LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Autre

Jalons structurels pour une clinique psychanalytique de l'autisme.

Jalons structurels pour une clinique psychanalytique de l'autisme. « Les points les plus importants du corps en sont les orifices, et, naturellement, ils sont le siège de sensations très particulières.Quand nous respirons en fermant la bouche, nous éprouvons des sensations particulières dans le nez ; mais aussi quand nous respirons bouche ouverte et que nous ne sommes pas conscients de respirer, nous sentons distinctement l’intérieur des narines. Ce qui est important, c’est que nous les sentons près de l’orifice, non pas vraiment au bord des narines mais à environ un centimètre de retrait.À ce niveau nous sentons ou bien quelque chose de spécifique, ou bien la fraîcheur de l’air. Il en va de même pour la bouche. Nous ne sentons pas notre bouche véritablement au bord des lèvres. La zone sensible est, là encore, à environ un centimètre de retrait. Quand nous respirons par la bouche,nous sentons l’air sur la voûte du palais mais il semble que nous le sentions aussi dans le tiers antérieur de la cavité buccale. Si nous respirons très profondément, nous sentons l’air au fond de la bouche et même dans la région du sternum et pas plus avant qu’à un ou deux centimètres de la surface. Nous pouvons dire d’une manière générale que les zones les plus sensibles du corps sont situés près des orifices, mais à un ou deux centimètres en retrait de la surface»

Pure présence hors-sens à un commandement de jouissance absolu, la position de l’autiste apparaît, au terme de ce travail, comme relevant d’une structure singulière, distincte de la structure psychotique. Convaincu de la consistance de la part humaine, « part maudite », pour reprendre l’expression de Bataille, témoignée dans les « trognons de parole » et l’immutabilité de l’autiste infantile précoce, on aura tenté de pousser le mythe freudien de l’écriture subjective dans ses derniers retranchements. On ne peut rien savoir, ou si peu, des facteurs constitutionnels qui auront forcé le sujet autistique à répondre de sa jouissance dans la présence pure. Si dans les anamnèses se lisent fréquemment les conditions d’existences dramatiques de la prime enfance, que le trauma soit somatique (grands prématurés, opérations chirurgicales à la naissance) ou occasionné par un environnement ravageant (qui s’accompagne d’ailleurs d’une négligence du corps par l’Autre), on peut encore parier sur le reste qui permit à l’enfant de survivre au traumatisme. Si « l’inconscient à ciel ouvert » du psychotique est passé dans la doxa psychanalytique, c’est au réel de la jouissance que l’autiste nous confronte brutalement. Comment il vient à s’inscrire en place de réel de l’Autre ? La question en reste ouverte. Mais cette configuration topologique doit orienter la position du clinicien.
Catégorie: Rapport de stage
Type de fichier: application/pdf
Historique du document: 0
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

L'enseignement du Français en contexte plurilingue
Dans un contexte linguistique particulier où le français côtoie le créole vernaculaire dit créole guadeloupéen, l’anglais, l’espagnol, et les divers créoles (haïtien, dominiquais, martiniquais, guyanais…), les interférences langagières entre deux langues font partie intégrante de la vie quotidienne des petits guadeloupéens. Ces interférences font qu’une majorité des élèves voire de la population évolue dans un contexte plurilingue mais en réalité ne maîtrise aucune de ces langues. En effet, issus d'une langue maternelle anglaise, espagnole ou majoritairement créole, certains élèves se retrouvent dans des situations non propices à leur réussite et ce du fait d’un enseignement non adapté à leur situation linguistique.
Elaboration du test "Evaluation des Savoirs de Base" dans un ESAT
Ce mémoire, à visée applicative, a donc un double objectif : la réalisation d’une cinquantaine de passations auprès du public concerné afin de produire des études statistiques et psychométriques (qui ne seront pas effectuées dans cette étude), et parallèlement, l’élaboration de quelques études de cas afin de les intégrer dans le manuel d’utilisation du test.
Les mineurs et la prison
Le vingt-et-unième siècle est marqué par l’écriture d’une nouvelle page dans l’histoire de la prise en charge carcérale des mineurs délinquants. Suite à des rapports de visite alarmants de différentes instances nationales ou internationales quant aux conditions de détention en France, et plus particulièrement de détention des mineurs, les pouvoirs publics ont réagi. Des établissements pénitentiaires supplémentaires sont en construction, de nouvelles structures ont vu le jour (les Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs), une commission est réunie par madame le Garde des Sceaux afin de réfléchir à une révision et une clarification de l’ordonnance du 2 février 1945, relative à l’enfance délinquante. Si de nouveaux horizons sont ouverts, il n’en reste pas moins nécessaire de dresser un état des lieux afin de comprendre le cheminement qui a permis d’aboutir à la situation actuelle. Les notions clé de minorité pénale et de discernement sont consacrées en France par le Code criminel de 1791, qui prescrit que « lorsqu’un accusé mineur […] aura commis le crime pour lequel il est poursuivi avant l’âge de seize ans accomplis, les jurés décideront […] la question suivante : le coupable a-t-il commis le crime avec ou sans discernement ? » S’il est reconnu que le coupable a agi avec discernement, les peines d’emprisonnement qu’il encourt sont alors amoindries par rapport à celles encourues à raison des même faits par des adultes, la peine de mort étant commuée en vingt ans d’emprisonnement. En l’absence de cette faculté, seul l’acquittement est envisageable. Mineurs et majeurs (au sens pénal de ces termes, soit en deçà et au-delà de seize ans) purgent toutefois leur peine d’emprisonnement dans les mêmes maisons de correction. Ce seuil de majorité pénale, fixé à seize ans pour crime, sera étendu à toutes les infractions par le Code pénal de 1810.
Hébergement et réinsertion sociale : La sélection des publics en demande d’aide
Face à un nombre important de demandes d’hébergement en C.H.R.S (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale), les travailleurs sociaux de ce secteur se voient dans l’obligation de sélectionner le public. Certains critères de sélection sont définis publiquement mais ne suffisent pas à eux seuls pour faire un choix entre les personnes. Une enquête a été menée auprès de quarante travailleurs sociaux qui réalisent des entretiens en vue d’une orientation ou d’une admission en CHRS dans tous les départements de la région Rhône Alpes. Les résultats montrent que ces professionnels utilisent des informations ouvertes à plusieurs interprétations pour sélectionner le public et qu’un consensus existe pour en juger certaines comme positives et d’autres comme négatives pour intégrer un CHRS. L’étude met aussi en lumière une différence d’interprétation de ces informations selon la fonction, l’expérience professionnelle, le sexe du travailleur social, la formation professionnelle et le département d’exercice. De plus, elle montre que les travailleurs sociaux ne sont pas toujours conscients de la manière dont ils construisent leur jugement. En effet, la recherche montre qu’il existe des écarts importants entre ce que les travailleurs sociaux pensent faire pour construire leur jugement et ce qu’ils font réellement.

Connexion

Abonnement

Recherche