LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La décision auprès des personnes vulnérables,

La décision auprès des personnes vulnérables, Je me suis intéressée à la décision auprès des personnes vulnérables, car c’est un sujet de remise en question permanente. En effet, lors de mes expériences de terrain, je me suis demandée : qui décide quoi ? Quels sont les impacts de nos décisions sur autrui ? Y a-t-il une « hiérarchie » de décision ? Quel est le rôle du/des professionnel(s) autour des processus de décision, comment doit-il travailler avec l’usager et son entourage ? La décision est le résultat d’un travail de réflexion. C’est en quelque sorte un passage obligé, car une situation ne peut rester figée. Le professionnel a pour rôle d’orienter la personne, non pas vers une décision donnée, mais vers la prise d’une décision. Certaines personnes ne pensent pas avoir cette possibilité de décider, je pense que notre rôle est de leur en faire prendre conscience, afin qu’ils puissent avancer dans leurs prises de décision. Toute la difficulté de l’aide à la prise de décision est de ne pas influencer la personne. Bien que le professionnel accompagne le résidant dans une démarche la plus neutre possible, certains usagers sont tentés de prendre des décisions pour « faire plaisir à l’éducateur », et ainsi n’affirment pas réellement leur désir.

La décision est indispensable pour s’affirmer et surmonter les épreuves de la vie. Or nous avons vu dans ce dossier que l’acte de décision n’est pas insignifiant, et réveille parfois des problématiques familiales antérieures, un avenir parfois incertain et douloureux, mais aussi une promesse d’avenir, une amélioration du quotidien, etc. Je pense qu’il est important, en accord avec les nouvelles lois, d’être attentif à ne pas décider pour autrui, mais plutôt avec autrui. En institution, on travaille l’autonomie avec les personnes en situation de handicap, mais la vie en collectivité inclus des règles à respecter, comme les horaires de sortie, des repas, les autorisations de visite ou non, etc. Le professionnel a le devoir d’accompagner l’usager vers l’autonomie, mais il a aussi une obligation de protection. Il peut donc arriver durant les temps quotidiens que l’éducateur prenne des décisions pour le résidant, alors que l’usager serait en mesure de les prendre lui-même. Il est donc important de se remettre en question quant aux décisions que l’ont doit prendre, que l’on peut prendre, ou qui appartiennent à l’usager
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document: 0
Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

DPP : L'accueil dans les institutions
Ce dossier a pour but de mettre en évidence mon positionnement professionnel au regard des pratiques en lien avec ce premier domaine de compétence. A travers trois situations issues des différents stages effectués au cours de ma formation, je tenterai dans un premier temps de contextualiser la situation dans laquelle s'inscrit mon intervention pour ensuite en décrire le déroulement tout en analysant ma pratique en lien avec le domaine de compétence 1 du référentiel métier de l'éducateur spécialisé et sous l'éclairage d'apports théoriques.
Dossier Partenariat et Réseau en CHRS
3.2 L’équipe pluridisciplinaire de la structure et ses missions. L’équipe du CHRS est composée de deux Conseillères d’Education Sociale et Familiale, de trois Educateurs Spécialisés ainsi que d’une Assistante de Service Social. L’équipe éducative travaille sans différenciation de mission. Les travailleurs sociaux travaillent toujours en binôme sur l’accompagnement individualisé d’une personne. Les binômes changent pour chaque personne accueillie. En complément de l’équipe éducative, il y a une psychologue qui intervient deux fois par semaine pour le suivi psychologique des résidents. Au sein du CHRS, les travailleurs sociaux accompagnent les personnes vers l’autonomie (financière, administrative et sociale), mais également vers l’insertion ou la réinsertion sociale et professionnelle. La mission prédominante au sein du centre d’hébergement est pour moi le soutien moral, l’écoute et l’accompagnement des personnes accueillies. Néanmoins, les missions sont vraiment multiples en fonction des situations, des besoins et du projet de chacun. Les travailleurs sociaux sont souvent à l’extérieur pour accompagner au mieux les personnes dans leurs rendez-vous aussi bien médicaux que juridiques ou administratifs. L’objectif fondamental de toutes ces démarches étant, le retour au logement individuel et indépendant pour les personnes accompagnées.

