LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Les repas du dimanche soir ou l'apprentissage social de Adhil

Les repas du dimanche soir ou l'apprentissage social de Adhil

Le « monde-table », vide et aride comme un désert puis foisonnant comme un oasis, voie s'ébattre une étrange tribu d'enfants (presque) livré à eux mêmes. Il s'y développe toutes les interactions observables. Les rituels, les échanges, y sont nom-breux. Je perçois d'autres pistes, que celles déjà abordées. Travail à partir des rituels, depuis la mise en scène de ce repas, jusqu'au final ou les enfants font table rase de cet instant.

Travail sur le langage employé par les enfants. Par exemple, ce que je prends pour un lan-gage cru, le « Putain! Apprenez à manger comme il faut !», comment est-il réellement perçu par les enfants. Serait-il possible de dégager des différents échanges un langage propre à cet « instant de table »?

Catégorie: Autre Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
Historique du document:

0

Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Cris et Silence...et autres textes

Je veux travailler chez Prost Mois de mars Fabien vient me trouver dans mon bureau - enfin, dans la cabine de projection cinématographique, située sur une péniche - pour me dire : « Joël, je peux prendre un rendez-vous avec toi ? J'en ai marre du C.A.T, je démissionne ». D'habitude, je rencontre les travailleurs sans « rendez-vous », la porte du bureau est souvent ouverte et ils peuvent m'interpeller directement.

Mais dans le cas de Fabien, aujourd’hui, ça a l'air important. Deux jours plus tard, on se revoit pour ce fameux rendez-vous. Fabien arrive une chemise sous le bras, sort ses documents, et me présente son projet : «Voilà, tu vois : j'ai travaillé sur des maquettes de voitures de sport, des formules 1. Je propose des améliorations pour les constructeurs ; ils vont pouvoir, comme ça, faire de meilleures voitures. » Fabien me tend ses documents. J’y vois des dessins d'enfants, qui ont l'air d'avoir été en partie calqués sur une revue ! Fabien m'explique le plus sérieusement du monde que ses croquis « pourront être vendus à des constructeurs, comme Prost, Ferrari ». Je sais maintenant que si un être vit avec authenticité et une certaine intensité, il a nécessairement des choses personnelles à dire et à écrire. Charles Juliet Journal 4, p 153. Ecrire, c’est idéaliser. Mais le vrai problème, c’est de rendre compte de ce que vous faites, quoi que vous fassiez… Daniel Pennac Le Fil du récit N°2, P 83

Exclusion dans une résidence sociale

J’ai effectué mon deuxième stage de découverte dans un Foyer de Jeunes Travailleurs (FJT) à Nîmes. Ce FJT accueille des personnes de 16 à 25 aux problématiques très différentes, le seul critère d’admission étant celui de l’âge. Le FJT est divisé en deux parties: les étages 1 et 2 sont réservés à l’Accueil en Logement Temporaire (ALT) qui prend en charge des personnes sans domicile ou en situation d’urgence ; les étages 3 à 10 constituent le FJT à proprement parler et fonctionne sur la base de chambres à louer après signature d’un bail, et que l’on peut comparer à n’importe quel système immobilier. Le FJT est classé résidence sociale.

Analyse de situation éducative

La situation éducative que j’ai choisi se déroule lors de ma dernière semaine de stage, au cours du repas du soir, que je prends avec une dizaine des résidents du secteur Accueil en Logement Temporaire du foyer. L’animatrice (qui est ma référente) ne prends le repas au foyer qu’un soir par semaine en raison de ses horaires de travail, aussi suis-je accoutumée à dîner seule avec les résidents, ce qui est le cas ce soir-là. Vers le milieu du repas, je demande aux résidents s’ils ont envie de s’inscrire à la sortie à la plage que j’ai organisé pour un prochain week-end.

En regardant son assiette, tout en continuant à manger, Karima, une jeune fille de 21 ans, me répond que je peux toujours rêver et qu’elle n’ira pas à la plage avec une “balance”. Quelque peu surprise, je lui demande de s’expliquer car je ne comprends pas alors ce qu’elle veut dire. Karima, devenant plus agressive, me rétorque qu’elle sait très bien que c’est à cause de moi qu’elle a reçu un avertissement de la directrice. Je comprends alors ce qu’elle veut dire en me qualifiant de “balance”. En effet, le jeudi de la semaine précédente, alors que j’étais du soir, je surpris après le repas une dizaine de résidents en train de brûler de la résine de cannabis le plus ouvertement du monde dans le hall du foyer. A ma vue, ceux-ci n’ont pas du tout tenté de dissimuler leur “matériel”, mais ont attendu que je leur rappelle qu’il était interdit de fumer dans les parties communes et d’introduire des substances illicites dans le foyer. De mauvaise grâce, ils sont alors sortis du foyer. Ce n’était pas la première fois que je leur rappelais qu’ils ne pouvaient pas fumer des joints dans le hall: j’ai souvent croisé des résidents qui fumaient dans le hall ou dans la salle télé, et j’avais toujours été très claire à ce sujet.

Il me semblait donc que les résidents savaient que je ne cautionnais pas ce comportement, et que je me trouvais au foyer dans le cadre de mon travail. J’écrivis donc un mot dans le cahier de liaison pour relater les évènements à l’animatrice, sachant que je ne reviendrai pas travailler avant le lundi, puisque je ne travaillais pas le vendredi.(je rappelle que nous étions un jeudi soir). Karima poursuivant ces reproches, je comprends alors que l’animatrice et la directrice (qui ne travaillaient pas au foyer ce lundi là, et que je n’avais donc pas vues) avaient donné des avertissements à tous ceux que j’avais surpris le jeudi soir. Je me trouve quelque peu déstabilisée de ne pas avoir été tenue au courant. A table, les autres résidents commencent à leur tour de commenter plus ou moins agressivement mon attitude. La tension monte. Sur un ton très calme, je demande à Karima, qui semble très en colère contre moi, de me dire précisément ce qu’elle trouve anormal dans ma façon d’agir. Karima, sur un ton agressif, dit qu’elle est “déçue“, que je n’étais pas “obligée de le dire à l’animatrice“, que “maintenant j’ai déjà deux avertissements” (le troisième entraînant l’expulsion) et qu’elle est “dégoutée”. 

Dossier de Pratiques Professionnelles : Résidence intra-muros

Le projet d’orientation de l’E.P.SO.M.S pour la période 2010-2015 définit le public du foyer d’hébergement en ces termes « Concerne les personnes les plus fragiles, dont les capacités ne permettent plus ou pas, momentanément ou durablement, d’être accueillis dans des dispositif extra muros, même avec un accompagnement plus soutenu. Ce public bénéficie alors d’un dispositif d’accompagnement plus rapproché dans les dispositifs intra muros de type hébergement, travail, activités sociales et culturelles adaptées à la situation de chacun »

J’ai vécu mon stage sur la scène du foyer d’hébergement intra muros de l’E.S.A.T Georges Couthon d’Amiens qui accueille un public de travailleurs en situation de handicap et qui dans ce cadre ont également bénéficié d’une orientation en foyer d’hébergement par la Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (C.D.A.P.H). La capacité de travail des travailleurs en situation de handicap est moindre par rapport aux travailleurs ordinaires et il est nécessaire pour eux d’évoluer dans un environnement protégé tant sur le plan de leur vie professionnelle que sur le plan de leur vie sociale.

Connexion

Educateur spécialisé

Abonnement

Recherche