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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le rapport des adolescents avec le risque.

Le rapport des adolescents avec le risque. Mais l’enjeu est surtout personnel. En effet, pour essayer de comprendre les autres, il faut déjà se connaitre un peu soi-même. L’un des apports du théâtre aura été de proposer un espace de réflexion mais aussi de remise en question personnelle. Nous l’avons vu, lorsqu’ils jouent sur scène, les jeunes découvrent ou confirment des manques qu’ils pressentaient parfois – manque de confiance en soi, manque de courage, manque d’estime de soi.... Cette perception d’une insuffisance peut déstabiliser le jeune face aux enjeux soulevés. Mais une présence attentive et bienveillante associée à un cadre éducatif réfléchi et clairement balisé permet à l’adolescent de se confronter tout en étant soutenu et accompagné pour enfin faire face. On sait que les renforcements positifs de la personnalité consolident les capacités à se projeter dans un avenir souhaitable. Nous avons constaté qu’en six mois, les comportements ont favorablement évolué, et qu’ils ont gagné en maturité. Ils semblent mieux équipés et plus compétents socialement.
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Comment l’éducateur spécialisé peut concilier distance et engagement dans la relation éducative

Afin d’illustrer mes propos et ma réflexion je vais notamment m’appuyer sur mon expérience au sein du Centre d’Activité de Jour, et plus particulièrement de situations que j’ai vécu avec les usagers. Je définirai ensuite ce qu’est la relation éducative, en introduisant notamment les notions de transfert et de distance, puis je parlerai des soutiens à la relation éducative, à savoir l’équipe et l’institution. L’éducateur n’est pas uniquement un professionnel, il a lui aussi une histoire personnelle, je finirai donc en me questionnant sur la limite entre la vie professionnelle et la vie privée de l’éducateur spécialisé et en quoi cela sert la relation éducative.

Quand l'éducateur se retrouve en position de tiers à l'ASE
Ainsi, mon parcours de formation fut marqué par plusieurs expériences de terrain très enrichissantes. J’ai commencé la première année avec un stage hors champ de l’éducation spécialisée (stage externe), à la Croix-Rouge Française à Marseille. J’intervenais sur trois secteurs : l’accueil familial (distribution de colis alimentaires, vêtements, conseils, orientation), la « petite plume » (espace de jeux, d’éveil, de socialisation pour les jeunes enfants, et en même temps de rencontre pour les parents), et le SAMU Social, en lien avec le 115 et le SAMU Social de la Ville de Marseille. Cette expérience en direct avec la grande précarité, qui mêle à la fois des personnes sans domicile, des travailleurs pauvres, des étrangers en situation irrégulière, des personnes toxicomanes ou alcooliques… a été pour moi une expérience humaine et professionnelle très forte. Mon premier stage spécialisé s’est déroulé en IMPRO, les Chalets (Marseille 14ème) avec des adolescents de 16 à 21 ans présentant une déficience intellectuelle, en pré-formation professionnelle dans la Restauration cuisine et service. Ce stage a été pour moi l’occasion de découvrir de façon plus approfondie le handicap et tout le travail de formation et d’insertion qui y est réalisé. Pour le second stage spécialisé, j’étais en Maison d’Enfants, la Reynarde (Marseille 11ème) sur un groupe d’adolescents de 12 à 17 ans. Ce travail en internat m’a vraiment permis de prendre conscience de l’importance du quotidien dans l’acte éducatif. Et dans ce quotidien fait de levers, couchers, accompagnements divers, sorties, loisirs… deux dimensions coexistent sans cesse : la routine, avec tous ses rituels, et l’imprévu. Comme le dit J. Rouzel, « il faut laisser une porte ouverte a l’imprévu, à l’insu, à l’inouï (…). Trop souvent nous considérons l’imprévu sur le mode de quelque chose qui dérange »
Keske j'fé, kan j'fé rien? Adolescents en quête d'identité personnelle : l'ennui fécond

L'ennui est une expérience vécue par beaucoup d'individus, on dit parfois qu'elle inhérente à la vie. L'ennui peut-il être fécond et contribuer à la construction identitaire des individus? La partie théorique définit le processus développemental de l'adolescence et sa considération dans nos sociétés occidentales. Puis quelle est la place de l'ennui dans notre quotidien et son impact dans la vie de l'individu.

