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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Comment communique-t-on quand on ne parle pas la même langue?

Comment communique-t-on quand on ne parle pas la même langue? Pour mon stage de deuxième année, j’ai souhaité partir à l’étranger. J’ai donc passé trois mois à Dakar, la capitale du Sénégal. Mon stage s’est déroulé au sein d’une structure du milieu de la protection de l’enfance. Dans un premier temps, je présenterai le cadre de l’institution, je ferai ensuite le bilan de mon évolution lors de ce stage, et je terminerai par une analyse : instaurer une relation et assurer une fonction de repère et d’étayage dans une démarche éthique, malgré la barrière de la langue.

J’ai pu découvrir le champ de la protection de l’enfance à travers des situations inconnues en France. Les conditions de vie des enfants des rues sont très préoccupantes, tant pour les travailleurs sociaux, que pour la population sénégalaise. J’ai pris conscience des réalités de terrain difficiles au Sénégal. Lors de mon stage de troisième année, si celui-ci se fait dans le champ de l’insertion, j’aimerai faire le lien entre la situation des enfants des rues au Sénégal et celle des personnes errantes ou Sans Domicile Fixe en France. Comment vivent-ils ? Quels sont les projets mis en place pour eux ? Que souhaitent-ils faire ?
Catégorie: Rapport de stage Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

DC3 : rapport de stage dans un lieu d'accueil d'apaisement
Nous organisons des accueils dits « d’apaisement » pour des jeunes gens âgés de 12 à 18 ans qui bénéficient d’une mesure de protection, dans le cadre de l’article L227-1 du code de l’action sociale et des familles (CASF) en périodes de vacances scolaires toute zone confondue. Il arrive également qu'un juge des enfants, prenne l’initiative de placer directement un jeune en séjour comme le prévoie l'article 227-1 du CASF. Cet article stipule les dispositions des accueils des séjours de vacances en dehors de la famille « au-delà de quatrième degré ». Comme le CASF ne prévoit aucune disposition pour les accueils de moins de sept mineurs, l'activité de l'association est donc placée sous la responsabilité du Conseil Général et non de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS). L'Aide Sociale à l'enfance du Gard, contrôle l'activité de l'association. (En Lien avec les cadres qui fournissent la liste des usagers, contrôle des locaux, du personnel...). Le public étant toujours accueilli au titre de l’ASE, l’association met en place les dispositions réglementaires adéquates dans le respect de la loi du 2 janvier 2002 « rénovant l’action sociale et médico-sociale » notamment au niveau de l’accompagnement et du suivi du projet individuel et personnalisé du jeune au cours de son séjour. L'association n'est pas reconnue comme un établissement au sens de la loi 2 janvier 2002 « rénovant l’action sociale et médico-sociale », néanmoins et puisqu’elle accueille un public au titre de l'ASE, elle s’inscrit dans une réelle volonté de répondre aux exigences de cette loi. Par conséquent, l'usager est pris en compte de manière à ce qu'il soit au cœur du dispositif d’accueil ayant pour but de personnaliser son parcours en utilisant comme support les différents outils de cette loi. L’association répond aux exigences de La loi du 5 mars 2007 reformant la protection de l’enfance et également à la législation de l’accueil séquentiel (accueil à temps plein ou partiel: L.222-5 du CASF). Cette modalité d’accueil existait déjà par la signature d’une convention avec les départements, mais ça n’avait pas de base légale. L'éducateur travaillant auprès de la protection de l’enfance, se trouve au cœur même de la vie quotidienne de par sa fonction éducative, c'est souvent sur lui que l'enfant va envoyer son agressivité, son incompréhension face au placement. Par cela, le quotidien constitue un véritable support, outil à l'action éducative. « L'éducateur s'appuie sur l'analyse consciente des rencontres intersubjectives et ainsi peut donner au moment le plus adapté, les réponses les plus adéquates aux jeunes » Maurice Capul et Michel Lemay Ainsi le moniteur-éducateur peut écouter l'enfant avec attention, précision, respect et surtout sans jugement. Il doit également établir une confiance avec celui-ci en prenant le temps de le connaître. Il pourra accompagner l'enfant à travers le quotidien par des gestes simples, que ce soit pour la toilette, l'école, les loisirs etc. et utiliser la médiation des actes de la vie quotidienne comme support à la relation éducative. Le moniteur-éducateur peut également permettre à l'enfant d'exprimer sa souffrance autour de la séparation avec sa famille mais aussi des souffrances antérieures au placement ainsi il tente de faire émerger chez la personne une parole qui ne s'énonce pas. C'est important pour l'enfant qui ne comprend pas toujours la raison du placement qui va s'exprimer par des cris, des pleurs, des colères etc. Effectivement, l'enfant peut parfois avoir des réactions de violence ou de grande tristesse face à l'incompréhension liée au placement. Il a besoin d'être accompagné et compris dans ces moments difficiles. Il peut aussi établir ou rétablir un dialogue avec le jeune qui ne doit pas se renfermer sur lui- même. L'éducateur va créer du lien et le maintenir car il est primordial pour être en relation avec l'enfant et donc augmente les chances d'un accompagnement plus adapté.
Rapport de stage dans une maison d'accueil
Jacques (nom d’emprunt) est un homme âgé de 61 ans. Le CPAS de Florenville avait pris contact avec l’institution « Tremplin » en vue d’avoir un entretien d’accueil car Jacques se trouvait sans logement l’ayant perdu suite à des problèmes d’hygiène. Avant son entrée dans la maison d’accueil, Jacques a vécu seul de nombreuses années. Il n’a plus qu’une sœur qui elle, est atteinte d’un handicap et vit en institution également. Dans son passé et avant son entrée au « Tremplin », Jacques souffrait d’alcoolisme. Voilà maintenant plusieurs années qu’il est abstinent. Issu de l’enseignement spécialisé, Jacques a travaillé plusieurs années par le biais d’un atelier protégé à « La Gaume ». Comme chaque résident, Monsieur a un projet individuel avec donc des objectifs à atteindre. Son objectif étant de trouver un logement sur Florenville, l’hygiène est un gros point à travailler. D’après moi, Jacques ne prend pas vraiment soin de lui : régulièrement ses vêtements sont sales, il est déjà arrivé que l’on y trouve de la matière fécale et qu’il sente l’urine. En outre, le règlement d’ordre intérieur stipule que les chambres doivent être tenues « en ordre » et « propres ». Néanmoins, lorsque l’équipe fait le tour des chambres afin de vérifier les tâches, il arrive souvent que son lit ne soit pas fait, de sentir une odeur incommodante, de retrouver des déchets alimentaires sur son bureau,….

