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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le miroir brisé. L'enfant handicapé, sa famille et le psychanaliste: Simone KORFF-SAUSSE

Le miroir brisé. L'enfant handicapé, sa famille et le psychanaliste: Simone KORFF-SAUSSE

En conclusion, ce que j'aime dans ce livre c'est justement l'ouverture sur la perception du handicap par des personnes considérées comme « normales ». La figure du handicap fait écho à la figure de l'étranger qui nous fait nous sentir « chez nous », appartenir à une Nation de par sa différence à lui, visible. Le handicap renvoie une image brisée de l'homme tel qu'il est imaginé, dessiné, vu. On oublie nos défauts en voyant une personne handicapée et on se sent « plus normal que lui». Quand je dis « on », j'ai la prétention de parler au nom des personnes qui ne connaissent pas le handicap et qui ne l'acceptent pas. Cette non acceptation est à l'origine de « l'anormalité ».

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Le Destin des immigrés, d'Emmanuel Todd

Selon les propres termes de l’auteur, cette recherche, portant sur l’assimilation et la ségrégation des immigrés dans les démocraties occidentales, est née d’une “perplexité devant le vote Front National en France “. La France serait-elle en passe d’inverser ses valeurs universalistes, qui caractérisent depuis la Révolution Française son approche anthropologique de l’homme, au profit d’une vision discriminante portée sur l’étranger. Pour l’anthropologue et l’historien, le paradoxe de la société française, qui semble avoir du mal à décliner ses valeurs universalistes dans la modernité, n’est qu’apparent. Seule une analyse en termes de structures familiales et d’échange matrimonial autorise une objectivation du rapport interethnique “ parce qu’elle met en évidence deux destins possibles pour les immigrés : l’assimilation et la ségrégation “.

De la dette au don, la réparation pénale à l’égard des mineurs : Maryse VAILLANT

Dans ce passage l’auteur met en avant l’idée que les délinquants au-delà des actes commis, sont des personnes et que leur statut juridique de mineur inclut le fait qu’ils soient adolescent. Le processus d’adolescence intègre plus ou moins 3 mouvements : - de continuité - de passage - de séparation/individuation L’auteur rappelle brièvement ce que constitue cette période charnière qui est l’adolescence : Pour résumé, il s’agit d’une période de mutations où a lieu des changements relationnels, corporels, mentaux, affectif et sociaux. C’est une période où la vie psychique est mobilisée par l’élaboration de ces mutations. Et pour chaque individu ce passage d’un état à un autre est vécu de manière différente, par diverses voies d’expression : somatique, dépressive, ou violente. Ce qui peut aboutir à des mises en actes.

Mary Barnes : Un voyage à travers la folie

Ce livre raconte l’histoire de Mary Barnes. Elle était infirmière lorsqu’à 42 ans elle commença à éprouver les premiers symptômes de ce que l’on appelle la « schizophrénie ». Elle entra à Kingsley Hall, l’unité expérimentale créée par les antipsychiatres anglais sous la direction de Ronald Laing, où on sut la laisser régresser jusqu’à des stades très primitifs de la vie affective. Elle put ainsi, à travers cette mort symbolique, renaître à elle-même, délivrée du nœud de conflits relationnels qui l’avait jusqu’alors emprisonnée. Les chapitres de ce livre sont alternativement écrits par Mary Barnes et Joe Berke, le psychiatre qui l’accompagna tout au long de ce « voyage » de 5 années. Cette alternance apporte une énorme richesse pour notre compréhension des situations en nous faisant faire des va et vient, passant régulièrement de la façon dont Mary vit les choses à celle de Joe.

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

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