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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Oscar et la dame Rose : Éric-Emmanuel Schmitt

Oscar et la dame Rose : Éric-Emmanuel Schmitt

Éric-Emmanuel Schmitt (né le 28 mars 1960 à Lyon) est un écrivain et dramaturge, installé à Bruxelles depuis 2002. Ayant obtenu la naturalisation belge en 2008[], il dispose de la double nationalité. Agrégé de philosophie, dont la thèse porte sur Diderot et la Métaphysique, il enseigne à Cherbourg et à l’Université de Chambéry. En 1989, une expérience mystique bouleverse sa vie et il passe à l’écriture.

Personnellement, ces expériences professionnelles, auprès d’enfants gravement malades, m’ont permis de comprendre l’intérêt de dépasser mon simple ressentit, afin de mieux les servir. Toujours ému par ces vies qui s’étiolent, je sais maintenant avoir une attitude plus professionnelle qu’à mes jeunes débuts. Bouleversé par ce roman qui m’a renvoyé les images de Nina, j’ai trouvé dans sa lecture une richesse qui m’a permis de repenser les savoirs acquis depuis cette époque de « l’hôpital c’est la vie ». Cette attitude permanente de maîtrise qui est celle du travailleur social est valable auprès de n’importe quel type d’usager.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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La psychologie des groupes : BLANCHET et TROGNON

Afin de pouvoir étudier la notion de groupe, les apports de plusieurs disciplines ont été nécessaires comme la psychologie sociale, la psychanalyse ou la pragmatique. C’est au travers de ces différentes mises en commun de théories que l’étude des groupes est devenue possible. L’intérêt de l’ouvrage de BLANCHET et TROGNON consiste à comprendre comment des relations entre individus permettent de créer un groupe, les mécanismes de construction de celui-ci et les répercussions de l’appartenance à un groupe sur la vie psychique et sociale d’un individu. L’ouvrage a également pour objectif de donner des clefs aux professionnels pour savoir conduire un groupe.

Stigmate, les usages sociaux des handicaps: ERVING GOFFMAM

Erving Goffman est un sociologue, linguiste américain d'origine canadienne né à Mannville, Alberta Canada, le 11 juin 1922 et décédé à Philadelphie, en Pennsylvanie, le 19 novembre 1982. Avec Howard Becker, il est un des principaux représentants de la deuxième École de Chicago. E. Goffman entreprend des études de sociologie à l'université de Toronto (1944) où il est l'élève de Ray Birdwhistell, puis à l'université de Chicago (1945) où il est l'élève de Herbert Blumer et Everett Hughes. En 1952 il part pour les Îles Shetland, au nord de l'Écosse, observer la vie locale pendant douze mois. Il se fait passer pour un étudiant intéressé par l'économie agricole : en réalité, il collecte des données pour sa thèse de doctorat qu'il soutient en 1953.

Surveiller ou punir de Michel FOUCAULT

Dans « Surveiller et punir », paru en 1975, Michel Foucault s’intéresse aux problèmes de la pénalité en France en relatant la naissance de la prison. Comment est né ce « curieux projet d’enfermer et de redresser » les individus ? Le philosophe y voit le moyen que le pouvoir de notre société disciplinaire surveille les individus et les corps. L’histoire de la pénalité montre que nous sommes passés d’une société qui punit le corps de l’Homme à celle qui atteint l’âme en assujettissant le corps. Michel Foucault s’interroge sur le constat de l’échec de la prison et se demande pourquoi on la reconduit sans cesse. J’ai choisi cet ouvrage car aujourd’hui la prison est une question d’actualité encore plus présente que nous vivons de plus en plus dans une société sécuritaire.

Le dernier rapport de l’Observatoire International des Prisons dénonce les conditions de détention déplorables ou encore le manque cruel d’accompagnement social pendant et après la détention. Stagiaire dans un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale qui accueille des hommes de 23 à 35 ans sortants de détention, je me suis intéressé à cet ouvrage-référence dans le secteur pour avoir une meilleure connaissance du public que j’accompagne et au-delà de mon stage, je m’interroge sur ma véritable place en tant que travailleur social. Sommes-nous des travailleurs sociaux porteurs de valeurs inhérentes à notre profession qui accompagnent autrui en difficulté face à l’environnement ? Ou sommes-nous simplement des agents de la « paix sociale » missionnés par l’Etat, assurant du contrôle social ?

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

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