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Les usages sociaux des handicaps : GOFFMAN

Les usages sociaux des handicaps : GOFFMAN < /u> Il ne faut pas confondre le déviant et le stigmatisé. Le second peut ne pas être vu comme déviant pourvu qu'il applique les règles qui sont édictés pour ses semblables d'infortune lors des relations sociales. De plus la déviance n'est pas forcément néfaste à la société dans la mesure où, selon le groupe de référence que nous utilisons pour l'étudier, elle peut remplir des fonctions vitales à la cohésion du groupe. C'est le cas du déviant intégré ou du groupe déviant intégré qui, bien que leur caractéristiques ne soient pas remises en cause, font office de contre-exemple à ne pas suivre. En quelque sorte, le déviant donne l'occasion de rappeler la norme et les bonnes mœurs (par exemple par l'intermédiaire du prêtre ou du policier).
Catégorie: Fiche de lecture
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Lettre au père : F. Kafka
Cette lettre est bien plus qu’une lettre puisqu’elle tient à peu près sur 73 pages (en allemand comme en français) et qu’elle a une valeur littéraire, à la fois parce que son auteur est un écrivain et parce qu’elle a un véritable contenu sociologique et philosophique. Cette lettre est un long monologue où F. Kafka expose ses sentiments à son père, sentiments qu’il ne peut garder pour lui, mais qu’il ne parviendra pas pour autant à lui dire.
La discrimination négative : Robert Castel
Robert Castel est un sociologue français, agrégé de philosophie et docteur en lettres et sciences humaines. Il est directeur d’études du CEMS (centre d’études des mouvements sociaux) à l’EHESS (écoles des hautes études en sciences sociale). Il commence sa carrière en enseignant la philosophie. Puis dans les années 60 il se tourne vers la sociologie car il pensait que la philosophie était un peu trop abstraite, conceptuelle. Il fait alors la connaissance de P. Bourdieu avec qui il va travailler.
S.BEAUD, M.PIALOUX : « Violences urbaines, violences sociales, genèse des nouvelles classes dangereuses »
Le point de départ du livre est la suite d’émeutes qui a eu lieu à Montbéliard, ville industrielle de Franche-Comté, à la suite d’interpellations de jeunes en juillet 2000. Les émeutes, selon Stéphane BEAUD et Michel PIALOUX, ne sont que le symptôme d’une lente et longue dégradation des conditions de vie des habitants du quartier de la Petite Hollande, classé zone urbaine prioritaire dans le cadre de la politique de la ville. L’originalité de cet ouvrage tient en ce que les auteurs expliquent les émeutes d’un point de vue sociologique mais aussi économique, en prenant notamment appui sur les transformations des conditions de travail et d’emploi dans la région. Cet angle d’approche a déjà été mis en évidence dans un ouvrage précédent des mêmes auteurs « Retour sur la condition ouvrière » - déjà situé à Montbéliard….
L'échec de la protection de l'enfance en France : BERGER Maurice
Le dispositif de la protection de l’enfance coûte chaque année pas moins de cinq milliards d’euros aux contribuables français. On dénombre quelque 270 000 mineurs concernés par ce dispositif. Pourtant cet effort important consenti par les pouvoirs publics en faveur de la protection de l’enfance semble inefficace, puisqu’une multitude de rapports d’experts (une dizaine entre 2000 et 2006, dont 3 de l’IGAS) sont venus en pointer les dysfonctionnements, et partant en exacerber les critiques. Celles-ci concernent essentiellement la complexité de l’organisation du dispositif conjuguant des finalités parfois antithétiques, voire même inconciliables, savoir d’un côté la protection de l’enfance en danger, de l’autre, les droits des parents et le soutien à la parentalité. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’ouvrage de Maurice BERGER, intitulé : l’échec de la protection de l’enfance, publié dans sa première édition en 2003. Sous la forme d’un véritable réquisitoire, Maurice BERGER dénonce, (outre l’inefficacité de ce dispositif, qu’il qualifie volontiers de « bateau ruineux à la dérive » et « d’irrémédiable gâchis »), la nuisance de celui-ci, non seulement, au regard de l’enfant qu’il ne protège guère, voire même dont il aggrave les déficiences, mais aussi au regard de la société, qui à terme, supportera la charge durable de ces «inadaptés en tout genre», qu’aura engendré un tel dispositif.

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