Jacques veut porter uniquement des joggings et tee-shirts (qui ne sont pas toujours adaptés à sa morphologie, il arrive fréquemment de devoir lui demander de remonter son jogging car on peut voir se « dessiner la lune en pleine journée ») avec des baskets. Il ne se rase pas souvent la barbe ce qui peut contribuer également au fait que l’on peut le percevoir comme étant une personne négligée. Son hygiène personnelle à un impact sur la vie en communauté. Par exemple, Jacques laisse souvent derrière lui les toilettes sales : matière fécale sur la lunette des WC, etc… ce qui a le don d’énerver les autres résidents qui se plaignent régulièrement. L’équipe et moi-même avions constaté qu’il avait du mal à voir, tout du moins dans certaines circonstances par exemple lorsqu’il devait lire quelque chose de près. Avec l’équipe, nous pensions que peut-être son problème de vue contribuait à son manque d’hygiène (ex : les toilettes, s’il ne voit pas correctement il aura du mal à les nettoyer de manière « nette »). L’ophtalmologue a confirmé le fait que Monsieur devait porter des lunettes mais Jacques ne l’entend pas de cette manière : pour lui, l’ophtalmologue est « une incompétente et il ne doit pas corriger sa vue ». Jacques est une personne sociable, selon lui, il aime particulièrement aller à la salle de sport de Florenville où il maintient le contact avec des amis à lui de longue date. Il s’y rend plusieurs fois par semaine en bus (2 à 3 fois). Il apprécie également jouer aux cartes avec des personnes du 3ème âge. Au sein du groupe de la maison d’accueil, l’entente avec les autres usagers varie, ces derniers expriment leur « ras le bol » face à l’hygiène de Jacques.
Rapport de stage dans un IME et étude de cas
Pour répondre réellement aux attentes de mon stage, j'ai alterné des petites périodes d'observation du groupe à des moments d'intervention auprès des jeunes. Parfois j'essayais de prendre du recul sur les situations pour voir comment agissaient les éducateurs de la structure. Avec l'expérience les réponses que l'on donne aux jeunes sont différentes. Par exemple alors que nous nous promenions à vélo un jeune a pris un sens interdit pour prendre un raccourci, alors que j'aurais poursuivi le jeune pour l'interdire de passer par là, l'éducateur présent avec moi à laisser faire. Il l'a repris tranquillement, seul avec le jeune. Cette exemple m'a fait prendre conscience qu'il y a de nombreuses façon de réagir face aux situations et qu'en fonction de la personne que l'on est, du jeune avec qui ça se passe, de l'histoire qu'il y a entre ces 2 personnes, du moment de la journée...il n'y a pas une, mais de nombreuses façons de faire.
Rapport de stage dans un service de prévention spécialisée
Pour accomplir sa mission, l’éducateur de rue agit dans les espaces extérieurs d’un quartier. J’ai pu noté l’ambiguïté qu’implique notre présence, car l’éducateur n’est ni habitant, ni commerçant, ni agent de la paix, ni une personne de passage. Les jeunes ne peuvent pas saisir notre identité professionnelle au premier abord. Les sollicitations politiques, les orientations du service et la réalité du terrain font que nous allons aller vers un territoire bien défini. L’éducateur doit donc construire des itinéraires adaptés au public qu’il veut rencontrer, et repérer les espaces en fonction de leur pertinence ( cafés, squares, espaces publics et commerciaux…). La connaissance de l’espace est donc primordiale, mais celle du temps l’est aussi puisqu’il est nécessaire de profiler les plages horaires du travail de rue afin que l’observation prenne du sens. Le travail de rue implique donc que l’éducateur sillonne le quartier pour se faire voir des jeunes et des habitants et ainsi connaître leur environnement. J’ai pu retenir qu’il faut connaître et être reconnu. Dans les fondements de la prévention spécialisée, le travail de rue est un processus d’immersion qui conduit à la rencontre d’une population.

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