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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Comment l'éducateur spécialisé accompagne-t-il la personne déficiente intellectuelle entre la prise en compte de son épanouissement personnel et les limites institutionnelles du travail en milieu protégé ?

Comment l'éducateur spécialisé accompagne-t-il la personne déficiente intellectuelle entre la prise en compte de son épanouissement personnel et les limites institutionnelles du travail en milieu protégé ?

C’est pourquoi je propose de travailler autour de la problématique : comment l'éducateur spécialisé accompagne-t-il la personne déficiente intellectuelle entre la prise en compte de son épanouissement personnel et les limites institutionnelles du travail en milieu protégé ? Mes hypothèses sont les suivantes : L'éducateur spécialisé adapte son accompagnement de la personne déficiente intellectuelle de sorte à ce que le travail en milieu protégé réponde à son épanouissement personnel. L'éducateur spécialisé accompagne la personne déficiente intellectuelle dans une prise en compte globale de sa problématique où seul l’outil travail ne suffit pas. Dans une première partie, je m’intéresse à l’évolution de la valeur travail au cours de l’histoire et de son articulation avec le travail en milieu protégé, pour aboutir aux récentes lois qui régissent l’intervention de l’éducateur spécialisé dans ce domaine. Ensuite je définis dans une deuxième partie la place de l’éducateur spécialisé autour des notions centrales de ma problématique (déficience intellectuelle, accompagnement, besoins et épanouissement). Dans ma troisième partie, j’aborde en quoi le travail en milieu protégé représente une source d’épanouissement pour la personne déficiente intellectuelle. Enfin dans ma dernière partie je montre les limites du travail en milieu protégé et la manière dont je définis l’accompagnement de l’éducateur spécialisé qu’il met en place pour tendre vers l’épanouissement de la personne déficiente intellectuelle.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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L'internat pour jeunes sourds : un lieu pour s'entendre ?

C’est tout naturellement que je suis entrée en formation d’éducateur spécialisé. Mes activités d’enfant et d’adolescente, l’éducation que j’ai reçue m’y ont conduite avec évidence. Ma famille m’a transmis une ouverture d’esprit certaine et surtout une grande curiosité du monde qui nous entoure et des gens qui y vivent. De nombreux voyages et des relations multi-culturelles m’ont amenée à appréhender naturellement la différence, à l’accepter et à m’en enrichir. C’est, sans aucun doute, cet aspect de mon éducation qui m’a donné l’envie de m’orienter vers une profession sociale. Le fait d’avoir beaucoup travaillé en colonie de vacances et d’avoir eu l’occasion d’encadrer des enfants atteints de maladies ou de handicaps mentaux (dans le cadre d’une activité équestre) et, de ce fait, de côtoyer des éducateurs spécialisés, m’a fait choisir, plus particulièrement, ce métier. Avant d’entrer à l’IRTESS de Dijon, je m’étais fixé un parcours de formation.

Je souhaitais tout d’abord travailler auprès d’adultes atteints de handicap mental (pour avoir déjà côtoyé des enfants déficients mentaux, je m’interrogeais sur ce que leur proposaient les services médico-sociaux lorsqu’ils devenaient adultes). Ensuite, j’étais attirée par la communauté sourde que je connaissais déjà pour pratiquer la Langue des Signes Française (LSF) en association, depuis plusieurs années. Touchée par la problématique des enfants handicapés en général, et des sourds en particulier, ce n’est pas par hasard que je m’étais fixé comme objectif de travailler dans une institution pour jeunes sourds lors du stage long. Outre ma connaissance de leur langue et de leur communauté, je souhaitais mieux connaître le parcours de vie (et de développement) des personnes sourdes que je ne côtoyais qu’adultes.

« T'es qui toi? » Comment favoriser la relation éducative?

Qu'est-ce qu'être éducateur spécialisé? Pour la plupart des gens le terme spécialisé renvoi à un public spécifique. Quand je dis aux gens que je rencontre que je prépare le diplôme d'éducateur spécialisé, ils pensent généralement au handicap. Puis ils me demandent quelle est ma spécialisation. Je leur réponds qu'il n'y a pas un public auprès duquel je suis susceptible de travailler, mais des publics.

Cela peut être auprès d'enfants ou d'adultes ayant des difficultés d'ordre social, familial, physique, psychique. Le but de mon métier est de les accompagner au mieux, pendant une période de leur vie, afin de les aider à dépasser leurs problématiques. Je ne cherche pas à faire à leur place, mais à être là pour eux, à vivre avec eux, pour susciter l'émergence de leurs propres capacités ou ressources afin qu'ils trouvent d'eux-mêmes leurs propres solutions.

