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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Journal d'étude clinique

Journal d'étude clinique Pour terminer cet écrit, je souhaiterais m'attarder sur la notion de référence, mentionnée au sein de la situation, et commune a de nombreux établissement d'un point de vue organisationnel. La situation de XY, nous montre cette passation, de l'éducatrice référente à mon encontre, lors du temps de réunion. Jacques Cabassut définit le référent comme « celui à qui l'on se reporte, qui est important, tant pour recevoir la réplique, l'opposition, que pour accompagner le renouvellement et la possibilité de se porter ailleurs ». Il me semble avoir alors occupé cette place, d'un point de vue informel, le temps de mon accompagnement de XY. Mais pour autant, ce rôle nécessite une inscription particulière dans le quotidien de l'usager, qui selon moi n'a pas beaucoup de sens sur de courtes périodes d'intervention. Jacques Cabassut continue sa définition, soutenant que la référence est « le lien d'importance, lieu de la mémoire et du parcours de vie du sujet, de sa souffrance, de ses désirs, de ses besoins (relationnels, affectifs, spirituels, matériels...) auquel le sujet peut se reporter, et s'appuyer (y compris et surtout lorsqu'il résiste) ».
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Le travail de l'éducateur de prévention spécialisée auprès d’un jeune inscrit dans une bande
Dossier UF Vie en groupe et fonctionnement collectif La problématique à laquelle nous avons voulu répondre à travers ce dossier de recherche est la suivante : Lorsqu'un éducateur en prévention spécialisée accompagne un jeune, doit-il forcément prendre la bande en considération ou non ? Notre hypothèse étant : Oui, l’éducateur en prévention spécialisée doit prendre en considération la bande afin d’accompagner de manière efficace un jeune. Nous allons alors tenter de l'affirmer ou de l'infirmer tout au long de notre recherche en étudiant divers aspects de ce sujet. Tout d’abord, nous allons alors décrire l'histoire de la prévention spécialisée et la loi qui la régit, puis nous analyserons plus en profondeur le travail d'un éducateur dans sa structure et les partenaires qui l'accompagnent. Nous présenterons, ensuite, le jeune, son lieu de vie, la délinquance qui peut lui être associée et les bandes dans lesquelles il peut s'inscrire. Et enfin, nous confronterons nos informations avec celles récoltées lors d’entretiens avec des professionnels de la prévention spécialisée que nous avons rencontrés.
Les dispositifs de protection de l’enfance
Hélène, fait partie de ces jeunes pour lesquels tous les dispositifs de protection de l’enfance ont échoués. Retirées de son environnement familial à l’aube de sa première année, elle a vu sa sphère familiale se déchirer. Arrivée pour un séjour de remobilisation depuis le foyer départemental de l’enfance (FDE), la jeune me fait le récit d’un itinéraire familial douloureux. En effet, quelques années auparavant elle a assisté à une scène dramatique, sous ses yeux d’enfant, son père avait asséné plusieurs coups de couteau à sa mère. Cette violence mis au jour un cadre de vie pathologique et déstructurant pour Hélène.

Quelques jours plus tard, le Juge Des Enfants (JDE) ordonna le placement de l’enfant en pouponnière jusqu’à ses deux ans. Après un retour en famille empreint de violence et de précarité jusqu’à ses neuf ans, elle sera ballotée de famille d’accueil en MECS et cela jusqu’à l’aube de sa majorité. A propos du placement, Maurice BERGER nous affirme que « la séparation mais aussi la suspension prolongée de tout contact peut être une condition indispensable à l’équilibre psychique de l’enfant quand cette séparation est inhérente aux incapacités partielles ou totales, temporaires ou définitives des parents en matière éducative » .
Le stress et les risques psychosociaux
Le stress existe depuis très longtemps. Souvent dans une connotation négative parce qu’on l’associe à la peur, la colère. Ce sont des émotions qui perturbent l’homme. Deux types de stress se distinguent : le stress aidant bénéfique pour notre organisme et l’autre nuisible. On peut donc conclure que le stress c’est l’ensemble des réactions de l’organisme positives ou négatives à une demande d’adaptation. En ce sens, le stress lié au travail est l’ensemble des réactions que les employés peuvent avoir lorsqu’ils sont confrontés à des exigences et pressions professionnelles ne correspondent pas à leurs connaissances et à leurs capacités et qui remet en cause leurs aptitudes à faire face. De ce fait, le stress reste une notion floue, qui caractérise un phénomène qui relève à la fois du biologique, du psychologique, de l’économique et du social. Avant de s’intéresser aux effets du stress, nous évoquerons le processus de mutation des temps modernes et l’évaluation du phénomène « stress ». En second lieu, nous étudierons les causes, conséquences, la prévention des risques psychosociaux. En effet, la nouvelle organisation du travail est-elle génératrice de plus de stress ?
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

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