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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La part de l’inconscient dans l’éducation spécialisée Aichhorn avec Freud

La part de l’inconscient dans l’éducation spécialisée Aichhorn avec Freud

Aichhorn définit le transfert comme une « relation affective que l’enfant noue avec son éducateur, sans affirmer qu’il s’agit précisément de la même chose que dans la situation psychanalytique ». Il n’imagine pas de travail éducatif possible tant que le transfert n’est pas établi et conseille à l’éducateur la plus grande attention à ce qu’il peut mettre en place pour que des sentiments d’inclination pour lui naissent chez l’enfant. Bien qu’il s’essaie à développer des procédés transférentiels en rapport à des sous-groupes d’état carentiel (les cas limites avec phénomènes de carence et les états carentiels chez lesquels on peut mettre en évidence des traits névrotiques), Aichhorn conclue à l’impossibilité d’une procédure et invite l’éducateur à l’appréhension intuitive qu’il développera en travaillant beaucoup et en s’engageant dans une psychanalyse.

Au début de sa préface, Freud rappelle le bon mot selon lequel il est trois métiers impossibles : éduquer, soigner, gouverner ; et nous dit qu’il a suffisamment à faire avec le second, mais compte sur ses amis éducateurs pour le premier. Il ne dit cependant rien de cet impossible mais y reviendra 12 ans plus tard dans «l’analyse finie et l’analyse infinie » substituant psychanalyser à soigner : « Il me semble presque cependant que l’analyse soit le troisième de ces métiers impossibles dans lesquels on peut d’emblée être sûr d’un succès insuffisant. Les deux autres connus depuis fort longtemps sont éduquer et gouverner » Ce point de butée est peut-être la résistance au désir de l’Autre, là où se construit le sujet. Lacan nous enseigne que le sujet, divisé par la faute du langage, est soumis de structure au manque, à l’impossible de tout dire, tout avoir, tout être, tout savoir.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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A quoi sert l’autorité ? : Véronique Guérin

L’auteur a un diplôme d'éducatrice spécialisée, une maîtrise de psychologie, un DESS en sciences cognitives et a été formée à l'improvisation théâtrale. Elle a travaillé durant 7 ans comme consultante en organisation en entreprise. Depuis quelques années, elle se consacre à la prévention de la violence familiale et scolaire. Elle a également publié « Le monde change... et nous ? ». Les concepts principaux : autoritarisme, permissivité, autorité éducative, sanction, coopération.

Bref résumé : L'évolution de la société a profondément modifié les rapports éducatifs entrainant une solitude et un renoncement face aux comportements des enfants et adolescents d'aujourd'hui. Entre l'autoritarisme, qui mène à la soumission et à la révolte, et la permissivité, qui mène au laxisme et à la perte de repères, l’autorité éducative développe chez l'enfant et l'adolescent la connaissance de lui-même, le respect d'autrui et l'aptitude à coopérer.

Stanley Milgram : Soumission à l’autorité,

En observant les ravages engendrés, durant la seconde guerre mondiale, par des millions d’hommes (en apparence comme tous les autres) et en observant surtout les justificatifs avancés par les inculpés lors des procès de crime contre l’humanité ou crime de guerre se résumant souvent à des mots très simples tels que « je n’ai fait qu’obéir aux ordres », Milgram a mené une réflexion sur cette soumission à l’autorité. En effet, comment des millions d’hommes ont-ils pu cautionner et participer au système nazi, système qui sans nul doute allait à l’encontre des idéaux et des principes moraux de bon nombre d’entre eux ?

Il fait aussi allusion aux massacres perpétués par l’armée américaine au Vietnam. Milgram a mené dans les années 60 des expériences visant à déterminer où finit la soumission à l’autorité et où commence la responsabilité de l’individu. Comment peut-on concilier les impératifs de l’autorité avec sa propre conscience ?

Cœur de banlieue : codes, rites et langages : David LEPOUTRE

Cet ouvrage est la version remanié de la thèse de doctorat d’anthropologie sociale et d’ethnologie de David Lepoutre. Elle résulte d’une étude menée au sein d’une cité dite « chaude » de La Courneuve, la cité des Quatre-Mille, selon la méthode d’observation participative propre aux ethnologues. Grâce à plusieurs années d’immersion, David Lepoutre a pu réunir dans cet ouvrage de nombreuses notes de terrain qui donnent une vision nouvelle des cités, bien loin des clichés stéréotypés que les médias ont l’habitude de véhiculer. David Lepoutre décide donc dans un premier temps d’axer sa recherche et son enquête de terrain sur les types de relations entre les adolescents. Ce fut d’ailleurs le sujet de la thèse qu’il a défendu pour l’obtention de son doctorat en 1996.

De la galère à la citoyenneté - les jeunes, la cité, la société - Auteur: BOUAMAMA Saïd

Avec l’évolution de la technologie aussi bien dans les domaines des transports que dans les moyens de communications et d’informations, la spécificité des différentes cités populaires tend à disparaître. Je constate une uniformisation des jeunesses sur un aspect comportemental. Les phénomènes de modes se mondialisent et sont simultanés et par conséquent les crises identitaires également. Il est vrai qu’il existe encore des spécificités en fonction des régions du globe (dépendant de l’histoire, d’une réalité géopolitique et économique). Néanmoins, les spécificités régionales d’un état viennent à s’atténuer. Il est donc difficile à l’heure actuelle de parler des jeunes des quartiers populaires du nord de la France sans risquer un amalgame avec tous les jeunes des cités populaires de France. L’auteur parle de l’importance d’être propriétaire d’un véhicule. C’est un phénomène qui s’est également développé dans les D.O.M. T.O.M. au début des années 90 et qui se caractérisait par le “tunning”. Pourtant, il existe encore des particularités sur le fond agissant sur les raisons de leur comportement.

En résumé, il y a eut une globalisation des conduites des jeunes issus de milieux différents. Ce livre a été écrit dans les années 90. A cet époque, le service militaire exister encore, les conditions économiques et politiques, nationales et internationales n’étaient pas les mêmes. Depuis, quelques évènements ont montré la prise de conscience des jeunes sur l’importance de s’investir dans la vie de la cité. L’émergence d’un parti d’extrême droite aux élections présidentielles semble l’exemple le plus concret. A ces élections, l’abstentionnisme des 18-24 ans a montré le désintérêt et la méfiance à l’égard des partis politiques traditionnels. Les manifestations qui ont suivi le premier tour de ces élections (21 avril 2002), ont montré le refus d’un parti nationaliste et ont mis en évidence la prise de conscience des jeunes vis-à-vis de la vie citoyenne. Paradoxalement, ces manifestations remettent en cause le principe actuel de notre république : le suffrage universel. Les commentaires journalistiques de l’époque montraient des jeunes désireux de réinventer une citoyenneté. Ces événements qui auraient pu être fédérateur pour une auto prise en charge des jeunes dans leur avenir citoyen n’ont eut que pour effet à un retour aux partis traditionnels.

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