Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

DC3 Validé en ESAT

DC3 Validé en ESAT

Jean est âgé de 47 ans. Avant son arrivé au foyer, il travaillait dans un ESAT (Service d’Aide par le Travail). En raison d’une grande fatigabilité due à une pathologie cardiaque  importante, il a bénéficié d’une réorientation par la CDAPH (Commissions des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées) vers un foyer de vie. Avant d’arriver au foyer, il vivait chez sa mère qui est sa tutrice. Sa mère est une personne âgée souffrant elle-même de gros problèmes de santé et éprouve de très grandes difficultés à se déplacer.

Depuis les changements de la loi 2002, les Etablissements et Services d’Aides par le Travail (ESAT) succèdent aux Centre d’Aide par le Travail (CAT). Ce sont des établissements médico-sociaux accessibles sur décision d’orientation de la CDAPH. Ils sont destinés aux personnes en situation de handicap qui n’ont pas acquis suffisamment d’autonomie pour travailler en milieu ordinaire. Ces personnes bénéficient d’un suivi médico-social et éducatif en fonction de leurs besoins.

Les personnes concernées doivent :

-  avoir au moins 20 ans,

-   avoir une capacité de travail inférieure à 33 % de la capacité de gain ou de travail d’une personne valide ou une capacité de travail supérieure ou égale à 33 % de la capacité d’une personne valide et avoir besoin d’un ou plusieurs soutiens (médicaux, éducatifs, sociaux ou psychologique)

-   être orienté vers ce type de structure par la CDAPH

...

Dans le but d’être cohérent et pertinent dans mes échanges avec les équipes pluri-professionnelles et les interlocuteurs extra-institutionnels, une partie essentielle du métier d’éducateur consiste à assurer une veille professionnelle sur les textes et cadres législatifs qui peuvent toucher de près ou de loin les personnes accompagnées.

Afin de rester dans un cadre professionnel et éthique, l’éducateur, dans sa relation avec les résidents et/ou sa famille, se doit d’avoir conscience des limites et du cadre de sa mission, de garder son objectivité et une distance affective mesurée.