Enfin je parle de l'ennui pouvant nous être fécond et bénéfique. Dans la partie pratique, je présente l'institution où j'ai effectué mon stage, le projet pédagogique et le rôle de l'éducateur. Puis, j'illustre ma théorie par mes expériences professionnelles. En conclusion, je fais part de mon auto-évaluation quant à mes expériences et je me demande si l'ennui pouvait être bénéfique si elle était davantage considérée comme telle.

Parole d’enfants, parole de parents pour une participation partagée : Une mutualisation des savoirs et des compétences
Dans un ouvrage exclusivement dédié à la question de la participation des usagers, L’UNIOPSS donne la définition suivante : « la participation des personnes en situation d'exclusion relève d'une logique où l'on fait « avec » elles, et non plus « pour » elles : elles prennent part à l'élaboration, à la mise en oeuvre et à l'évaluation d'un projet, d'un service, d'une politique, afin que ceux-ci soient définis au plus proche de leurs besoins et contribuent le plus efficacement possible à leur insertion ». Si on se réfère à l’origine des mots, à leur étymologie, la notion de participation désigne « le fait de prendre part à une action collective, de s’associer pour être ensemble porteurs de projets, de propositions, de revendications (...) Ainsi la participation a comme objectif principal l’accès à une citoyenneté pleine et entière. » La question de la participation est pour l’éducatrice spécialisée en formation que je suis, une question sensible. Aussi ai-je souhaité construire mon projet de fin de formation sur cet objet. Par ailleurs, le cadre règlementaire construit depuis 2002 à ce sujet n’a cessé d’évoluer. Les récentes évaluations externes (66% des institutions SMS* sur le plan national en 2014)3, conduisent à penser l’intervention sociale à un tournant important de son histoire ; le renforcement de la question de l’empowerment, et l’impérieuse nécessité d’impliquer concrètement l’usager et sa famille dans son accompagnement pour aller vers une inclusion sociale dépassant la simple adhésion au projet personnalisé pour aller vers une co-élaboration et une co-construction de ce dernier. Cette dernière année de formation a été pour moi l’occasion de m’intégrer dans l’équipe éducative de l’Institut Médico Educatif (IME*) où j’ai effectué mon stage. Le Chef De Service Educatif (CDSE*) a souhaité, dans une perspective d’évolution de son service que la question de la participation des familles au projet personnalisé du jeune soit abordée. Profitant de ma position particulière d’étudiante (en lien avec l’IRTS*), il m’a demandé, avec le concours de l’équipe éducative de penser et d’agir cette question. Nous avons eu l’occasion de préciser cette demande et de la transformer en commande : Comment introduire les familles de manière participative, dans l’élaboration de la demande de séjour en hébergement séquentiel a visée éducative. Cette demande fait suite à un travail commandé lors de ma deuxième année, portant sur une analyse quantitative et donc statistique sur ce dispositif. Après un mois au sein de l’IME, j’ai intégré ce dispositif avec des représentations qui se sont par la suite déconstruites. Dans un premier temps, je me suis questionnée sur l’histoire de ce dispositif, son évolution depuis 2002 puis j’ai observé son fonctionnement et enfin procédé à des accompagnements. L’accueil des jeunes se fait après une demande de séjour où apparaissent les objectifs de travail, c’est à partir de cette demande que j’ai pu faire part de mes interrogations éthiques à l’équipe éducative : - Pourquoi les familles et les jeunes ne sont pas associés à la co-construction de cette demande de séjour ? - Pourquoi n’y a-t-il pas un modèle unique de demande de séjour ? - Pourquoi n’associe-t-on pas les familles ? - A quelle place peut prétendre la famille ? Certains professionnels ont énoncé des craintes (mises en garde) relatives à la place des familles dans l’accompagnement arguant du fait qu’elles pouvaient devenir envahissantes. Un débat s’est construit autour de cette question avec des points de vue différents et parfois opposés. Tout cela nous a conduits à réfléchir collectivement sur notre positionnement professionnel, sur l’ouverture de l’établissement.

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