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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Les formes élémentaires de la pauvreté : S PAUGAM

Les formes élémentaires de la pauvreté : S PAUGAM

Dans son ouvrage « Les formes élémentaires de la pauvreté », Serge Paugam, sociologue français contemporain étudie le phénomène de la pauvreté et tente de la définir en fonction de paramètres historiques et géographiques.

Il est intéressant de faire un tour d’horizon de la question dans une perspective européenne, cela permet de remettre en question des évidences, comme par exemple, décharger l’individu du poids de l’échec qu’on lui attribue de façon tacite. L’éducateur peut utiliser ces informations pour aider des personnes à se sentir respecter dans leur dignité.

Catégorie: Autre Educateur spécialisé
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Documents associés

Les représentations sociales

Nous développons tous une perception d’autrui, à partir de quelques repères qui nous servent à situer notre interlocuteur : son physique, sa démarche, ses vêtements, des signes distinctifs. Par exemple, la casquette ou les vêtements de marque pour le jeune adolescent des cités, l’attaché-case pour le cadre dynamique ou encore le collier de perles fines pour la bourgeoise. Ces éléments peuvent paraître caricaturaux et pourtant ils sont actifs dans notre perception d’autrui.

Etude de cas juridico-clinique

J’ai choisi de vous présenter la situation de Fernand, jeune garçon de 5 ans, placé au foyer Delta Sud de M. dans le cadre d’une Ordonnance de Placement Provisoire en date du 10 Février 2006. Fernand, ainsi que sa famille dépendent de la circonscription DGAS de S-de-P. La fratrie est suivie par une assistante sociale de l’ASE. Fernand est un petit garçon de 5 ans plein de vie qui a un caractère fort et qui exprime très clairement ce qu’il ressent.

Mon choix s’est porté sur Fernand, car dès son arrivée, une relation particulière s’est installée entre nous. J’ai été touchée par Fernand, car malgré son jeune âge et son histoire familiale, il garde une entière joie de vivre. J’ai eu envie de m’intéresser davantage à son passé, aux causes de son placement pour pouvoir adapter au mieux mon implication par rapport à sa prise en charge au sein du foyer Delta Sud.

En quoi la distance entre l'éducateur et l'adolescent agit-elle dans l'accompagnement éducatif au sein d'une MECS

L’accompagnement éducatif des adolescents en Maison d'Enfants à Caractère Social commence idéalement par l’installation d’une relation de confiance entre l’éducateur et le jeune. L'adolescent qui arrive en institution sociale, de part son histoire, a très souvent des difficultés dans ses interactions avec les autres et il considère rarement son placement dans son intérêt. Trouver une distance dans la relation éducative qui soit adaptée aux difficultés rencontrées par l'adolescent fait partie intégrante du travail d'accompagnement de l'éducateur en MECS. C'est ce que nous avons choisi d'étudier dans ce dossier.

Analyse de situation éducative

La situation éducative que j’ai choisi se déroule lors de ma dernière semaine de stage, au cours du repas du soir, que je prends avec une dizaine des résidents du secteur Accueil en Logement Temporaire du foyer. L’animatrice (qui est ma référente) ne prends le repas au foyer qu’un soir par semaine en raison de ses horaires de travail, aussi suis-je accoutumée à dîner seule avec les résidents, ce qui est le cas ce soir-là. Vers le milieu du repas, je demande aux résidents s’ils ont envie de s’inscrire à la sortie à la plage que j’ai organisé pour un prochain week-end.

En regardant son assiette, tout en continuant à manger, Karima, une jeune fille de 21 ans, me répond que je peux toujours rêver et qu’elle n’ira pas à la plage avec une “balance”. Quelque peu surprise, je lui demande de s’expliquer car je ne comprends pas alors ce qu’elle veut dire. Karima, devenant plus agressive, me rétorque qu’elle sait très bien que c’est à cause de moi qu’elle a reçu un avertissement de la directrice. Je comprends alors ce qu’elle veut dire en me qualifiant de “balance”. En effet, le jeudi de la semaine précédente, alors que j’étais du soir, je surpris après le repas une dizaine de résidents en train de brûler de la résine de cannabis le plus ouvertement du monde dans le hall du foyer. A ma vue, ceux-ci n’ont pas du tout tenté de dissimuler leur “matériel”, mais ont attendu que je leur rappelle qu’il était interdit de fumer dans les parties communes et d’introduire des substances illicites dans le foyer. De mauvaise grâce, ils sont alors sortis du foyer. Ce n’était pas la première fois que je leur rappelais qu’ils ne pouvaient pas fumer des joints dans le hall: j’ai souvent croisé des résidents qui fumaient dans le hall ou dans la salle télé, et j’avais toujours été très claire à ce sujet.

Il me semblait donc que les résidents savaient que je ne cautionnais pas ce comportement, et que je me trouvais au foyer dans le cadre de mon travail. J’écrivis donc un mot dans le cahier de liaison pour relater les évènements à l’animatrice, sachant que je ne reviendrai pas travailler avant le lundi, puisque je ne travaillais pas le vendredi.(je rappelle que nous étions un jeudi soir). Karima poursuivant ces reproches, je comprends alors que l’animatrice et la directrice (qui ne travaillaient pas au foyer ce lundi là, et que je n’avais donc pas vues) avaient donné des avertissements à tous ceux que j’avais surpris le jeudi soir. Je me trouve quelque peu déstabilisée de ne pas avoir été tenue au courant. A table, les autres résidents commencent à leur tour de commenter plus ou moins agressivement mon attitude. La tension monte. Sur un ton très calme, je demande à Karima, qui semble très en colère contre moi, de me dire précisément ce qu’elle trouve anormal dans ma façon d’agir. Karima, sur un ton agressif, dit qu’elle est “déçue“, que je n’étais pas “obligée de le dire à l’animatrice“, que “maintenant j’ai déjà deux avertissements” (le troisième entraînant l’expulsion) et qu’elle est “dégoutée”. 

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