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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Autobiographie d'une Courgette

Autobiographie d'une Courgette

L’histoire commence avec la réflexion d’Icare âgé de 9 ans, surnommé Courgette par sa maman. Il se demande pourquoi sa maman lui dit que son papa est parti faire le tour du monde avec une poule. Il pense que sa maman raconte des bêtises mais que ce n’est pas de sa faute à elle mais de la faute à toutes les bières qu’elle boit en regardant la télé. Sa maman râle beaucoup après le ciel car « le ciel c’est grand, c’est pour nous rappeler qu’on n’est pas grand chose dessous. Et quand elle râle pas après le ciel elle me tape dessus alors que j’ai même pas fait de bêtises, et je finis par me dire que le ciel et les coups ça va ensemble. »

Normal, dix ans de chagrin, ça s’arrête pas comme ça. » La fête bat son plat aux Fontaines mais Courgette n’a pas le cœur à faire la fête. Ni lui, ni Camille n’ont été jusqu’aux stands de la kermesse. Madame Papineau va les voir et leur demande pourquoi ils sont si triste. Ils répondent que les autres ne veulent plus d’eux. Madame Papineau leur demande de les attendre dans son bureau et elle les rejoint avec tous les autres enfants du groupe.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

Grace et denuement

Grâce et dénuement, roman d’Alice Ferney, paru en 1997 aux éditions Actes Sud dans la collection Babel, 289 pages. L’ouvrage est découpé en 4 parties (chacune découpée en 6 ; 7 ; 7 et 8 éléments) et un épilogue. Une table des citations rassemble les références des 24 ouvrages (contes …) utilisés dans le roman.

Il est à noter que sur l’édition que j’ai utilisée la couverture présente une photo en noir et blanc de 2 jeunes filles en tenue qui montre une misère (réelle ou posée ?) profonde et un questionnement dans le regard qui ne me laissa pas sans réactions et sans imagination sur le contenu de l’ouvrage.

Le murmure des fantômes : Boris Cyrulnik

Tout d'abord il est important de comprendre le concept de traumatisme décrit par Boris Cyrulnik car c'est le point de départ du processus de résilience. Il l'entend comme un événement qui laisse l'individu dans un état d'agonie psychique c'est à dire que l'on n'est plus capable de penser l'évènement, on peut parler d'état de choc. L'évènement qui fait traumatisme s'impose et met en déroute alors que le sens qui lui ait donné dépend de l'histoire et des rituels de chacun. Pour donner cohérence à cet événement il explique qu'il faut le narrer, en parler. L'outil de la narration redonne de la cohérence à l'évènement.

L'un est l'autre, Elisabeth Badinter

Ces dernières décennies ont vu évoluer les rôles des hommes et des femmes dans la société. En ne considérant plus les générations précédentes comme des modèles, les rapports des sexes se sont modifiés, remettant en cause le pouvoir ‘naturel’ des hommes sur les femmes.

Réflexion personnelle : Cet écrit de E. Badinter a suscité chez moi de nombreux questionnements quant à la condition de la femme à l’heure actuelle et l’évolution qu’elle a connu depuis la parution de cet œuvre. En effet, E. Badinter clôture son livre en s’interrogeant sur les réactions que pourraient avoir les individus de sexe masculin suite à la dépossession de leurs pouvoirs d’antan.

Nul révolte masculine n’a encore explosé comme elle l’avait prédit et cela simplement puisqu’aujourd’hui (15 ans après la publication de L’un est l’autre) on peut remarquer qu’il ne semble plus y avoir d’évolution positive de la condition de la femme. L’avancée vers une égalité des sexes semble s’être tassée.

 

Surveiller ou punir de Michel FOUCAULT

Dans « Surveiller et punir », paru en 1975, Michel Foucault s’intéresse aux problèmes de la pénalité en France en relatant la naissance de la prison. Comment est né ce « curieux projet d’enfermer et de redresser » les individus ? Le philosophe y voit le moyen que le pouvoir de notre société disciplinaire surveille les individus et les corps. L’histoire de la pénalité montre que nous sommes passés d’une société qui punit le corps de l’Homme à celle qui atteint l’âme en assujettissant le corps. Michel Foucault s’interroge sur le constat de l’échec de la prison et se demande pourquoi on la reconduit sans cesse. J’ai choisi cet ouvrage car aujourd’hui la prison est une question d’actualité encore plus présente que nous vivons de plus en plus dans une société sécuritaire.

Le dernier rapport de l’Observatoire International des Prisons dénonce les conditions de détention déplorables ou encore le manque cruel d’accompagnement social pendant et après la détention. Stagiaire dans un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale qui accueille des hommes de 23 à 35 ans sortants de détention, je me suis intéressé à cet ouvrage-référence dans le secteur pour avoir une meilleure connaissance du public que j’accompagne et au-delà de mon stage, je m’interroge sur ma véritable place en tant que travailleur social. Sommes-nous des travailleurs sociaux porteurs de valeurs inhérentes à notre profession qui accompagnent autrui en difficulté face à l’environnement ? Ou sommes-nous simplement des agents de la « paix sociale » missionnés par l’Etat, assurant du contrôle social ?

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