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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Sociologie de la jeunesse : Olivier Galland

Sociologie de la jeunesse : Olivier Galland

Dans son ouvrage, Sociologie de la jeunesse, Olivier Galland aborde les différentes définitions qu’a pu revêtir la jeunesse (passant d’une catégorie complètement ignorée à une catégorie sociale et culturelle), et il s’attache à examiner les conditions sociales du passage de l’adolescence à l’âge adulte. En s’appuyant tour à tour sur des approches psychologiques, historiques, anthropologiques et surtout sociologiques, l’auteur démontre que la jeunesse est avant tout un passage dont les frontières et la définition ont évolué au cours du temps, et qu’elle varie en fonction des sociétés considérées.

La jeunesse est donc devenue un processus de socialisation qui commence plus tôt et qui finit plus tard. Entre la fin de l’adolescence, la fin des études et le premier enfant, s’intercale une nouvelle période de plusieurs années durant laquelle les jeunes doivent se construire une identité (avant ils en héritaient) et se trouver une place dans la société.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Quand l'adolescent va mal : Pommerau Xavier

Bien qu'il soit plutôt adressé à des néophytes en psychologie ou en éducation spécialisée, l'intérêt de ce livre réside dans la grille de lecture qu'il offre sur les troubles que peuvent rencontrer les adolescents. En effet, dans cet ouvrage, le Docteur Xavier Pommereau assimile l'adolescence a une seconde naissance en raison des importantes perturbations et bouleversements inhérents à cette période. Il nous explique qu'il est très fréquent de constater une teinte dépressive chez l’adolescent, la dépression typique avec l’inhibition psychomotrice étant assez rare à cet âge. Par ailleurs, les signes dépressifs sont souvent accompagnés de passage à l'acte et d'anxiété. Face à cette souffrance, l'adolescent va alors chercher ce qui va lui permettre d'atténuer la douleur qu'il ressent. Il le trouvera au travers du retrait relationnel, des plaintes physiques (plus fréquent chez les filles) ainsi que des comportements transgressant les limites (corporelles, spatiales, légales) qui, outre l’apaisement des tensions ressenties, procure un sentiment de toute-puissance.

Le lien éducatif : contre-jour psychanalytique De Mireille CIFALI

J’ai choisi cet ouvrage car c’est celui qui se rapproche le plus de ma pratique par rapport à la bibliographie imposée. Mon choix c’est porté sur le titre qui me paraît éloquent. De plus avant de le choisir, j’ai lu la quatrième de couverture qui m’a interpellé car c’est un ouvrage qui s’adresse en priorité à ceux qui œuvrent sur le terrain des métiers de l’humain : enseignants, parents, éducateurs, soignants… On y voit aussi apparaître des mots essentiels tels que « transfert, dépendance, séduction… » qui permettent de répondre à certaines interrogations. Les préoccupations en lien avec mes pratiques s’inscrivent plutôt envers mon prochain stage à l’IME (Institut Médico-Educatif) avec les questionnements suivants : Comment peut on travailler avec quelqu’un qui nous séduit ou nous énerve ?

Du monstre à l'enfant Anthropologie et psychanalyse de l'infirmité : Olivier R. Grim

Scindé en trois grandes parties, son ouvrage est marqué par plusieurs influences, revendiquées. La première et celle qui a donné matière à cet essai est la clinique de l’auteur, psychomotricien spécialiste en action médico-sociale précoce. Ses hautes études en anthropologie sociale et psychanalyse sont à l’origine de la double analyse qui vient nourrir sa clinique et donner son sous-titre à l’ouvrage. La pensée de Grim est fortement influencée, d’une part par Mélanie Klein pour l’apport psychanalytique, d’autre part par Henri-Jacques Sticker en ce qui concerne l’anthropologie du handicap.

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

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