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La population toxicomane dite “ errante ”

La population toxicomane dite “ errante ” Pour ce faire, le premier chapitre explicitera le choix de cette thématique d’un point de vue professionnel, humain, épistémologique, théorique en référence à une certaine éthique. Puis, sera abordé le choix de l’entretien compréhensif comme outil méthodologique ; suivi d’une description de la boutique, lieu de réalisation de l’enquête, et de la population toxicomane active, par l’intermédiaire entre autre de définitions de l’addiction et des conduites à risque. Dans un second chapitre, les contextes d’entretiens, les portraits des interviewés et les synthèses d’entretiens permettront d’appréhender la population toxicomane dite “ errante ” avec un regard plus sensible, une rédaction au plus proche de leurs mots, pour une lecture immergeante .

S’il est indéniable que les personnes interviewées ont une part de souffrance liée à leur enfance influant les prémisses d’une carrière déviante, le choix de s’y engager a été constitutif d’étapes franchies. L’exclusion familiale, sociale n’a pas permis aux individus d’être reconnus, d’acquérir une place. La stigmatisation, la désignation sociale, l’étiquetage, la catégorisation ont fortement encouragé la seule inscription possible et restante qu’est la déviance. En généralisant un comportement hors norme à toute une personnalité, l’individu se trouve enfermé dans un statut de délinquant. Ce statut prévalant sur les autres, il est très difficile de s’en démarquer. De plus, si les errants sont perçus comme des “ outsiders ”, ils considèrent les gens ordinaires de même. Les interactions entre ces deux groupes deviennent alors plus rares, empêchant l’adaptation et les ajustements.
Catégorie: Rapport de stage
Type de fichier: application/pdf
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