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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le moi-prison de la toxicomanie

Le moi-prison  de la toxicomanie En quoi l’éducateur spécialisé peut accompagner et soutenir les personnes toxicomanes dans un changement de leur rapport au monde ? Dans un premier temps, j’exposerai le contexte professionnel et présenterai les problématiques des personnes toxicomanes. Ensuite, je présenterai mes constats au travers de deux situations professionnelles. Puis, je conceptualiserai les notions principales de mes questionnements afin d’apporter des pistes de travail et de réflexion. Finalement, je présenterai le projet éducatif mis en place en m’appuyant sur les entretiens individuels et l’évaluerai.Pour mettre en place ce projet, il a été nécessaire de modifier certaines pratiques institutionnelles. Mon regard sur la toxicomanie est quelque peu différent de celui de l’équipe. Les professionnels s’appuient sur une vision psychanalytique de la toxicomanie que je partage en partie. Me concernant, ma conception est plus orientée vers la sociologie voire la psycho-sociologie. Après avoir expliqué ma démarche, j’ai reçu le soutien de l’ensemble de l’équipe. Cela m’a permis d’affirmer mon positionnement professionnel et me prépare à mes futurs rôles et missions.
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Du jeu au nous

Depuis mes premières expériences dans l’éducation spécialisée, je m’interroge sur les pratiques du travail avec les familles. Ces questionnements sont d’abord survenus lorsque je travaillais en situation d’hébergement accompagnant des mineurs dans le cadre de la protection de l’enfance ainsi que dans celui de la protection judiciaire de la jeunesse. Je me suis aperçue qu’en général, il est difficile de travailler avec les familles dont les enfants sont en situation d’internat, car les professionnels les rencontrent peu. Ils travaillent alors davantage sur la place de la famille pour l’enfant afin de recréer des relations qui peuvent avoir été mises à mal. Je souhaitais cependant aller plus loin dans mes réflexions en pratiquant une autre façon de travailler avec les familles. Dans le cadre de ma troisième année de formation d’éducateur spécialisé, je me suis donc dirigée vers le suivi en milieu ouvert en protection de l’enfance. J’ai réalisé mon stage à responsabilité dans un Service d’Intervention en Milieu Naturel (SIMN). Cette dernière année de préparation au Diplôme d’Etat d’Educateur Spécialisé m’a amenée à prendre du recul sur ma future pratique professionnelle.

En effet, en première année, j’ai abordé le travail éducatif au sein d’un Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique en hébergement. Ce fut pour moi l’occasion de découvrir l’accompagnement pluridisciplinaire sur les trois pôles de la structure avec un public d’enfants et de préadolescents ayant des Troubles de la Conduite et du Comportement (TCC). Dans le quotidien de la collectivité, je me suis positionnée auprès des jeunes, pour effectuer des actes du quotidien et essayer de leur donner un sens. Pour entrer en relation auprès d’eux, j’ai tenté de comprendre leurs troubles en les accompagnant dans ce quotidien. Par la suite, j’ai accompagné des adolescentes mères au sein d’un établissement maternel pour mineures et jeunes majeures. La particularité de cet accompagnement m’a amené à prendre en compte leurs difficultés de cumuler différents rôles (mère, adolescente, élève, fille,…) sans s’oublier soi-même. Je les ai laissées venir vers moi, comprendre qui j’étais, et nous avons appris à nous connaître. J’ai été amenée à construire un projet éducatif avec elles autour de leurs problématiques. Nos échanges ont alors permis de bâtir une relation plus solide, dans laquelle les jeunes femmes m’accordaient leur confiance.

L'humour au bout des doigts : l'humour comme outil éducatif

J’ai effectué mon stage à responsabilité éducative au sein d’un Institut de Jeunes Sourds (IJS) à S-E. Le stage s’inscrivait dans mon projet de formation, à savoir, la perspective de travailler auprès de jeunes sourds. En effet, mes expériences antérieures m’ont amenée à travailler auprès de ce public. J’ai d’ailleurs appris la Langue des Signes Française (LSF) afin de me doter d’un outil qui me paraissait essentiel pour un éducateur, communiquer avec les jeunes. Lors de ce stage, j’ai pu constater qu’il était parfois difficile d’entrer en communication avec certains jeunes malgré la maîtrise de la LSF. A ce propos, j’ai été confrontée à certaines situations qui m’ont mise en difficulté, notamment avec deux adolescentes.

