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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le rôle des tutelles

Le rôle des tutelles Pour conclure, on peut dire que le concept de tutelle est présent et a une place prépondérante dans l'éducation spécialisée, tout l'accompagnement effectuée sur les jeunes ou sujet en général résulte de cette tutelle. Elle permet l'échange, l'interaction entre le tuteur et le jeune, favorise une relation de confiance basée sur l'aide et la protection et aide l'élève à envisager qu'une personne tiers la guide et l'oriente pour résoudre ces problèmes, ces difficultés.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Le travail en équipe pluriprofessionnelle
L’équipe est l’un des tous premiers outils de l’éducateur, celui sans lequel il ne peut exercer convenablement son métier. Accompagner l’Autre dans sa démarche du grandir est une tâche si complexe que nul ne peut prétendre pouvoir y parvenir seul. Il n’y a d’éducateur possible qu’au sein d’une équipe ! Pour autant, l’affaire n’est pas facile et les évidences sont encore une fois, trompeuses. L’équipe, c’est d’abord un fantasme ou bien un idéal de travail. Ce n’est jamais un objet élaboré une bonne fois pour toutes dès lors qu’une liste de noms de professionnels la compose. Une équipe, ce n’est pas qu’un planning affiché en salle de réunion. Une équipe c’est beaucoup plus que cela ! C’est un esprit, dit-on couramment, qui porte vers le même objectif des hommes et des femmes identifiés par leurs valeurs. Ils peuvent se heurter, ils n’en restent pas moins du même bord. Alors, l’équipe joue le rôle de tiers dans la relation entre soi et l’autre. Elle permet à l’éducation de prendre le risque du transfert. Le travail en équipe est un travail de coopération, de réflexion et de prise de décisions par différents professionnels du secteur médico-social, concernant la prise en charge de l’usager. En réponse à la commande sociale prévue par la loi 2002-2, les établissements sont tenus d’exercer leurs rôles et leurs fonctions en équipe pluri professionnelle.
Partenariat et réseau dans un foyer logement
J'ai fait mon stage dans un foyer logement accueillant une trentaine d'adultes souffrant de troubles psychotiques. Ceux-ci vivent en autonomie dans des studios individuels. La quasi-totalité des résidents a déjà fait un séjour en hôpital psychiatrique, c'est souvent ces derniers qui les informent de l'existence de la structure relativement nouvelle. Le foyer a donc des liens plus ou moins forts avec les établissements de santé. Plusieurs lois encadrent les liens entre médico-social et sanitaire: la loi du 2 janvier 2002 relative à la modernisation de l'action sociale et médico-sociale, ainsi que la loi du 4 mars 2002 relative au droit des malades et à la qualité du système de santé, qui encourage notamment la création de réseaux de santé, favorisant « l'accès au soin, la coordination, la continuité ou l'inter disciplinarité des prise en charge sanitaires, notamment de celles qui sont spécifiques à certaines populations, pathologies ou activités sanitaires. »
La relation éducative
J’ai décidé de m'interroger sur la relation éducative car j'ai travaillé quelques années auprès de personnes handicapées, plus particulièrement en internat. A la rencontre de ces personnes, j'ai essayé d'établir une relation de confiance au fil des jours, des gestes de la vie quotidienne, de tisser des liens, … Cela me paraît indispensable dans le travail éducatif. En effet, le travail de l'éducateur se caractérise par le partage de période de vie avec différentes personnes en situation de difficulté et de souffrance. L'action éducative, c'est donc le partage d'un vécu à travers différents supports tel que le quotidien, les espaces de médiation, etc... Ainsi, les liens se nouent, la confiance et la relation naissent et s'instaurent.
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

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