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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Connaissance des handicaps et des inadaptations

Connaissance des handicaps et des inadaptations On a longtemps caché dans des lieux spécialisés les enfants atteints du syndrome de Down. Leur existence était alors terrible et très brève, leur espérance de vie moyenne ne dépassait pas l'adolescence. Avec une prise en compte de leurs insuffisances physiologiques et en les traitant comme les êtres pensants et aimants qu'ils sont, la médecine parvient aujourd'hui à leur donner une espérance de vie presque normale et il n'est pas rare qu'ils prennent une place dans la vie active. L'éducation doit, au même titre que pour une autre, permettre de faire émerger les compétences et la singularité de chaque personne.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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DPP en IME : La référence / non référence.
Ayant bénéficié de l’allègement de formation, j’ai choisi d’effectuer ce 1er stage au sein de cet établissement car il s’inscrit dans la suite logique de mon parcours. Ayant déjà travaillé dans le secteur de la protection de l’enfance et du handicap, j’ai pu me rendre compte que le second était celui qui me correspondait le mieux. En effet, mon implication personnelle dans la prise en charge de ce public était beaucoup plus naturelle au sein du quotidien. De plus, mon projet professionnel de départ était d’être professeur d’EPS pour personnes sourdes et muettes. Ce choix venant du fait que mon attrait pour la langue des signes française n’ait été que grandissant, suite à diverses rencontres. Ce terrain de stage me permet donc à lui seul de répondre à toutes mes attentes. A travers ce dossier, je vais donc présenter la structure dans laquelle j’ai fait mon stage ainsi que le public accueilli. Dans un second temps, j’analyserai les pratiques éducatives puis ma place et fonction de stagiaire. Je présenterai, ensuite, un accompagnement éducatif puis je développerai un thème professionnel, à savoir celui de la référence/non référence.
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

DC4 : Projet autour des droits de l'enfant
Cette expérience m'a permis d’élaborer une posture professionnelle liée au développement social, ainsi que l’expérience de la conduite de projet dans une dynamique partenariale et participative. Il m'a permis également de découvrir la globalité du travail social sous un angle différent en adoptant différentes postures professionnelles pour mener à bien ce projet. Ce stage m'a permis d'expérimenter les différents aspects que revêt le travail de l’éducateur, j'ai découvert et participé au travail en équipe, ce qui m'a permis de repérer les enjeux des dynamiques partenariales afin de comprendre ce que peut apporter le partenariat entre deux acteurs ayant un intérêt commun. Le travail en partenariat, réseau est un mode de travail qui met en lien différents acteurs institutionnels, publics ou privés, autour de la poursuite d’objectifs communs. En effet, l’éducateur doit pouvoir s’inscrire dans une action sociale et/ou éducative, et ainsi, avoir les capacités pour argumenter et promouvoir un projet dans un contexte, ici, comme dans la commande spécifiée par notre lieu de stage celui de la petite enfance, l’enfance et l’adolescence. Les modèles d'autrefois qui consistaient à “parquer” les personnes selon leur handicap tendent à vouloir être effacés au profit de nouveaux modes d'accompagnement ; parmi eux, une grande place est laissée au milieu ouvert, au travail territorialité et au développement de pratiques partenariales. La notion de place m'a interpellé mais pour ma part, le fait d'établir un partenariat est un apport intéressant, car le fait de mêler les interdisciplinarités de chacun est un plus dans l'accompagnement de l'enfant et de sa famille. Le partenariat avec ce service peut être judicieux dans la prise en charge d'un enfant déjà suivi dans une structure spécialisée afin d'accompagner la famille ainsi que l'équipe pédagogique où l’enfant est scolarisé. Le propre de l’action sociale est défini comme « la possibilité de prévenir les exclusions et d’en réduire les effets. », donc, pour moi c'est dans ce sens-là qu'un partenariat même avec une structure ayant des missions similaires paraît intéressant pour une meilleure prise en charge de l'enfant qui est au cœur du dispositif
Les dispositifs de protection de l’enfance
Hélène, fait partie de ces jeunes pour lesquels tous les dispositifs de protection de l’enfance ont échoués. Retirées de son environnement familial à l’aube de sa première année, elle a vu sa sphère familiale se déchirer. Arrivée pour un séjour de remobilisation depuis le foyer départemental de l’enfance (FDE), la jeune me fait le récit d’un itinéraire familial douloureux. En effet, quelques années auparavant elle a assisté à une scène dramatique, sous ses yeux d’enfant, son père avait asséné plusieurs coups de couteau à sa mère. Cette violence mis au jour un cadre de vie pathologique et déstructurant pour Hélène.

Quelques jours plus tard, le Juge Des Enfants (JDE) ordonna le placement de l’enfant en pouponnière jusqu’à ses deux ans. Après un retour en famille empreint de violence et de précarité jusqu’à ses neuf ans, elle sera ballotée de famille d’accueil en MECS et cela jusqu’à l’aube de sa majorité. A propos du placement, Maurice BERGER nous affirme que « la séparation mais aussi la suspension prolongée de tout contact peut être une condition indispensable à l’équilibre psychique de l’enfant quand cette séparation est inhérente aux incapacités partielles ou totales, temporaires ou définitives des parents en matière éducative » .

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