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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Violence et ITEP

Violence et ITEP

La recherche sur laquelle je propose de  travailler est autour d’une situation vécue lors de mon stage en ITEP. L’Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique, dans sa définition la plus simple est une école spécialisé accueillant des enfants ayant des troubles du comportement. Cela faisait à peu près un mois et demi que le stage avait débuté, je commençais à prendre mes marques, à connaître les enfants, et eux aussi commençaient à me connaître.

Une des premières impressions spectaculaires que j’ai eu en arrivant, c’était les comportements parfois violents de certains éducateurs. L’équipe éducative avec laquelle je travaillais se composait d’un éducateur spécialisé, mon référent, d’une monitrice éducatrice et d’un éducateur sportif. Les violences constatées venaient essentiellement d’un des éducateur homme. J’entends par violence des comportements que je jugeais impressionnants par la voix, par les coups donnés aux murs, puis par des mouvements brusques vis-à-vis des enfants.

Ces réactions se faisaient en réponses à des provocations de la part de certains enfants, démontrant eux aussi des comportements très violents lors de crises. Beaucoup de ces moments se déroulaient le soir, lorsque les enfants étaient dans leur chambre, en attendant de se coucher. Je regardais le couloir vide dans ces moments, nous pouvions seulement entendre les cris de l’éducateur et de l’enfant en crise. Puis suivaient les cris des autres enfants cherchant le calme, et insultant celui qui échange avec l’éducateur. Le couloir vide prenait une dimension bien étrange. Dans mon imagination, ce couloir et ces cris correspondait tout à fait à l’idée que je me faisais d’un asile…

...

Peut-être ai-je démontré ce que j’étais capable, ce qui lui a permit de trouver un cadre qui le rassurait ?

Le jeu dans lequel Daniel m’a fait jouer, était un jeu dans lequel il avait l’habitude d’évoluer.  Ce qui nous renvoie à la question de l’effet miroir de l’institution, un enfant qui entre dans un centre où les éducateurs ont les mêmes comportements que les enfants accueillis, ne va-t-il pas reproduire ce qui est plus ou moins institué ? Notre posture ne devrait-elle pas « casser » cet effet pour donner aux enfants une autre façon de se développer ? C’est le problème le plus évident qui découle de cet événement. Je m’en suis voulu d’en être arrivé à cet acte. Ceci sans avoir pu trouvé une autre parade, un autre jeu que celle qui est la plus évidente institutionnellement. Mais comment faire pour sentir la limite de ses réactions et ne pas avoir recours systématiquement à un pouvoir physique ?

Cette situation ma effectivement fait prendre conscience d’une fragilité. Le risque de recourir  à la violence afin de me rétablir dans mon autorité. 

Catégorie: Etude psycho-pédagogique Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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DF1 - Accompagnement social et éducatif spécialisé

Les premiers jours de stage à l'IME, j'ai fait la connaissance de l'équipe de la section SAVA (section d'accompagnement à la vie d'adulte) et également des jeunes. Et de fait, j'ai fait la connaissance de Dylan[1], 24 ans, un jeune déficient intellectuel. Si j'ai choisi Dylan pour ce dossier c'est en partie, car il avait beaucoup discuté avec moi dès mon arrivée sur la section. Ses facilitées en communications avec les autres ont également motivé mon choix vers lui. Néanmoins, mon choix n'a pas été motivé uniquement par les aspects positifs de ma relation avec lui. En effet Dylan pouvait parfois me mettre en difficulté sur des temps d'activité ou même les temps informels. Les professionnels ont aussi motivés mon choix puisqu’ils me parlaient souvent de la situation j’en apprenais beaucoup sur lui. Pour finir c'est lui qui venait me solliciter pour les différentes activités à l'IME. La relation étant bonne et établie des deux côtés j'ai fait le choix de travailler à partir des situations que je vivais avec lui.