IV. Partenariats et réseaux du CHRS. 4.1 Le CHRS et ses partenaires. L’idée de partenariat a pris une place importante dans le champ du social, à tel point que le principe de « travail ensemble » semble être entré dans les pratiques de l’action sociale. En effet, après m’être renseignée, de plus en plus de structures travaillent en lien avec d’autres institutions autour d’un projet commun, le but étant d’utiliser les aptitudes de chacun pour atteindre l’objectif fixé en faveur du public. Les institutions se tournent désormais vers d’autres institutions afin de répondre plus globalement à la prise en charge des usagers. Ensembles, les partenaires peuvent répondre aux besoins qu’ils n’étaient pas en mesure de mener à bien seuls, ce qui les rend complémentaires. Au sein de mon lieu de stage j’ai pu rencontrer et me renseigner sur les partenaires et le réseau dont dispose le CHRS. J’ai alors pu rencontrer un éducateur spécialisé du SATO (Services d’Aide aux Toxicomanes), qui est chargé du suivi d’une femme résidant au sein du CHRS. Ce professionnel vient régulièrement à la rencontre des référents éducatifs de Madame L. afin d’échanger sur sa santé et sa situation en générale. Suite à cet entretien les professionnels gravitant autour de la situation de Madame se rendent ensemble à son domicile, pour discuter avec elle. Ces entretiens sont réguliers et permettent un meilleur suivi. Le but commun étant la santé et le bien être de Madame L. afin qu’elle puisse s’épanouir pleinement dans son rôle de mère et cela sans risque de rechute ou de problèmes liés à la prise de stupéfiants. Le SATO est donc un appui pour le CHRS, une structure reconnue et pouvant apporter des aptitudes que les professionnels du CHRS n’ont pas forcément, notamment liées aux notions de dépendances et d’addiction. Le chargé du suivi de Madame L., dépendant donc du SATO, est d’un grand soutien pour les professionnels du CHRS. Le SATO et le CHRS travaillent régulièrement ensembles et sur différentes situations, selon les besoins de chacun. Selon Guy Pelletier , le partenariat doit s’inscrire dans le temps et dans une démarche de projet finalisé, il n’est pas une relation hiérarchique mais une relation privilégiée, les partenaires doivent tous y trouver une source d’intérêt. Il y a donc une totale liberté d’action et d’autonomie pour chacun des partenaires. Chaque action partenariale nécessite du temps et de la patience, elle doit faire l’objet d’évaluations continues et au final on doit pouvoir mesurer une évolution.
Par quelle mesure la notion de « violence » en institution émerge-t-elle ?
La violence est un concept bien compliqué à définir, polysémique. En effet, elle présente différentes formes et chacun la délimite subjectivement. La violence peut être physique, morale, verbale etc.…Selon BERGERET, la violence chez les patients ayant des troubles résulte de la partie mal intégrée de la violence primitive, fondamentale, celle qui est naturelle vitale dès les premiers moments de l’existence. Différentes causes peuvent être à l’initiative de comportements violents. Cette violence, de part ses frontières très vagues, peut être malheureusement parfois invisible et furtive.

Dans le cadre de mes expériences passées, j’ai pu observer différentes formes que l’on peut qualifier de « violence ». Ces comportements émergent entre les résidents mêmes mais existent aussi dans la relation accompagnant-accompagné. Dans ce métier, la fonction de l’écoute a une place très importante, voir primordiale. Joseph ROUZEL dit que « dans cet espace de l’écoute, l’autre énonce des demandes qui sont à prendre au pied de la lettre. Non pas pour s’y précipiter mais pour permettre au sujet de tourner autour, de l’incarner ».
L’entrée en relation avec l’Autre, différent de Soi.
« Dans son discours, l’éducateur éprouve beaucoup de mal à désigner la personne accompagnée dans une relation éducative ou de soin. Tour à tour, il utilise les termes de « clients », d’»usagers », de « résidants », d’ »handicapés »… En réalité cette pléthore de mots traduit le malaise que constitue la rencontre avec l’Autre, c’est à dire avec la différence. Au commencement de la relation éducative est l’Autre, l’éduqué, et non pas Soi, l’éducateur ; au commencement est ce presque rien et pourtant déjà tout qu’est l’individu en souffrance. L’Autre est le point d’ancrage à la relation ; il est la référence en tant que différence. » P. Gaberan. L’entrée en relation avec autrui peut paraître banale, mais lorsque l’on y réfléchit, cela ne représente pas qu’une simple interaction entre deux personnes, mais englobe bien une multitude de façon de penser et d’agir.

Ici, sera traitée la question de l’entrée dans la relation éducative, avec l’Autre, différent de soi. Nous verrons de quelle(s) manière(s) l’éducateur peut entrer en relation avec cet Autre qu’il accompagne et quels sont les enjeux pour chacun des protagonistes de cette relation ? Tout d’abord, il me semble important de définir les termes principaux de ce sujet : Comme il est indiqué dans la citation de Gaberan ci-dessus, l’Autre est « le point d’ancrage » de la relation. Mais qu’entend-t-on par ce mot ? En suivant toujours les idées de Gaberan, l’Autre est « un être réel, incarné par la chair et hanté par une histoire » il est composé d’orifices et « prend figure dans l’existence que si celui qui l’envisage a lui-même un visage » c’est à dire, que l’Autre est ainsi un être humain, et qu’il ne peut exister uniquement grâce aux relations sociales, car c’est un autre être humain, de part la parole, les gestes et le regard qu’il va poser sur lui, qui le fera exister.

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche