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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

DPP : les activités et les entretiens

DPP : les activités et les entretiens Au cours de ma formation d’éducatrice spécialisée, je suis intervenue dans des contextes variés, auprès de publics divers. Dans ce cadre, j’ai pu accompagner les usagers dans leur projet de vie. Pour ce faire, j’ai utilisé certains outils dont dispose l’éducateur spécialisé : les activités et les entretiens. Pour réaliser ce dossier des pratiques professionnelles, je me suis questionnée sur l’action éducative mise en œuvre pendant ma formation. Ainsi, j’ai choisi de réfléchir à la façon dont je me suis appropriée ces supports : Pourquoi s’en servir ? Avec quels objectifs ? Comment créer des conditions favorables pour que la personne avance dans son projet ?

A travers la réalisation de ce dossier, j’ai souhaité montrer la façon dont j’ai mis en œuvre l’action éducative auprès du public au cours de mes diverses expériences. En tant qu’éducatrice spécialisée en formation, j’ai utilisé l’activité et l’entretien comme support à la relation, afin d’œuvrer pour les personnes accompagnées. Par le biais des exemples présentés, je souhaitais montrer le positionnement que j’ai adopté dans ma pratique professionnelle. Ainsi, il me semble que mes interventions m’ont permis de mettre en place un accompagnement éducatif adapté à chacun.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Les centres de formation professionnelle
J'ai effectué mon stage de deuxième année de formation d'éducateurs spécialisés à l'ONG Kanuya à Bamako, au Mali. C'est à partir de cette expérience que je vais expliquer le rôle et l'importance du travail en réseau et en partenariat dans ma pratique professionnelle. Au Mali comme en France, le travail en réseau et en partenariat tient une place prépondérante dans le travail social. Cependant, au Mali, il est aujourd'hui devenu la condition siné qua non de l'existence du travail social. En effet, compte tenu du peu de moyens dont il dispose, si un établissement ou un service veut améliorer et globaliser sa prise en charge, il doit s'investir dans un travail en partenariat avec d'autres acteurs et développer autour de lui un réseau solide sur qui il peut s'appuyer. En me basant sur une expérience de terrain et grace à des apports théoriques, j'ai souhaité développer mon implication concrète dans un travail en réseau avec des « centres de formation » situés sur le territoire de Kanuya.
Culture générale professionnelle : Comment faire pour limiter les effets de la stigmatisation, envers les usagers ?

Le CHRS accueille vingt-cinq femmes ayant principalement des problématiques d'alcoolo dépendances. Lors de mon stage, j'ai pu observer que ces dames éprouvées des difficultés à parler de 1'endroit où elles étaient hébergées lors de leurs sorties extérieures au foyer. Par exemple lorsqu'elles devaient remplir des documents où l'on demandait leurs adresses, elles ne marquaient jamais le nom du foyer seulement son adresse.

De plus, lors de sorties, ou je les accompagnées, les dames me pressentaient comme une amie, et non comme une stagiaire éducatrice spécialisée. Ces différentes situations m'ont amenées à m'interroger sur la pratique éducative, est ce que notre pratique n'induirait pas des effets pervers sur nos usagers?

Notre accompagnement «censé aider» la personne accompagnée ne la mettrait-elle pas au contraire en difficulté? Notre action éducative aurait elle des effets stigmatisant pour les usagers que nous accompagnons?

Le travail de l'éducateur de prévention spécialisée auprès d’un jeune inscrit dans une bande
Dossier UF Vie en groupe et fonctionnement collectif La problématique à laquelle nous avons voulu répondre à travers ce dossier de recherche est la suivante : Lorsqu'un éducateur en prévention spécialisée accompagne un jeune, doit-il forcément prendre la bande en considération ou non ? Notre hypothèse étant : Oui, l’éducateur en prévention spécialisée doit prendre en considération la bande afin d’accompagner de manière efficace un jeune. Nous allons alors tenter de l'affirmer ou de l'infirmer tout au long de notre recherche en étudiant divers aspects de ce sujet. Tout d’abord, nous allons alors décrire l'histoire de la prévention spécialisée et la loi qui la régit, puis nous analyserons plus en profondeur le travail d'un éducateur dans sa structure et les partenaires qui l'accompagnent. Nous présenterons, ensuite, le jeune, son lieu de vie, la délinquance qui peut lui être associée et les bandes dans lesquelles il peut s'inscrire. Et enfin, nous confronterons nos informations avec celles récoltées lors d’entretiens avec des professionnels de la prévention spécialisée que nous avons rencontrés.
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

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