LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Dossier notions et concepts: l'errance

Dossier notions et concepts: l'errance « Errer » vient du latin « errare » qui veut dire « s’écarter, s’éloigner de la vérité », mais aussi « aller ça et là à l’aventure », « faire fausse route, s’égarer ». J’effectue mon stage de première année dans un CHRS proposant une prise en charge de type « stabilisation », accueillant des hommes de plus de 40 ans. Je m’intéresse au concept « d’errance » car ce terme tend, de plus en plus, à désigner les hommes accueillis dans la structure où je suis en stage. Existe t-il plusieurs types d’errance ? Comment la reconnaître ? Comment est t-elle vécue par les personnes dites « en errance » ? Comment en tant que travailleur social, nous pouvons la prendre en compte dans notre pratique professionnelle ? Après avoir retranscrit diverses définitions de l’errance; je souhaite approfondir cette notion auprès d’une population particulière : les hommes de plus de 40 ans, en errance depuis plusieurs années.

L’errance est une réalité psychique avant tout. Elle n’est jamais choisie, elle résulte d’une multitude de facteurs différents d’une personne à l’autre. Elle n’est pas toujours physique, mais l’errance physique peut être une étape. L’errance est toujours à inscrire dans le temps. Ce travail sur le concept d’errance est surtout centré sur les personnes en errance ; c’est en effet la partie du concept qui m’interroge le plus et que j’ai pu davantage appréhender sur mon lieu de stage. Cependant, le concept est encore très large et peut être étudié dans d’autres domaines, je pense notamment à l’art et à la littérature, donnant au concept un côté « romantique » et plus abstrait.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document: 0
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

En quoi les phénomènes de rupture favorisent t-ils l’exclusion ou l’intégration des jeunes de 16 à 21 ans ?

Nous tirons de notre expérience que les actes de violence posés par les adolescents que nous accompagnons au quotidien, les amènent à être en rupture avec les autres mais aussi avec les institutions dont ils sont exclus.

Nous allons tout d’abord donner deux définitions concernant le mot « rupture », trouvées dans le dictionnaire « Le petit Robert » :

La rupture : Fait de casser, de rompre sous l’effet d’un choc, cessation brute, opposition entre des choses qui se suivent, fait d’interrompre des relations.

En rupture avec : en opposition affirmée, annulation d’un engagement, séparation plus ou moins brusque de personnes.

On peut donc dire que lorsque l’on évoque la rupture, cela fait écho à des liens qui sont rompus. Or, qu’est ce que le lien ?

Ce ciment, que l’on appelle souvent « lien social » et qui produit de la solidarité entre les membres d’une société, ne naît pas spontanément.

Il est le résultat de ce qu’on appelle l’intégration qui peut être définie comme le processus qui permet aux membres d’une société de se reconnaître comme équipiers d’un même bateau, si l’on peut faire cette comparaison, c'est-à-dire solidaires les uns des autres, ayant chacun vis-à-vis des autres des obligations mais aussi des droits.