L’accompagnement de l’adulte souffrant de troubles mentaux en CHRS
Monsieur Eric déambulait dans le couloir du Centre. Je ne le connaissais pas. Sa démarche était rapide, son regard absent, un lent monologue l’animait. Je m’approchais de lui et le saluais. Il ne me répondit pas, ne marqua pas de pose et se dirigea vers sa chambre. Je rencontrais l’étrangeté d’un individu qui me semblait être hors de la réalité immédiate, me retrouvais seul avec mon bonjour, comme si cette recherche de lien ne prenait pas sens pour l’usager. Au-delà de cette absence de communication, d’échange, c’est la présence, la visibilité du corps dans ce qu’il donnait à voir qui retint mon attention – « le corps (…) est la trace la plus tangible du sujet, dès lors que se distendent la trame symbolique et les liens qui le rattachait aux membres de sa communauté » - et me questionnait : n’avais-je pas été présent physiquement à ses yeux pour que la parole ne puisse émerger entre lui et moi ? Fallait-il peut-être ne pas chercher de suite à établir un contact mais laisser l’autre appréhender ma personne, le nouvel éducateur de l’équipe ? Comment faire en sorte que le résidant retrouve une adhésion à son environnement immédiat, à l’environnement social ? Depuis maintenant plus de trois ans, ces questions, parmi d’autres, alimentent ma pratique socio-éducative auprès d’adultes ayant des troubles mentaux stabilisés, hébergés en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (C.H.R.S.) . Ainsi, le C.H.R.S., au regard de ce public spécifique, est un lieu d’hébergement transitoire, une passerelle qui fait lien entre un avant – une hospitalisation en psychiatrie – et un après, un devenir et la place qu’occupera l’individu au sein du corps social.
L'humour au bout des doigts : l'humour comme outil éducatif

J’ai effectué mon stage à responsabilité éducative au sein d’un Institut de Jeunes Sourds (IJS) à S-E. Le stage s’inscrivait dans mon projet de formation, à savoir, la perspective de travailler auprès de jeunes sourds. En effet, mes expériences antérieures m’ont amenée à travailler auprès de ce public. J’ai d’ailleurs appris la Langue des Signes Française (LSF) afin de me doter d’un outil qui me paraissait essentiel pour un éducateur, communiquer avec les jeunes. Lors de ce stage, j’ai pu constater qu’il était parfois difficile d’entrer en communication avec certains jeunes malgré la maîtrise de la LSF. A ce propos, j’ai été confrontée à certaines situations qui m’ont mise en difficulté, notamment avec deux adolescentes.

Dès mon arrivée en stage, j’ai rencontré une situation difficile avec une jeune fille âgée de 16 ans, Claire. Lorsque je lui demandais d’aller dans sa chambre, pour travailler, elle se sentait agressée. Elle se mettait à crier, disait qu’elle en avait marre de l’IJS. Puis elle rentrait dans sa chambre en claquant violemment la porte. Je pouvais l’entendre taper contre les murs, tellement elle était énervée. Chaque fois que je lui demandais de faire quelque chose, cela finissait par un conflit. Quant à Mathilde, la communication était presque inexistante. Je rencontrais effectivement des difficultés tenant plus de la relation. Lorsque je tentais d’entamer une discussion avec elle, soit elle fuyait, soit elle détournait le regard, le moyen de couper la communication. J’avais l ‘impression de ne pas exister à ses yeux. Je n’arrivais pas à parler avec elle. Cette situation était très difficile : je me sentais maladroite dans ma façon d’agir. En observant les éducateurs et les jeunes, je me suis aperçue que l’humour tenait une place importante dans leurs relations.

Cependant, je remarquais une distinction entre l’utilisation de l’humour par les éducateurs entendants et les éducateurs sourds. En effet, Les éducateurs entendants utilisaient un humour auquel les jeunes étaient plus ou moins réceptifs selon la forme d’humour employé. Les éducateurs sourds, en revanche, faisaient usage d’une autre forme d’humour auquelle les jeunes sourds étaient plus perméables. D’ailleurs, les jeunes utilisaient la même forme d’humour entre eux. Ce n’est pas le même humour. On distingue donc deux humours, l’humour sourd et l’humour entendant.

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