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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le miroir brisé : Simone SAUSSE

Le miroir brisé : Simone SAUSSE

Ce livre développe chez moi des questionnements sur lesquels je n’avais jamais pris le temps de me poser. Il pousse également à l’analyse et à la réflexion et il m’a été impossible au départ de prendre du recul car je me sentais trop impliquée. J’ai réalisé à quel point j’étais touchée et parfois même blessée par l’incompréhension et le rejet que l’on peut faire ressentir, par un regard, un mot ou un geste, à l’égard de cet autre, notre alter égo.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Documents associés

« Corps, infirmes et société », de Henri-Jacques STIKER

Dans un premier temps l’auteur expose les difficultés qu’il y a à aborder l’infirmité. En effet, le fait de l’aborder implique un engagement et un questionnement personnel, qui nous touche de près ou de loin. De tout temps l’homme a eu du mal à se confronter à l’infirmité, à ce qu’il nomme la malformation, la débilité… Tous ces termes négatifs qui renvoient à des peurs et qui reflètent une gêne. L’infirmité, pour les personnes concernées, entraîne un bouleversement dans une vie, un changement des représentations, une désorganisation des valeurs et une culpabilité.

Le regard des autres, sur toutes déviances qu’elles soient d’ordre psychique, mental ou physique, conduit à une peur, à un rejet. Comme le pense l’auteur, l’infirmité représente une « a-normalité » qui permet de donner corps à la « normalité ». L’homme dans sa quête d’identité et de similitude, à besoin de voir « son opposé » pour se rassurer dans sa normalité. De fait le handicap est prit en compte dans notre société, mais pas complètement, ce qui occasionne une exclusion, que l’on retrouve dans le système économique, culturel… D’où le dilemme entre exclure et inclure.

ANGELINO Ines: L’enfant, la famille, la maltraitance.

Cet ouvrage évoque plusieurs thèmes corrélés dans le cadre de la protection de l’enfance ; L’auteur part de la naissance et des enjeux plus ou moins conscients de l’arrivée d’un enfant, pour ensuite aborder les moyens et les mesures actuelles de la société mises en place dans le cadre de la protection de l’enfance puis termine sur l’acte interdit qu’est l’inceste. Cet ouvrage nous permet d’avoir un point de vue général de la place de chacun dans la famille. L’enfant maltraité n’est pas le seul sujet évoqué par l’auteur et il est intéressant de pouvoir confronté le vécu des parents devenus maltraitants et celui de l’enfant maltraité.

On retiendra les difficultés auxquelles doit faire face un enfant maltraité ou victime d’inceste, et les conséquences qui peuvent en découler tout au long de sa vie. L’importance de l’accompagnement pour aider l’enfant à se reconstruire le mieux possible, mais aussi l’accompagnement fait auprès des parents maltraitants afin de les aider à prendre conscience de leurs mauvais actes. Enfin, les exemples concrets de situations vécues cités par l’auteur peuvent nous aider à prévenir et à déceler des situations de maltraitance.

« Déficiences mentales : le devenir adulte » « La personne en quête de sens » Jean-François GOMEZ

Dans une première partie, Jean-François GOMEZ traite de la question du sens dans l’éducation. Il définit ce qu’est l’éducateur et ce que sont les personnes handicapées dans notre société. Il critique les formations d’aujourd’hui, qui selon lui sont trop techniciennes et trop référencées en terme de concepts. Il les voudrait plus humaines : « Il (l’éducateur) est dans la vie, la mort, la souffrance. Il est dans l’humain. Il est dans l’amour. Il est dans la parole ». C’est un métier d’aventurier, de découvreur ou les notions de partage, de courage et de cœur s’entrecroisent. L’éducateur affronte « les risques réels que produisent les contacts répétés avec la détresse humaine ». Jean-François GOMEZ parle d’un « métier impossible ».

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

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