La distance dans la relation éducative
Évoluant dans un domaine où la seule certitude que l'on puisse avoir est celle de douter, bien souvent la question du juste positionnement vis-à-vis des jeunes pris en charge revient. Cette question est celle de la distance dans la relation éducative. Ai-je agi avec discernement ? Ne me suis-je pas laissé aller à mon émotivité ? Ai-je fait ce qu'il fallait en fonction des circonstances ? De ces premiers questionnements surgissent de nouvelles interrogations. Le travail éducatif passe-t-il par une intervention permanente et sans limite, quitte à provoquer en retour des réactions violentes de la part des usagers ?
Analyse de pratique professionnelle
Les professionnels de l’éducation spécialisée travaillent avec l’humain. Un éducateur se doit donc de réfléchir sur sa pratique. Ses actes et ses ressentis vont inévitablement influencer le comportement ou l’état d’esprit des personnes qu’il accompagne. En tant qu’éducateur spécialisé en formation, s’exercer à l’analyse de ma pratique me parait essentielle. Il ne s’agit pas d’évaluer si je suis un bon ou un mauvais professionnel, mais plutôt de comprendre en quoi ma pratique a un impact sur les personnes. L’objectif étant de les accompagner au mieux. Ce dossier a donc pour but d’analyser ma pratique tout au long de ma formation. Dans cette optique, je vais me baser sur trois situations, une sur chaque lieu de stage. Et cela afin de porter un regard critique sur les accompagnements sociaux et éducatifs spécialisés que j’ai pu mettre en place. Chacune des situations sera introduite par une présentation du contexte dans laquelle elle s’est déroulée et suivie d’une analyse de ma pratique. Je pourrai ainsi être amené à faire des propositions de modification de ma pratique. Dans un souci de conserver l’anonymat des personnes je vais utiliser des faux prénoms pour les identifier.
Réseau et Partenariat au Québec
Actuellement en formation d’éducateur spécialisé, j’ai pu repérer, lors de mes différentes expériences quelques bénéfices du travail en partenariat : L’ouverture des établissements permet d’abord de ne pas stigmatiser les personnes accueillies en institution. Ces dernières peuvent l’être sur un territoire, par le lien direct à la structure. Si l’on ne donne pas l’occasion à la population de rencontrer les personnes accueillies, cela n’impulsera pas leur inclusion dans la société. Or, c’est une des missions du travailleur social que de participer à cette inclusion. Ensuite, cela permet de compléter les compétences de l’équipe pluridisciplinaire de l’établissement. Un professionnel ou une équipe ne peut pas répondre à elle seule à l’ensemble des besoins et désirs des personnes accompagnées. Il est donc nécessaire de faire appel aux ressources du territoire pour garantir un accompagnement complet des personnes. Enfin, ce travail conjoint amène à prendre du recul par rapport aux situations ou populations accueillis pour mieux répondre à leurs besoins et donc, favoriser une possibilité d’accompagnement complète de la population. De plus aujourd’hui, s’unir avec les autres acteurs du territoire est devenu une obligation légale à travers différentes lois. Par exemple, celle du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale « marque la volonté explicite des pouvoirs publics de favoriser le développement des réseaux en leur accordant une légitimité accrue ». L’intérêt du réseau et des partenaires est donc à mon sens, facilement justifiable, néanmoins, il ne suffit pas de connaître ces potentiels bénéfices pour mettre en pratique ce travail ensemble. Il faut comprendre les dynamiques des relations entre les personnes ou les institutions afin d’être capable, par la suite, de s’adapter et d’être efficace avec les différents acteurs du territoire. En ce sens je débuterais mon travail en définissant ce qu'est un partenariat, ce qu'est un réseau, et mon lieu de stage de deuxième année. Ensuite, en m’appuyant sur des observations de cette expérience au Québec, j’analyserais un partenariat plus en détail afin d’étayer ma réflexion sur ce sujet. Enfin j'apporterais des propositions d'amélioration et d'évaluation liées à ce travail conjoint. L’accueil très hétérogène de l’organisme explique en grande partie la diversité du réseau et des partenaires. En effet, les partenaires seront différents entre un jeune qui rencontre des problèmes d’addictions et une mère de famille qui est suivie par la Direction de la Protection de la Jeunesse. De plus, cette diversité est induite par le fait que les acteurs du réseau peuvent devenir des partenaires et inversement selon les situations des jeunes accueillis. Par exemple, une crèche est dans le réseau car l'organisme a déjà travaillé avec elle et les deux institutions sont membres de la même table de concertation. Elle devient partenaire lorsqu'un des enfants du volet jeune parent y est inscrit et qu'il y a un besoin de suivi du développement de ce dernier ou de suivi de la relation mère-enfant. C'est d'ailleurs peut être cela qui peut expliquer la vision du réseau et du partenariat de mes collègues. En effet, ces notions ont engendré un échange intéressant entre les idées québécoises et françaises. Les membres de l'équipe que j'ai interrogé sur ce sujet m'ont renvoyé que la différenciation n'était pas présente au sein de l'organisme. Il est plutôt évoqué différents niveaux de réseau : l'un très large qui rassemble tous les organismes communautaires de l'île à qui on peut s'adresser en cas de besoin sans nécessairement les connaître. Le deuxième niveau de réseau selon eux, concerne les organismes avec lesquels les liens sont plus étroits, aussi les partenaires selon ma définition que les membres du réseau, sans différenciation. Ce travail ensemble est très présent dans le quotidien des professionnels de cet organisme, il est en effet rare qu’un jeune soit accompagné uniquement par nos services.

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche