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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Travailler avec les familles en MECS

Travailler avec les familles en MECS Différentes questions quant à la pratique de l’éducateur au sein de la MECS ont traversé mon esprit mais c’est bien cette idée de travail de collaboration et de partenariat qui a orienté mon choix d’étude et mes recherches. Le travail éducatif est un travail avant tout de rencontres avec l’autre, tout d’abord avec des personnes en difficulté, ce qui nécessite un travail d’accompagnement et de soutien autour d’une relation d’aide mais également avec différents partenaires de corps de métiers identiques ou non, relevant ici d’un travail de collaboration et de coopération. De nombreux individus peuvent ainsi se retrouver en lien les uns avec les autres au travers d’une situation en tout premier lieu empreinte de souffrance, avec une problématique à définir de façon à pouvoir apporter différentes solutions éducatives.

C’est au fur et à mesure de mon expérience professionnelle que cette question sur le travail de partenariat avec les familles s’est construite. En effet les différentes situations rencontrées au cours de ces cinq dernières années, m’ont amené à prendre conscience de l’intérêt d’une collaboration de la famille dans la prise en charge de l’enfant. Car la famille reste un élément déterminant dans la construction de l’individu, elle est effectivement en premier lieu l’institution qui ouvre l’enfant au monde, qui lui procure une identité et une histoire et qui le prépare à devenir un être socialisé, à trouver sa place au sein de notre société. Les familles rencontrées dans le cadre de mon travail en MECS ont toutes été confrontées à un moment donné, à des difficultés importantes nécessitant la séparation de l’enfant de son milieu : une défaillance dans son éducation, une impossibilité à pouvoir subvenir à ses besoins...différents dysfonctionnements venus s’ajouter à leurs propres problèmes entraînant dès lors le discrédit de leur statut de parent vis-à-vis de leur enfant, mais également de leur entourage et de surcroît de la société en général.
Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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L'illusion du père

En premier lieu et avant de rentrer dans le « vif » du sujet que traite ce mémoire, je souhaite faire une brève présentation de mon parcours et ce qui m’a amené à vouloir me pencher sur le thème de la fonction paternelle. Tout d’abord, j’ai trente-quatre ans et suis père de deux enfants, un garçon de onze ans et une petite fille de huit ans. Cette paternité précoce m’a long-temps interrogé et m’a souvent renvoyé à mes propres difficultés.

Au fur et à mesure de mon parcours et de mes expériences professionnelles, je me suis aperçu que je véhiculais naturellement ce comportement « paternant », pro-tecteur, quelquefois « surprotecteur ». Au point que cette attitude m’a sou-vent été reprochée dans le cadre de mon travail, dans la proximité qu’elle générait.

La construction ou la reconstruction du lien parents-enfant : un enjeu pour l’éducateur de l’ASE.

Au sein de ma formation d’éducateur spécialisé, j’ai effectué trois stages dans différents établissements. J’ai réalisé mon premier stage, durant 20 semaines, dans un
hôpital de jour pour enfants atteints d’autisme, de troubles envahissants du développement (TED) et de psychoses infantiles. J’ai pu découvrir le rôle de l’éducateur, le fonctionnement d’une équipe dans un établissement pédo-psychiatrique et établir des relations éducatives avec les enfants.

Mon deuxième stage s’est déroulé dans un foyer d’accueil médicalisé (FAM) pendant 12 semaines, accueillant des adultes en situation de handicap mental. J’ai découvert le travail au quotidien dans un hébergement, rencontré des partenaires extérieurs et j’ai mis en place un projet d’activité avec un groupe de résidents. Enfin, j’ai effectué mon stage de troisième année pendant 30 semaines, au sein du service de l’Aide sociale à l’Enfance (ASE) dans un Espace départemental des solidarités (EDS).

L’accompagnement éducatif avec les jeunes adultes en errance.
Lors de ma formation d’Educateur spécialisé, j’ai choisi d’effectuer mon stage à responsabilité éducative auprès de jeunes adultes en situation d’errance dans une structure d’accueil de jour. Ma motivation fut de mettre en lien mon précédent stage en Centre d’hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) accueillant des couples de 18 à 30 ans en situation précaire avec l’expérience d’une Permanence d’accueil (ou boutique sociale). D’une prise en charge à « haut seuil d’exigences », c'est-à-dire un accompagnement contractualisé avec la mise en place d’un projet individualisé, je souhaite approfondir une prise en compte à « bas seuil d’exigences », sans contrat et dans une démarche d’accueil inconditionnel qui se situe en amont d’un dispositif d’insertion structuré.
L'autisme le silence

L’autisme aujourd’hui, grâce en partie à l’action d’associations de parents puissantes, jouit (pourrait-on dire) d’une certaine notoriété. Aux côtés des personnes souffrant d’un traumatisme crânien, les autistes bénéficient d’une loi particulière (et d’une circulaire) qui vient compléter les lacunes, en terme de prises en charge, de la loi du 30 Juin 1975. Le choix de mon stage est à inscrire dans cet engouement, qu’aujourd’hui, suscite la personne autiste. Son caractère éminemment énigmatique participe à cette explosion récente du souci qui lui est porté. Durant cette année passée auprès d’un tel public, je me suis efforcée de comprendre quels pouvaient être les besoins spécifiques et quels outils éducatifs je pouvais mettre en place afin d’y répondre.

Dès le mois de Mars 1999, mon intérêt s’est tourné vers les difficultés de communication dont les autistes pouvaient souffrir. Ainsi, dans cet écrit de fin d’étude, j’aspire à présenter un outil éducatif, pour le moins original, le silence, qui tente de répondre à cette difficulté particulière dont souffre la personne autiste : celle d’une impossible communication. Or, tout au long de ma formation, (et de mes différents stages plus particulièrement), je me suis interrogée sur les qualités de la parole dans l’acte éducatif et aussi sur les difficultés qu’elle engendre bien souvent. Comment, en effet, aider des adolescentes murées parfois dans un certain mutisme à dire quelque chose de leurs souffrances ? Qu’en est-il aussi de la compréhension de notre parole qui, parfois, sanctionne, auprès d’enfants lourdement handicapés mentaux ? Et enfin, quel sens à notre parole auprès d’adultes autistes ?

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