LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Pas après pas, en construisant, tu te construis

Pas après pas, en construisant, tu te construis

Construire, créer, est un processus de vie par lequel on s’inscrit dans le monde. On y laisse sa trace, on participe à son existence, on est. J’ai effectué mon stage long en hôpital de jour, rattaché à l’hôpital la Grave, auprès d’enfants dont certains présentent des problématiques psychotiques. Et pour ces enfants, il m’a semblé que le fait même de parvenir à construire et par conséquent à s’inscrire soi dans le monde, revêt une importance particulière, un moyen privilégié de lutter contre la sensation de vide et de perte de soi qui menace. En fait, au cours de ce stage, j’ai noté qu’il y avait dans les activités mises en place par les éducateurs un certain nombre d’ateliers que j’appellerais « de construction ». C’est-à-dire où l’enfant fait naître quelque chose à partir d’un certain matériel, où, selon une demande précise ou pas, il construit un objet. J’ai regroupé sous ce terme le fait de créer quelque chose, mais aussi le processus qui entre en jeu dans la construction : image mentale, nécessité de poser une base, de procéder étape par étape. Certaines activités auxquelles j’ai participées entrent dans cette catégorie (terre, construction d’une ferme, musée, peinture), mais j’ai également choisi de parler des jeux de construction à proprement parler, « Légos », « Duplos », se composant de briques qui vont fournir le cadre, mais aussi de personnages, d’objets pour faire vivre l’intérieur de la maison réalisée. J’ai remarqué que certains enfants s’investissaient particulièrement dans ces constructions. Parfois même, ils semblent éprouver comme un « besoin » de construire et avoir du mal à faire autre chose. Par contre d’autres enfants étaient, au début du moins, dans une attitude de refus par rapport à la construction ou dans l’incapacité de s’y inscrire, de créer, de laisser une trace. Ces derniers sont d’ailleurs les enfants les plus en difficulté sur un plan général…

Conclusion L’enfant psychotique a connu un échec dans sa relation avec sa mère, dans son individuation. Il ne s’agit cependant pas de faute ou d’erreur de la part des parents, mais plutôt du fait que ceux-ci n’étaient pas disponibles psychiquement à l’arrivée de l’enfant ou au contraire trop en attente et en demande, cherchant à combler leur propre vide. Cela garde cependant un caractère affectif important et c’est aussi avec cela, avec l’affect, que nous, les éducateurs, aurons à travailler. Ces enfants ont donc quelques difficultés à s’adapter à la réalité extérieure et même à leur réalité interne. Ils ont une image d’eux-mêmes morcelée, du mal à voir l’autre en tant que personne à part entière, une image corporelle inadaptée et certaines lacunes dues à la non-résolution du complexe d’Œdipe. Cela concerne notamment l’accès au symbolique (représentations, langage, jeu), la projection dans le temps, l’intégration de la loi, la naissance du désir. Ces difficultés pourront être travaillées, comme nous l’avons vu, au travers des activités de construction. L’image de soi, c’est-à-dire à la fois visualiser ce que l’on est et avoir une image positive de soi ; la relation à l’autre en tant que personne à part entière, au groupe et à la société ; la diminution des angoisses de morcellement dès lors qu’il se sent contenu, cadré, en sécurité ; et ce que l’on acquiert lors de la résolution du complexe d’Œdipe. Cela comprend l’accès au symbolique, qui s’exprime notamment au travers du jeu, du langage ; la projection dans le temps qui permet de se repérer ; l’intégration de la loi, du principe de réalité ; et la naissance du désir rendue possible par la projection dans le temps : l’enfant peut imaginer sa satisfaction future, ainsi que l’intégration de l’interdit, la frustration.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document:

0

Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Relation et psychopatie: Un impossible travail

PREAMBULE. «Errer seul dans sa vie Errer à la recherche de soi même, Errer entre deux encrages, Errer entre illusion et désillusion. » Les “Chevaliers de Thanatos, Rendez-vous à la porte de corne !” Ce sous-titre mérite explication : C’est J.-P. Chartier qui, dans le cadre de son travail à la Sablière, a appelé les psychopathes qu’il rencontrait, les “Chevaliers de Thanatos”. Ces jeunes, sans cesse à la recherche de limites, déambulent dans la vie en quête de celui qui pourra les arrêter. Ils remettent sans cesse leur vie en jeu. Ils sont en proie à un cauchemar, «auraient-ils vécu quelque expérience infantile, évidemment postérieure à leur rencontre décevante avec l’Autre, qui leur aurait prouvé que le rêve pouvait devenir réalité ? » Thanatos leur aurait-il envoyé un rêve qui serait passé par la porte d’ivoire , donc mensonger, qui les aurait trompés, brouillant leurs repères, les égarant entre vrai et faux ? Notre travail ne serait-il pas alors de rétablir le vrai en leur donnant rendez-vous à la “porte de corne”, là où passent les rêves véridiques ? Ils sont de plus en plus nombreux, perdu dans une errance qui semble sans fin. Ils naviguent, portés par des courants multiples et contradictoires. Ils ne font que passer : famille d’accueil, urgence psychiatrique, institution, prison. A la recherche d’eux-mêmes ? A la recherche de L’Autre ? A la recherche, illusoire, de celui qui pourra leur dire qui ils sont ?

Surveiller ou veiller sur

D’une manière générale, la vie sexuelle et affective des personnes présentant une déficience intellectuelle paraît être questionnante, inquiétante, un souci nécessitant une réflexion tant pour les parents que pour les professionnels. Longtemps occultée, ignorée, cette vie affective et sexuelle était inexistante, non envisageable, impossible, inconcevable dans l’esprit des parents, de la société, des professionnels. Aujourd’hui, malgré quelques grandes avancées comme la reconnaissance de la personne présentant une déficience intellectuelle comme personne, sujet de droits donc autorisée à vivre dans des conditions les plus naturelles possible, nous pouvons tout de même faire le constat suivant : La révolution des mentalités au niveau de la sexualité des personnes déficientes intellectuelles s’est arrêtée aux portes de certains établissements spécialisés et celles de la maison des parents. Pourtant, la loi de 1975 et sa réforme prône pour les personnes déficientes intellectuelles le droit de vivre le plus naturellement, de la façon la plus proche possible des conditions de vie normales. Cependant, il faut constater que si les savoirs leur sont fournis, il n’en est pas toujours de même des savoirs être et des savoir-faire, notamment en ce qui concerne leur sexualité et leur affectivité. La sexualité des personnes déficientes intellectuelles est souvent un sujet tabou, rarement abordé par les établissements spécialisés ou les parents. Il a fallu, par exemple, attendre la circulaire ministérielle du 10 décembre 1996 pour qu’une politique de prévention du V.I.H soit développer alors que cela faisait déjà 12 ans que l’on parlait du SIDA, notamment à l’école.

« T'es qui toi? » Comment favoriser la relation éducative?

Qu'est-ce qu'être éducateur spécialisé? Pour la plupart des gens le terme spécialisé renvoi à un public spécifique. Quand je dis aux gens que je rencontre que je prépare le diplôme d'éducateur spécialisé, ils pensent généralement au handicap. Puis ils me demandent quelle est ma spécialisation. Je leur réponds qu'il n'y a pas un public auprès duquel je suis susceptible de travailler, mais des publics.

Cela peut être auprès d'enfants ou d'adultes ayant des difficultés d'ordre social, familial, physique, psychique. Le but de mon métier est de les accompagner au mieux, pendant une période de leur vie, afin de les aider à dépasser leurs problématiques. Je ne cherche pas à faire à leur place, mais à être là pour eux, à vivre avec eux, pour susciter l'émergence de leurs propres capacités ou ressources afin qu'ils trouvent d'eux-mêmes leurs propres solutions.

L'écoute des femmes victimes de violence conjugale, base du travail éducatif.

« La violence la plus destructrice de l’âme est la violence exercée par celui qu’on aime » Dans le monde occidental comme dans la majorité des sociétés traditionnelles, le mari a longtemps été le chef de famille, disposant des pleins pouvoirs sur sa femme et ses enfants et régissant seul la sphère privée, en fonction de lois et de coutumes qui lui laissaient, sur ce point, une large liberté. En France, il faut attendre 1938 pour que la puissance maritale et l’incapacité juridique de la femme mariée soient supprimées. L’épouse n’est alors plus tenue au devoir d’obéissance à son mari.

Elle peut avoir une carte d’identité et un passeport, ouvrir un compte bancaire, ester en justice sans l’autorisation de son époux. Celui-ci a cependant toujours la possibilité de s’opposer à ce que sa femme exerce une profession.

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche