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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La personne à la rue:attention fragile! L'ES entre ancrage social et repère dans la survie.

La personne à la rue:attention fragile! L'ES entre ancrage social et repère dans la survie.

Comment je suis passée « de la rue à l’équipe » Mes premiers mois à l’antenne, j’étais vraiment dans l’émotion, l’émulation de la découverte et complètement conquise par cette apparente convivialité si simple, si accueillante des gens de la rue. Je me sentais plus proche d’eux que de l’équipe. D’ailleurs, je me sentais plus extérieure (sentiment d’être étudiante et observatrice, du à la formation toutes les matinées au siège de l’association) que membre à part entière d’une équipe et à ce titre responsable vis à vis de sa position avec les gens de la rue. Avec du recul, je trouve cette période dangereuse tant pour le néophyte que pour l’équipe. Cette période a également été une période de tension car ma perception des situations étant faussée, je ne comprenais pas toujours les décisions d’équipe. Peu à peu, j’ai perdu mes illusions et mes idéaux (« Il suffit de les aimer pour que tout se débloque ») pour y gagner une attitude plus sereine, une humilité qui reconnaît son impuissance. J’ai notamment compris que protéger ces personnes était inutile.

En vivant à la rue, ils ont déjà supporté l’insupportable. Ils peuvent vivre - survivre - sans nous. C’est à eux de faire des choix. De toute façon, il est inutile de les porter à bout de bras : au moindre relâchement de notre part, tout s’effondre. L’équipe et l’expérience m’ont appris à garder du recul par rapport aux évènements (positifs ou négatifs) qui leur arrivent et d’une manière générale, j’ai aujourd’hui plus de méfiance vis à vis de leurs propos et plus de distance vis à vis de leurs émotions.

Tout en ignorant pas la dimension clinique des problématiques liées à l’exclusion, on ne peut que s’interroger sur le caractère pathogène du fonctionnement de notre société et sur l’impuissance de nos institutions à trouver des solutions adéquates en matière de prévention des exclusions et des inégalités sociales. Dans ces thématiques si particulières où la question du sens de la vie tient autant sinon plus de place que la seule dimension économique, il faut se montrer innovant et audacieux si l’on veut permettre à des personnes très abîmées de reprendre une place dans la société. Il faut créer des lieux chaleureux où l’on attend pas d’un individu qu’il « se remette sur pied » en neuf mois alors qu’il a dix ans de rue derrière lui.

Il faut aider chacun à trouver un sens à sa vie, une envie de se construire un avenir en permettant des échanges plus inter personnels. En ce sens, les projets relatifs aux pensions de famille par exemple me semblent répondre aux besoins de personnes désocialisées, physiquement et psychiquement affaiblies : lien social, cadre sécurisant à taille humaine, vie collective qui laisse la place à un rôle actif et une dimension affective…(cf page 23). Je pense vraiment que c’est aux dispositifs de s’adapter aux personnes en difficulté puisque tous ne peuvent rentrer dans les « cases » insertion. Au fond la vraie question, c’est « Qu’est ce que s’en sortir ? ». S’en sortir, ce n’est pas forcément répondre aux impératifs sociaux emploi/logement. Cela peut être un mieux être, objectif notamment visé avec les personnes toxicomanes. Or, les indices de ce mieux être sont rarement quantitatifs. Comment rendre alors compte aux financeurs du travail effectué? Le RMI fonctionne par exemple en quantitatif. On comptabilise toutes sortes de démarches, les contrats renouvelés ou au contraire en carence…

Mais ce ne sont pas les chiffres qui rendent compte du chemin parcouru, c’est autre chose, de plus fragile et de plus indéfinissable, quelque chose de plus humain en somme… La place des volontaires, des bénévoles : quand l’exclusion est l’affaire de tous… J’ai pour profonde conviction que l’exclusion, la misère, la délinquance, la prostitution ne sont pas une affaire de « spécialistes » mais des déviances révélatrices de dysfonctionnements de société qui nous concernent tous. Bien sûr, je reconnais la nécessité de la formation pour aborder des populations avec des problématiques aussi lourdes. D’ailleurs, à l’association, tous les volontaires sont recrutés par un psychologue et sont particulièrement encadrés par les permanents des antennes où ils sont « affectés ». Le siège de l’association leur propose également des formations (relatives à la prostitution, à la toxicomanie, au VIH, à la prison…) tout au long de l’année.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

L'accompagnement de l'enfant vers un processus de résilience

Nous avons vu que la résilience est un terme Anglo saxon, et qui décrit la capacité d’un individu à surmonter un traumatisme et aller de l’avant. Nous avons pu comprendre que pour que ce mécanisme puisse s’opérer, il faut en amont des facteurs de protections et des mécanismes de défenses, permettant au sujet de se défendre et d’aller au delà du traumatisme se que l’on nomme le rebond. Lors de ma formation d’éducateur, j’ai rencontré énormément d’enfants ayant véçus des traumatismes de différentes nature, et la question était de comprendre quels accompagnements je pouvais faire auprès d’eux afin qu’ils puissent un jour « s’en sortir ».

