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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

De la déscolarisation vers l'Insertion

De la déscolarisation vers l'Insertion

Après neuf mois de stage durant lesquels, suite à des constats par rapport au territoire d'intervention, j'ai pu mettre en oeuvre une action précise concernant l'accompagnement des démarches d'insertion professionnelle, je me suis rendu compte de l'importance du besoin d'affirmation des jeunes déscolarisés, sans diplôme, au point de vue social. Il s'agit pour eux d'une recherche d'identité sociale, d'une appartenance à la vie active et plus largement à la société. Ces jeunes ont besoin de se sentir utiles dans une société qui les pousse à la marge, et dans laquelle ils ne trouvent pas leur place. Le fort lien qui existe entre ce que véhicule le travail en terme de valeurs, de normes et d'usages est une étape importante pour eux vers une insertion sociale.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

Accompagner les « publics de l’immédiat » dans l’élaboration de leur projet personnalisé

La loi du 2 janvier 2002 et précisément la charte des droits et libertés de la personne accueillie impose aux institutions du champ social et médico-social de produire pour toute personne accueillie un contrat de séjour dans le mois qui suit l’admission et un avenant (ou projet personnalisé) dans les six mois suivants. C’est dans ce cadre légal que le projet personnalisé est conçu. A l’occasion de mes stages, j’ai constaté que cette loi était effectivement appliquée, mais que dans certaines situations, le projet n’était pas construit avec la participation et l’implication de l’usager. C’est à partir d’une particularité commune à un type de public que j’ai souhaité orienter ma réflexion dans ce mémoire, autour de la co-élaboration du projet avec des usagers dont la temporalité est l’immédiat, et qui a priori ne sont pas en capacité de projection spatio-temporelle, préalable indispensable à l’élaboration d’un projet.

Surveiller ou veiller sur

D’une manière générale, la vie sexuelle et affective des personnes présentant une déficience intellectuelle paraît être questionnante, inquiétante, un souci nécessitant une réflexion tant pour les parents que pour les professionnels. Longtemps occultée, ignorée, cette vie affective et sexuelle était inexistante, non envisageable, impossible, inconcevable dans l’esprit des parents, de la société, des professionnels. Aujourd’hui, malgré quelques grandes avancées comme la reconnaissance de la personne présentant une déficience intellectuelle comme personne, sujet de droits donc autorisée à vivre dans des conditions les plus naturelles possible, nous pouvons tout de même faire le constat suivant : La révolution des mentalités au niveau de la sexualité des personnes déficientes intellectuelles s’est arrêtée aux portes de certains établissements spécialisés et celles de la maison des parents. Pourtant, la loi de 1975 et sa réforme prône pour les personnes déficientes intellectuelles le droit de vivre le plus naturellement, de la façon la plus proche possible des conditions de vie normales. Cependant, il faut constater que si les savoirs leur sont fournis, il n’en est pas toujours de même des savoirs être et des savoir-faire, notamment en ce qui concerne leur sexualité et leur affectivité. La sexualité des personnes déficientes intellectuelles est souvent un sujet tabou, rarement abordé par les établissements spécialisés ou les parents. Il a fallu, par exemple, attendre la circulaire ministérielle du 10 décembre 1996 pour qu’une politique de prévention du V.I.H soit développer alors que cela faisait déjà 12 ans que l’on parlait du SIDA, notamment à l’école.

L'écoute dans la relation éducative

La question centrale de mon mémoire est, rappelons-le, de savoir en quoi l’écoute tient une place si importante dans notre travail qu’il faille demander aux futurs éducateurs et autres travailleurs sociaux de posséder cette capacité d’écouter autrui.

Répondre ainsi de but en blanc à cette question n’est pas possible ! Tel un détective privé se lançant sur une première piste, j’ai décidé dans cette première partie de mon travail, de définir ce terme d’écoute afin de savoir ce à quoi il renvoyait et pourquoi tout simplement il existait ! L’écoute, est ce un « mot–valise » qu’il est de bon ton d’employer ou au contraire est- ce quelque chose de bien spécifique ?

L'humour au bout des doigts : l'humour comme outil éducatif

J’ai effectué mon stage à responsabilité éducative au sein d’un Institut de Jeunes Sourds (IJS) à S-E. Le stage s’inscrivait dans mon projet de formation, à savoir, la perspective de travailler auprès de jeunes sourds. En effet, mes expériences antérieures m’ont amenée à travailler auprès de ce public. J’ai d’ailleurs appris la Langue des Signes Française (LSF) afin de me doter d’un outil qui me paraissait essentiel pour un éducateur, communiquer avec les jeunes. Lors de ce stage, j’ai pu constater qu’il était parfois difficile d’entrer en communication avec certains jeunes malgré la maîtrise de la LSF. A ce propos, j’ai été confrontée à certaines situations qui m’ont mise en difficulté, notamment avec deux adolescentes.

Dès mon arrivée en stage, j’ai rencontré une situation difficile avec une jeune fille âgée de 16 ans, Claire. Lorsque je lui demandais d’aller dans sa chambre, pour travailler, elle se sentait agressée. Elle se mettait à crier, disait qu’elle en avait marre de l’IJS. Puis elle rentrait dans sa chambre en claquant violemment la porte. Je pouvais l’entendre taper contre les murs, tellement elle était énervée. Chaque fois que je lui demandais de faire quelque chose, cela finissait par un conflit. Quant à Mathilde, la communication était presque inexistante. Je rencontrais effectivement des difficultés tenant plus de la relation. Lorsque je tentais d’entamer une discussion avec elle, soit elle fuyait, soit elle détournait le regard, le moyen de couper la communication. J’avais l ‘impression de ne pas exister à ses yeux. Je n’arrivais pas à parler avec elle. Cette situation était très difficile : je me sentais maladroite dans ma façon d’agir. En observant les éducateurs et les jeunes, je me suis aperçue que l’humour tenait une place importante dans leurs relations.

Cependant, je remarquais une distinction entre l’utilisation de l’humour par les éducateurs entendants et les éducateurs sourds. En effet, Les éducateurs entendants utilisaient un humour auquel les jeunes étaient plus ou moins réceptifs selon la forme d’humour employé. Les éducateurs sourds, en revanche, faisaient usage d’une autre forme d’humour auquelle les jeunes sourds étaient plus perméables. D’ailleurs, les jeunes utilisaient la même forme d’humour entre eux. Ce n’est pas le même humour. On distingue donc deux humours, l’humour sourd et l’humour entendant.

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