall d’entrée, trois jeunes, un ordinateur et un jeu vidéo. Je m’arrête, me présente, mais en vain, les yeux des jeunes restent rivés sur l’écran. Je continue et m’avance dans une pièce. Là, j’aperçois trois autres adolescents devant la télévision qui ne tournent même pas la tête pour me dire bonjour. Un accueil que je n’oublierai pas ! Une question me traverse alors : comment vais-je entrer en communication et en relation avec ces adolescents ? Ces quatorze semaines de stage risquent d’être très longues si les jeunes restent constamment devant tous ses écrans.

« Où sont les éducateurs ? » sont les principaux mots que m’adresse Laurène, une jeune fille de 14 ans. Cette adolescente sort peu et est très autonome au niveau scolaire. Elle n’a pas d’activité de loisirs le mercredi. Elle aime aller au cinéma mais surtout regarder la télévision. Une seule question : comment faire avec tous ces écrans qui la captent si facilement ? Comment vais-je pouvoir créer une relation avec elle ? Durant plusieurs jours, j’ai tenté d’entamer des discussions avec elle autour de nombreux sujets comme le collège par exemple. Mais aucun sujet ne suscite un dialogue. Une après midi, je me retrouve seule avec Laurène. Les éducateurs étaient partis en accompagnement avec d’autres jeunes. Le temps s’arrête. Pas un mot. Elle va dans le salon et s’installe devant la télévision. Je décide de la rejoindre et lui demande ce qu’elle regarde. Sa réponse fut simple et brève « Un téléfilm, chut. Je regarde. ». Dans le silence le plus complet, je m’assoie sur le canapé, à ses cotés. Seuls des éclats de rire viennent rompre le silence. Une fois le film terminé, je lui demande quel a été son moment préféré. Elle me répond et me renvoie la question. Le silence fut ainsi rompu. C’est à partir de cet instant que la relation a commencé à s’établir. Dans ce cas, la télévision m’a mise, au premier abord, en grande difficulté face à cette jeune fille. Mais j’ai su m’en saisir comme support à la relation. Auparavant, je n’aurais pas imaginé que la télévision, un média, puisse être un outil éducatif.

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