Les violences urbaines

Depuis longtemps déjà, je m'intéresse au problème des violences urbaines et aux politiques mises en place pour tenter de les réguler. Je constate que le malaise des banlieues perdure quel que soit la tendance du gouvernement en place et quel que soit les politiques de la ville appliquées. Dans le cadre de l'UF7, j'ai voulu traiter ce thème. J'ai donc commencé à me documenter sur le sujet. Mon projet de départ était de trouver et de proposer des éléments de réponses pour atténuer le malaise des banlieues. Je me suis alors intéressé aux différentes politiques de la ville mises en place depuis 1981. Après quelque temps, d'autres questions naissaient en moi: Pourquoi les grands ensembles ont-ils été construits? Pourquoi y a t-il un malaise banlieusard? Cette fois j'avais trouvé l'aspect du thème des violences urbaines qui serait l'objet de ma recherche: les causes historiques et contemporaines du malaise des banlieues.

Rosie et l'adolescence
Rosie est la 3ème d’une fratrie de 5 enfants. Elle a une sœur ainée de 18 ans, un frère de 17ans et deux petites sœurs de 4 et 6 ans. Son père travaille en tant que magasinier et sa mère est mère au foyer. Elle est actuellement la seule à être placée en institution mais, cela n’a pas toujours été ainsi. Il y a 3 ans, Rosie alertait les services sociaux du climat qui régnait au domicile : alcoolisation et violence du père (surtout envers Rosie), laisser aller de la maman (appartement non entretenu, mauvaise nutrition des enfants…). Un placement de Rosie et de ces deux petites sœurs a donc lieu. Les parents de Rosie ne cessent de la faire culpabiliser quant au placement de ses petites sœurs. Rosie mettra alors tout en place pour organiser son retour et le retour de ses petites sœurs au domicile. Encore aujourd’hui, elle avance le fait que ses petites sœurs étaient trop jeunes pour supporter un placement.
Violences sexuelles et pédophilie

CONCLUSION. Si le corps n'est pas respecté, il s'insurge et lutte pour rester seul maître à bord. L'élévation vers la sagesse, le désintéressement et l'oubli de soi-même peuvent constituer un idéal louable. C'est souvent la méthode employée, le mépris de la vraie structure du psychique humain qui est en question. Enfermement à vie ? Peines de mort ? Libérations avec l'innocente illusion de la thérapie ? Vu son d'infantilisme, il oublie vite la prison, une fois sortie. Son irréalisme aura vite fait de le ramener à ses rêves criminels. Il est évident qu'il faut s'occuper des enfants et que ceux qui les maltraitent doivent être poursuivis et condamnés. Mais en être à ce point obsédé prouve que nous doutons d'y parvenir. Une éducation plus saine, plus libre, plus vrai, moins angélique, diminuerait grandement le nombre et la gravité de toutes sortes de déviances dont bien sûr, la pédophilie. A l'opposé des thèses les plus extrémistes, tout optimisme autour de la guérison ne doit pas contribuer à la nouvelle mystification que la médecine et la science sont capable aujourd'hui de prévenir, et les crimes, et les récidives. Marie-France Botte militante belge de la lutte contre les sectes et la pédophilie intervenait en faveur ‹‹ d'une politique relative à l'égard des agresseurs ›› traduit par une ‹‹ obligation de prise en charge médicale et pluridisciplinaire pour les délinquants sexuels en milieu carcéral. ›› L'obligation de prise en charge médicale conduit à une nouvelle pression des milieux politiques et de l'opinion publique sur les thérapeutes et exclut toute la dimension individuelle, personnelle et volontaire de la démarche du sujet. Comment concevoir la psychothérapie comme une peine, alors que son principe premier suppose l'adhésion ? Comment, transformé le détenu en patient ? C'est bien toute l'ambiguïté du projet risquant de suggérer que ‹‹ la médecine ou les techniques psychothérapeutiques sont à même de contrôler les récidives ››, instituant la science en panacée de la violence. Souvenons-nous du film de Stanley Kubrick, " Orange mécanique ", le monument à la mémoire de la dérive possible de toute société civilisée qui se doit, en vertu de son histoire, de punir les crimes dans le respect d'une étique humaine et morale et de stopper une escalade de violence qui ne différencie plus le juge du condamné, le bien du mal. La résistance comme l'ont témoigné les femmes algériennes réside parfois dans le principe de permanence de la vie quotidienne. Il peut rendre plus fort, plus solidaire et plus efficace pour lutter contre le traumatisme et les appétences de mort

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