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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le rapport des adolescents avec le risque.

Le rapport des adolescents avec le risque. Mais l’enjeu est surtout personnel. En effet, pour essayer de comprendre les autres, il faut déjà se connaitre un peu soi-même. L’un des apports du théâtre aura été de proposer un espace de réflexion mais aussi de remise en question personnelle. Nous l’avons vu, lorsqu’ils jouent sur scène, les jeunes découvrent ou confirment des manques qu’ils pressentaient parfois – manque de confiance en soi, manque de courage, manque d’estime de soi.... Cette perception d’une insuffisance peut déstabiliser le jeune face aux enjeux soulevés. Mais une présence attentive et bienveillante associée à un cadre éducatif réfléchi et clairement balisé permet à l’adolescent de se confronter tout en étant soutenu et accompagné pour enfin faire face. On sait que les renforcements positifs de la personnalité consolident les capacités à se projeter dans un avenir souhaitable. Nous avons constaté qu’en six mois, les comportements ont favorablement évolué, et qu’ils ont gagné en maturité. Ils semblent mieux équipés et plus compétents socialement.
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Quand l'éducateur se retrouve en position de tiers à l'ASE
Ainsi, mon parcours de formation fut marqué par plusieurs expériences de terrain très enrichissantes. J’ai commencé la première année avec un stage hors champ de l’éducation spécialisée (stage externe), à la Croix-Rouge Française à Marseille. J’intervenais sur trois secteurs : l’accueil familial (distribution de colis alimentaires, vêtements, conseils, orientation), la « petite plume » (espace de jeux, d’éveil, de socialisation pour les jeunes enfants, et en même temps de rencontre pour les parents), et le SAMU Social, en lien avec le 115 et le SAMU Social de la Ville de Marseille. Cette expérience en direct avec la grande précarité, qui mêle à la fois des personnes sans domicile, des travailleurs pauvres, des étrangers en situation irrégulière, des personnes toxicomanes ou alcooliques… a été pour moi une expérience humaine et professionnelle très forte. Mon premier stage spécialisé s’est déroulé en IMPRO, les Chalets (Marseille 14ème) avec des adolescents de 16 à 21 ans présentant une déficience intellectuelle, en pré-formation professionnelle dans la Restauration cuisine et service. Ce stage a été pour moi l’occasion de découvrir de façon plus approfondie le handicap et tout le travail de formation et d’insertion qui y est réalisé. Pour le second stage spécialisé, j’étais en Maison d’Enfants, la Reynarde (Marseille 11ème) sur un groupe d’adolescents de 12 à 17 ans. Ce travail en internat m’a vraiment permis de prendre conscience de l’importance du quotidien dans l’acte éducatif. Et dans ce quotidien fait de levers, couchers, accompagnements divers, sorties, loisirs… deux dimensions coexistent sans cesse : la routine, avec tous ses rituels, et l’imprévu. Comme le dit J. Rouzel, « il faut laisser une porte ouverte a l’imprévu, à l’insu, à l’inouï (…). Trop souvent nous considérons l’imprévu sur le mode de quelque chose qui dérange »
De la culpabilité du handicap à l'estime de soi

Durant sept mois, j’ai partagé le quotidien de jeunes déficients moteurs âgés de 4 à 20 ans, et plus particulièrement celui des adolescents, si l’on considère que l’enfance se termine aux environs de 12 ans et que l’âge adulte commence à la majorité. Ce fut ma première expérience dans ce domaine du handicap moteur. J’avais choisi d’effectuer mon stage à responsabilité éducative auprès de cette population afin de me questionner quant à l’accompagnement de l’éducateur face à cette problématique de l’adolescence liée également à celle du handicap. Je me demandais, en effet, comment l’éducateur pouvait soutenir l’adolescent dans une période de grande sensibilité et de mal-être, pendant laquelle le corps déjà meurtri, du fait du handicap, était amené à changer.

Pour ceux qui ont le silence entre les oreilles

Au C.R.E.S.D.A, nous répétons souvent cette phrase: " Il faut apprendre à l'enfant sourd à communiquer " Mais lui permet-on de s'exprimer ? de naître à la parole ? Le langage entre nous et les enfants sourds doit-il être seulement utilitaire ? peut-il être authentique ? C'est à ces questions, que j'ai tenté de répondre dans ce mémoire. Mais les " réponses " engendrent presque toujours d'autres questions. Pour M. Jousse: Faire taire un enfant, c'est le brutaliser, on doit accepter l'exubérance. oui, mais il est vrai qu'accepter l'exubérance de l'enfant sourd n'est pas toujours facile à assumer et je suis souvent partagé entre: la conviction que l'enfant, parce que sourd doit s'exprimer le plus souvent possible, et celle que, parce qu'il va devenir un adulte, un être social, ce même enfant doit intégrer un certain nombre de règles qui régissent toute vie collective. Par exemple, lorsqu'un enfant sourd fait un geste obscène, il déroge aux règles de la politesse; ou encore lorsqu'au réfectoire Karine entame une conversation avec Béatrice qui est assise à l'autre extrémité de la table, cette conversation est importante, mais elle dérange d'une certaine manière " le bon déroulement " du repas. Ainsi, permettre l'expression de l'enfant sourd tout en maintenant l'esprit collectif du groupe n'est pas toujours aisé et quelque fois il faut en payer le prix.

Relation et psychopatie: Un impossible travail

PREAMBULE. «Errer seul dans sa vie Errer à la recherche de soi même, Errer entre deux encrages, Errer entre illusion et désillusion. » Les “Chevaliers de Thanatos, Rendez-vous à la porte de corne !” Ce sous-titre mérite explication : C’est J.-P. Chartier qui, dans le cadre de son travail à la Sablière, a appelé les psychopathes qu’il rencontrait, les “Chevaliers de Thanatos”. Ces jeunes, sans cesse à la recherche de limites, déambulent dans la vie en quête de celui qui pourra les arrêter. Ils remettent sans cesse leur vie en jeu. Ils sont en proie à un cauchemar, «auraient-ils vécu quelque expérience infantile, évidemment postérieure à leur rencontre décevante avec l’Autre, qui leur aurait prouvé que le rêve pouvait devenir réalité ? » Thanatos leur aurait-il envoyé un rêve qui serait passé par la porte d’ivoire , donc mensonger, qui les aurait trompés, brouillant leurs repères, les égarant entre vrai et faux ? Notre travail ne serait-il pas alors de rétablir le vrai en leur donnant rendez-vous à la “porte de corne”, là où passent les rêves véridiques ? Ils sont de plus en plus nombreux, perdu dans une errance qui semble sans fin. Ils naviguent, portés par des courants multiples et contradictoires. Ils ne font que passer : famille d’accueil, urgence psychiatrique, institution, prison. A la recherche d’eux-mêmes ? A la recherche de L’Autre ? A la recherche, illusoire, de celui qui pourra leur dire qui ils sont ?

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