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Travail sur la notion d'espace
La structure dans laquelle je travaille accueille des toxicomanes âgés de 18 à 25 ans dans un cadre familial, au sein d’une construction moderne située au bord de la forêt, à l’écart d’un village déjà isolé. Ces jeunes, venus là pour rompre avec le produit et travailler sur leur identité au regard de leur problématique, se retrouvent dans un lieu souvent perçu comme enfermant, de par sa situation géographique et par manque de contacts avec l’extérieur. Cet endroit peut aussi être perçu comme hostile, du moins d’emblée, mais incite souvent, par la suite, au cocooning ; il est alors investi à la manière d’un foyer bien que nous nous défendions de cet état de fait. L’isolement géographique de l’établissement se justifie car il permet une rupture efficace et une prise de recul aux personnes dépendantes séjournant dans le centre de soins. Elles sont loin de leur région d’origine et pour une période initiale de six mois. Bien que positif de ce point de vue, l’isolement ne favorise pas les démarches d’insertion sociale.
Réseau et Partenariat au Québec
Actuellement en formation d’éducateur spécialisé, j’ai pu repérer, lors de mes différentes expériences quelques bénéfices du travail en partenariat : L’ouverture des établissements permet d’abord de ne pas stigmatiser les personnes accueillies en institution. Ces dernières peuvent l’être sur un territoire, par le lien direct à la structure. Si l’on ne donne pas l’occasion à la population de rencontrer les personnes accueillies, cela n’impulsera pas leur inclusion dans la société. Or, c’est une des missions du travailleur social que de participer à cette inclusion. Ensuite, cela permet de compléter les compétences de l’équipe pluridisciplinaire de l’établissement. Un professionnel ou une équipe ne peut pas répondre à elle seule à l’ensemble des besoins et désirs des personnes accompagnées. Il est donc nécessaire de faire appel aux ressources du territoire pour garantir un accompagnement complet des personnes. Enfin, ce travail conjoint amène à prendre du recul par rapport aux situations ou populations accueillis pour mieux répondre à leurs besoins et donc, favoriser une possibilité d’accompagnement complète de la population. De plus aujourd’hui, s’unir avec les autres acteurs du territoire est devenu une obligation légale à travers différentes lois. Par exemple, celle du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale « marque la volonté explicite des pouvoirs publics de favoriser le développement des réseaux en leur accordant une légitimité accrue ». L’intérêt du réseau et des partenaires est donc à mon sens, facilement justifiable, néanmoins, il ne suffit pas de connaître ces potentiels bénéfices pour mettre en pratique ce travail ensemble. Il faut comprendre les dynamiques des relations entre les personnes ou les institutions afin d’être capable, par la suite, de s’adapter et d’être efficace avec les différents acteurs du territoire. En ce sens je débuterais mon travail en définissant ce qu'est un partenariat, ce qu'est un réseau, et mon lieu de stage de deuxième année. Ensuite, en m’appuyant sur des observations de cette expérience au Québec, j’analyserais un partenariat plus en détail afin d’étayer ma réflexion sur ce sujet. Enfin j'apporterais des propositions d'amélioration et d'évaluation liées à ce travail conjoint. L’accueil très hétérogène de l’organisme explique en grande partie la diversité du réseau et des partenaires. En effet, les partenaires seront différents entre un jeune qui rencontre des problèmes d’addictions et une mère de famille qui est suivie par la Direction de la Protection de la Jeunesse. De plus, cette diversité est induite par le fait que les acteurs du réseau peuvent devenir des partenaires et inversement selon les situations des jeunes accueillis. Par exemple, une crèche est dans le réseau car l'organisme a déjà travaillé avec elle et les deux institutions sont membres de la même table de concertation. Elle devient partenaire lorsqu'un des enfants du volet jeune parent y est inscrit et qu'il y a un besoin de suivi du développement de ce dernier ou de suivi de la relation mère-enfant. C'est d'ailleurs peut être cela qui peut expliquer la vision du réseau et du partenariat de mes collègues. En effet, ces notions ont engendré un échange intéressant entre les idées québécoises et françaises. Les membres de l'équipe que j'ai interrogé sur ce sujet m'ont renvoyé que la différenciation n'était pas présente au sein de l'organisme. Il est plutôt évoqué différents niveaux de réseau : l'un très large qui rassemble tous les organismes communautaires de l'île à qui on peut s'adresser en cas de besoin sans nécessairement les connaître. Le deuxième niveau de réseau selon eux, concerne les organismes avec lesquels les liens sont plus étroits, aussi les partenaires selon ma définition que les membres du réseau, sans différenciation. Ce travail ensemble est très présent dans le quotidien des professionnels de cet organisme, il est en effet rare qu’un jeune soit accompagné uniquement par nos services.
Le temps du repas dans le quotidien
« Ce choix a été retenu afin de proposer aux résidents un moment de socialisation plus étendue au sein de l'institution et de développer une ouverture aux autres dans l'acceptation de la différence », explique le livret d'accueil. On peut noter que le temps du repas semble être un temps privilégié par l'Institution. En effet, un espace est réservé au FOT mais chacun peut circuler librement dans le restaurant et aller à la rencontre des autres. Les résidents sont répartis par tables de quatre pour favoriser l'échange. Aucune place n'est définie et chacun peut se mettre où il le souhaite. Il en est de même pour l'éducateur qui tour à tour change de table pour être au plus près des attentes des usagers.
Sexualité : comment garantir les droits des personnes handicapées ?
La sexualité des personnes handicapées en établissement est un sujet complexe qui mêle étroitement le respect des droits individuels, les principes de fonctionnement des établissements d'accueil et les représentations psychologiques ou morales de l'environnement familial. Malgré les obstacles que dressent encore certains règlements intérieurs d'établissement, voire certains professionnels, la sexualité des personnes handicapées doit être intégrée comme un droit individuel, dont l'exercice est reconnu par le projet d'établissement.

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