LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Autre

Les mineurs et la prison

Les mineurs et la prison Le vingt-et-unième siècle est marqué par l’écriture d’une nouvelle page dans l’histoire de la prise en charge carcérale des mineurs délinquants. Suite à des rapports de visite alarmants de différentes instances nationales ou internationales quant aux conditions de détention en France, et plus particulièrement de détention des mineurs, les pouvoirs publics ont réagi. Des établissements pénitentiaires supplémentaires sont en construction, de nouvelles structures ont vu le jour (les Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs), une commission est réunie par madame le Garde des Sceaux afin de réfléchir à une révision et une clarification de l’ordonnance du 2 février 1945, relative à l’enfance délinquante. Si de nouveaux horizons sont ouverts, il n’en reste pas moins nécessaire de dresser un état des lieux afin de comprendre le cheminement qui a permis d’aboutir à la situation actuelle. Les notions clé de minorité pénale et de discernement sont consacrées en France par le Code criminel de 1791, qui prescrit que « lorsqu’un accusé mineur […] aura commis le crime pour lequel il est poursuivi avant l’âge de seize ans accomplis, les jurés décideront […] la question suivante : le coupable a-t-il commis le crime avec ou sans discernement ? » S’il est reconnu que le coupable a agi avec discernement, les peines d’emprisonnement qu’il encourt sont alors amoindries par rapport à celles encourues à raison des même faits par des adultes, la peine de mort étant commuée en vingt ans d’emprisonnement. En l’absence de cette faculté, seul l’acquittement est envisageable. Mineurs et majeurs (au sens pénal de ces termes, soit en deçà et au-delà de seize ans) purgent toutefois leur peine d’emprisonnement dans les mêmes maisons de correction. Ce seuil de majorité pénale, fixé à seize ans pour crime, sera étendu à toutes les infractions par le Code pénal de 1810.

Il ressort de cette analyse que les mineurs en prison sont très majoritairement des prévenus, ce qui remet considérablement en cause le caractère exceptionnel que la détention provisoire des mineurs revêt dans les instruments juridiques. De plus, les durées d’emprisonnement étant très courtes, elles rendent difficile une réelle prise en charge éducative, qui ne peut résulter que d’un travail de longue haleine. Cette démarche ne peut alors être convenablement menée que s’il existe une réelle coopération entre les éducateurs des milieux ouvert et fermé. Il appartient aux directions régionales de la PJJ d’intervenir au plus vite afin d’assurer cette collaboration dans les régions pénitentiaires abritant des EPM, faute de quoi il s’avèrera impossible de tirer profit de ce dispositif pourtant prometteur. Les conditions de détention des mineurs, fortement dénoncées au début des années 2000, semblent évoluer sensiblement. La construction de nouvelles structures devrait permettre d’abandonner les quartiers mineurs les plus insalubres et de délester ceux souffrant de surpopulation. Il importe toutefois de remarquer que l’incarcération des mineurs témoigne de l’insuffisance ou du mauvais fonctionnement des dispositifs de traitement de la délinquance juvénile en milieu ouvert. En effet, plus ces structures seront performantes, moins le recours à la détention sera nécessaire. Le renforcement des moyens de prise en charge carcérale des mineurs (et de tout délinquant en général) était certes indispensable et urgent, mais il serait préférable de l’accompagner d’un renforcement des moyens de prévention et d’accompagnement en milieu ouvert pour que la lutte contre la délinquance juvénile soit des plus efficaces.
Catégorie: Rapport de stage
Type de fichier: application/pdf
Historique du document: 0
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Les obstacles à la médiation familiale
Née Outre-atlantique dans les années 1965-70, introduite en Grande Bretagne en 1978, la médiation familiale a pris des couleurs européennes à la fin des années 1980. C’est sous l’influence des médiateurs québécois qu’elle a pénétré en France. En dehors de tout contexte juridique, la médiation est née et s’est développée de façon empirique grâce à l’activité et à la réflexion de pionniers, professionnels très divers des domaines psychosociaux et juridiques, et associations des parents séparés ou divorcés. Ces pionniers, confrontés aux conséquences dramatiques de certaines situations de séparations conflictuelles en particulier sur les enfants, ont très tôt considéré que le principe d’égalité des parents devant l’avenir des enfants devait servir d’hypothèse au développement de la médiation familiale.
La Maladie d' Alzheimer et l'incroyable défi de l'aide aux aidants familiaux : Dossier Capet STMS
La question posée était de savoir en quoi les aides locales proposées pour la prise en charge de la maladie d'Alzheimer répondent aux problématiques des aidants familiaux. La recherche bibliographique a permis de déterminer l’impact de la maladie sur le malade et sur l’aidant familial. Elle a révélé qu’il s’agit d’une maladie modifiant la personnalité du malade, et provoquant un déclin cognitif progressif mais irréversible. Les incidences sur l’aidant sont d’ordre social, physique et psychologique. L’enquête de terrain auprès de dix aidants familiaux a permis de mettre en lumière les difficultés rencontrées dans la prise en charge du parent malade, leur attentes et les incidences des aides mises en place sur leur qualité de vie. La lourdeur de la prise en charge, l’anxiété ou la peur, la fatigue physique, la coupure avec le monde extérieur ou la diminution des relations sociales, sont apparues comme des difficultés majeures rencontrées par les aidants familiaux.
Le traitement médiatique de l'anorexie mentale
Afin de comprendre le fonctionnement de l’appareil médiatique, il est important de prendre un objet, un sujet culturel exploité par les médias mais dont la logique est assurément différente. L’anorexie mentale est alors apparue comme un objet particulièrement adéquat pour une étude du traitement médiatique. En effet cette maladie est constituée de multiples facettes et a été étudiée par la psychiatrie, la médecine mais également par la sociologie. Tout cela constitue un objet extrêmement complexe. Le traitement médiatique de l’anorexie mentale est donc apparu comme un sujet permettant de répondre à un ensemble de questionnements. La télévision est-elle régie par l’audimat ? Les médias peuvent-ils aborder un sujet médical ? Internet est-il une source d’information ou de désinformation ? Autant de questions auxquelles nous essayerons d’apporter des réponses.

Le choix de cet objet d’étude est venu suite à une réflexion personnelle sur les apparences. Les individus basent effectivement leur jugement sur autrui principalement sur le critère physique, sur les apparences. Les anorexiques souffrent justement d’une caractéristique physique facilement stigmatisante, la maigreur. Ayant personnellement une corpulence comparable à celle d’un anorexique, je reçois couramment des remarques par rapport à mon poids. La maigreur serait ainsi un caractère qui dérange et soulève un questionnement sur l’état de santé et sur l’anormalité. Face à cela, le jeu médiatique actuel me semble également porter une importance particulière à l’image, aux apparences et à son rôle normatif. Devant ces hypothèses, analyser le traitement médiatique de l’anorexie mentale permettrait de les confronter à la réalité et ainsi d’obtenir des réponses.
Le Petit Peuple de Pénélope
Pénélope a un seul objectif, travailler pour offrir ses productions. En suivant son chemin, à son rythme et avec détermination, Pénélope partagera ce projet avec tous les participants de l’atelier création où écloront de nombreuses poupées. En terminant ce projet, je savais, par intuition, qu’un processus thérapeutique avait eu lieu, mais j’ai été trop éblouie pour le voir. Grâce aux apports théoriques de S. Tisserons notamment, j’espère transmettre la lecture que j’ai pu en faire :

Connexion

Abonnement

Recherche