Dès mon arrivée en stage, j’ai rencontré une situation difficile avec une jeune fille âgée de 16 ans, Claire. Lorsque je lui demandais d’aller dans sa chambre, pour travailler, elle se sentait agressée. Elle se mettait à crier, disait qu’elle en avait marre de l’IJS. Puis elle rentrait dans sa chambre en claquant violemment la porte. Je pouvais l’entendre taper contre les murs, tellement elle était énervée. Chaque fois que je lui demandais de faire quelque chose, cela finissait par un conflit. Quant à Mathilde, la communication était presque inexistante. Je rencontrais effectivement des difficultés tenant plus de la relation. Lorsque je tentais d’entamer une discussion avec elle, soit elle fuyait, soit elle détournait le regard, le moyen de couper la communication. J’avais l ‘impression de ne pas exister à ses yeux. Je n’arrivais pas à parler avec elle. Cette situation était très difficile : je me sentais maladroite dans ma façon d’agir. En observant les éducateurs et les jeunes, je me suis aperçue que l’humour tenait une place importante dans leurs relations.

Cependant, je remarquais une distinction entre l’utilisation de l’humour par les éducateurs entendants et les éducateurs sourds. En effet, Les éducateurs entendants utilisaient un humour auquel les jeunes étaient plus ou moins réceptifs selon la forme d’humour employé. Les éducateurs sourds, en revanche, faisaient usage d’une autre forme d’humour auquelle les jeunes sourds étaient plus perméables. D’ailleurs, les jeunes utilisaient la même forme d’humour entre eux. Ce n’est pas le même humour. On distingue donc deux humours, l’humour sourd et l’humour entendant.

Un accueil de jour pour personnes en grande précarité
Les missions de l’ADJ, d’accompagnement, d’orientation, d’information, de prévention auprès de personnes en grande souffrance, doivent s’appuyer sur un travail de revalorisation, un travail autour de l’estime de soi indispensable à l’émergence quand cela est possible de nouveaux désirs. Ce travail permet l’inscription de ces personnes dans d’autres types de démarches ou de projets (soins, logement…). Aussi dans ce mémoire, je vais surtout m’appuyer sur un des aspects de cet accompagnement que je mène depuis maintenant six ans à travers des activités en groupe. Pour tenter de répondre à cette question, il me semble essentiel de commencer par présenter dans la première partie mon lieu d’exercice professionnel. La deuxième partie sera consacrée à la présentation des problématiques du public accueilli avec les éléments permettant de nourrir la réflexion. Puis dans la troisième partie je définirais les différentes facettes de l’exclusion. La quatrième et dernière partie permettra de voir comment l’activité et le groupe vont pouvoir répondre à ces problématiques et de mener une réflexion sur ma pratique professionnelle. Chaque partie est accompagnée d’illustrations d’exemples avec des prénoms fictifs et des éclairages d’apports théoriques.
Les difficultés d'accompagnement en matière de sexualité en établissement
Notre société a, par rapport à la question de la sexualité des handicapé(e)s mentaux ou physiques, une position assez paradoxale. Elle ne cesse de proclamer, haut et fort, le droit de ces personnes à l’égalité des chances dans tous les aspects de leur vie, mais elle a encore beaucoup de difficultés à reconnaître qu’accompagner ces personnes dans leur vie affective et sexuelle est un véritable devoir sociétal. Si elle semble vouloir, enfin, reconnaître la grande détresse de ces personnes dans ces domaines, elle ne semble pas prêtes, pour autant, à mettre tout en œuvre pour en alléger la souffrance. Il est vrai que ce débat soulève un grand nombre de problèmes tant aussi bien dans le domaine de l’éthique, du médical, du juridique, que de l’économique, mais il est surtout révélateur de nos tabous, de nos représentations sociales péjoratives envers les personnes porteuses de handicap.

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