Aussi à la fin de mon travail j’émet les hypothèses suivantes pouvant m’aider dans mon travail et qui concerne l’accompagnement de l’enfant vers ce processus que l’on nomme résilience : L’accompagnement de l’enfant vers la résilience, repose avant tout, sur une présence de l’éducateur. Accompagner c’est en premier lieu donner de son temps, tout simplement être là, à la disposition de l’enfant, être à son écoute.

Ecouter, c’est déjà essayer de comprendre sans juger, en essayant de mettre en place un cadre défini, en s’engageant sur la durée, car il est certain qu’un accompagnement quel qu’il soit, a besoin de temps, de régularité… Cet accompagnement nécessite également de réfléchir sur la résilience, de la connaître, de connaître éventuellement sa propre résilience, savoir qu’elle existe, qu’elle peut toujours se manifester. Le soutien à la résilience est d’aider l’autre à grandir. Déjà connaître la résilience, c’est accompagner l’enfant en difficulté importante, avec la conviction qu’il a en lui des ressources et qu’il va falloir l’aider à s’en servir et notamment en optimisant les facteurs de protection, de faire en sorte de diminuer les effets des facteurs de risques, en favorisant l’autonomie et la responsabilisation de l’enfant.

Ainsi, la résilience peut contribuer, en complément d’autres approches, à tenter de comprendre les formes d’adaptation des individus et permettre aux professionnels d’inventer de nouvelles méthodes de prises en charge des enfants, dès lors qu’ils sont confrontés à des traumatismes. En tant que futur professionnel, je dirais qu’un accompagnement vers la résilience pour l’enfant, nécessite une approche globale de celui-ci en prenant en compte principalement trois domaines : l’individu (tempérament, personnalité…), ses comportements ( mesures défensives et destructives) et son environnement relationnel (famille, amis…).

« T'es qui toi? » Comment favoriser la relation éducative?

Qu'est-ce qu'être éducateur spécialisé? Pour la plupart des gens le terme spécialisé renvoi à un public spécifique. Quand je dis aux gens que je rencontre que je prépare le diplôme d'éducateur spécialisé, ils pensent généralement au handicap. Puis ils me demandent quelle est ma spécialisation. Je leur réponds qu'il n'y a pas un public auprès duquel je suis susceptible de travailler, mais des publics.

Cela peut être auprès d'enfants ou d'adultes ayant des difficultés d'ordre social, familial, physique, psychique. Le but de mon métier est de les accompagner au mieux, pendant une période de leur vie, afin de les aider à dépasser leurs problématiques. Je ne cherche pas à faire à leur place, mais à être là pour eux, à vivre avec eux, pour susciter l'émergence de leurs propres capacités ou ressources afin qu'ils trouvent d'eux-mêmes leurs propres solutions.

L'accompagnement social par le logement: accompagner sans exclure

C’est au cours de ce stage que s’est révélée la problématique de mon mémoire. En effet, les personnes que j’ai rencontrées étaient en grande difficulté mais n’étaient pas à proprement parler exclues, mais plutôt non intégrées dans leur environnement social. Les dispositifs législatifs agissent comme un système de filtre et laissent toujours des personnes à l’écart. Ils apportent des réponses par catégorie de publics et ne favorisent pas l’accès au logement de droit commun.

Je me suis demandée dans quelle mesure en tant que travailleur social au sein d’une association d’insertion, je ne pouvais pas agir pour limiter les effets stigmatisants des dispositifs. L’éducateur spécialisé peut-il se positionner en tant que médiateur dans l’accompagnement social par le logement pour amener chacun des protagonistes, usager-institutions à trouver un consensus dans un rapport d’égalité pour une démarche d’intégration ?

Comment aider la personne autiste à communiquer?

Comme tout handicap, l'autisme s'associe à des incapacités auxquelles il faut pallier. Il est important de corriger les désavantages en améliorant la prise en charge. L’une des difficultés est le diagnostic de l’autisme. Les premiers signes d’inquiétude apparaissent souvent avec la scolarisation en classe maternelle. Une prise en charge précoce est un facteur positif pour l’évolution de l’enfant. Il a été démontré que suivi le plus tôt possible, il a plus de possibilité d’acquérir le langage et développer des capacités de socialisation. L’apparition de crises d’angoisses et de rituels peut représenter des symptômes persistant. Il faut en outre, éviter de considérer l'autisme comme étant un handicap se manifestant toujours de manière identique. Les signes du handicap sont très variables d’un sujet à l’autre. Il faut prendre en compte son histoire, ses particularités, ses manières de vivre leurs difficultés et de s’en défendre. Les autistes ont des potentiels évolutifs, des besoins très différents qui nécessitent un projet individualisé. Il est effectué par une équipe pluridisciplinaire, basé sur une évaluation précise des acquis, des modes de communication.

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