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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

JEU ET REALITE Donald. W. Winnicott

JEU ET REALITE Donald. W. Winnicott

J-B Pontalis, auteur du préface et co-traducteur, extrait de ce livre la question suivante : « Qu’est-ce qui nous fait nous sentir « vivants », au-delà de l’adaptation, toujours marquée de soumission, à notre environnement ? 1 ». Jeu et réalité est la réponse donnée par Winnicott. En effet, selon lui, le vrai don, la meilleure qualité d’un être humain c’est de pouvoir jouer. Il va essayer de nous le démontrer à partir d’un article qu’il a écrit en 1951 : « Objets transitionnels et phénomènes transitionnels 2 », dont il va développer plusieurs aspects comme le jeu ou la créativité. L’auteur ne s’intéresse pas ici au jeu avec des règles mais au jeu spontané, sans règles définies.

Ce livre est une véritable démonstration de la part de Winnicott, qui ne cesse de se répéter pour mieux être compris. Je pense que l’histoire du jeu dans la psychanalyse est la cause de cet « acharnement » à vouloir nous faire comprendre l’importance du jeu chez les personnes en bonne santé mentale comme chez les personnes souffrant de troubles psychiatriques ou psychologiques. J’ai trouvé cette théorie très intéressante, car pour des non professionnels en psychanalyse, cela nous force à réfléchir sur une partie de nous-même que nous ignorions jusque-là. Comme la plupart des critiques de Winnicott, je regrette le manque de place pour le père dans le processus de développement de l’enfant que nous propose l’auteur, surtout à notre époque qui fait tout pour reconnaître la place du père comme cruciale dans la vie d’un enfant.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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L’amour défini : 

 -c’est la volonté de se dépasser dans le but de nourrir sa propre évolution spirituelle « s’aimer soi-même » ou de quelqu’un d’autre. Et donc c’est toujours l’évolution mutuelle, car le processus est réciproque dans les deux cas de figure.

-L’amour est un acte de volonté, un choix, et plus clairement un désir d’une intensité suffisante  pour se traduire en action. Donc il ne se content pas de l’instinct.

-Deux personnes ne s’aiment vraiment que lorsqu’elles sont capable de vivre l’une sans l’autre mais choisissent de vivre ensemble.

Le jeune, l'éducateur et la loi : Petitclerc J.M

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Surveiller ou punir de Michel FOUCAULT

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Le dernier rapport de l’Observatoire International des Prisons dénonce les conditions de détention déplorables ou encore le manque cruel d’accompagnement social pendant et après la détention. Stagiaire dans un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale qui accueille des hommes de 23 à 35 ans sortants de détention, je me suis intéressé à cet ouvrage-référence dans le secteur pour avoir une meilleure connaissance du public que j’accompagne et au-delà de mon stage, je m’interroge sur ma véritable place en tant que travailleur social. Sommes-nous des travailleurs sociaux porteurs de valeurs inhérentes à notre profession qui accompagnent autrui en difficulté face à l’environnement ? Ou sommes-nous simplement des agents de la « paix sociale » missionnés par l’Etat, assurant du contrôle social ?

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

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