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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le miroir brisé : Simone SAUSSE

Le miroir brisé : Simone SAUSSE

Ce livre développe chez moi des questionnements sur lesquels je n’avais jamais pris le temps de me poser. Il pousse également à l’analyse et à la réflexion et il m’a été impossible au départ de prendre du recul car je me sentais trop impliquée. J’ai réalisé à quel point j’étais touchée et parfois même blessée par l’incompréhension et le rejet que l’on peut faire ressentir, par un regard, un mot ou un geste, à l’égard de cet autre, notre alter égo.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Être parents en situation de grande précarité: de Marie-Paule Poilpot

Dans le cadre de ma formation d’Educateur Spécialisé (ES) et plus précisément de l’Unité de Formation (UF) 3 « Approche des handicaps, des inadaptations et pédagogie de l’éducation spécialisée », il m’est demandé de réaliser une fiche de lecture. J’ai choisi comme œuvre « Etre parents en situation de grande précarité » de Marie-Paule Poilpot, édition Erès. J’ai fait ce choix afin d’avoir un premier apport théorique pour mon stage que j’effectue actuellement en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS).

La mère suffisamment bonne : Donald W. Winnicott

Winnicott apporte un éclairage nouveau sur le fonctionnement mental du très jeune enfant. Il considère que le bébé est une personne dès les premiers jours. Il estime que le bébé sait plus de choses sur sa mère qu'elle en connaît sur lui car il a partagé durant 9 mois sa vie intime. Il est persuadé qu'une mère qui aime "normalement" son enfant est une bonne mère. Winnicott s'est aussi penché sur les soins prodigués aux nourrissons. Il donne beaucoup d'importance à la manière dont la mère porte son enfant (holding), la manière dont elle le soigne (handling) et la manière qu'elle a de lui présenter les objets nouveaux (objet presenting).

Le verbe contre la barbarie : Apprendre à nos enfants à vivre ensemble : Alain Bentolila

L’enfant n’imite pas le langage de ses parents : il se l’approprie, le réinvente, le redécouvre. La langue n’est pas faite pour communiquer avec nos semblables mais pour parler avec ceux qui diffèrent de nous, pour leur expliquer nos différences. “La violence est ainsi l’inéluctable conséquence de l’incapacité à mettre en mots sa pensée en y mettant de l’ordre.” (p.8) Les mots permettent d’organiser le chaos de nos pensées. Quand ils manquent ou qu’on ne prend pas le temps de réfléchir et de conceptualiser sa pensée, on se tourne vers la violence et la destruction de l’incompréhensible, de l’inconnu. Mettre en mots sa pensée permet de retarder l’incompréhension et le conflit.

Les vilains petits canards

Présentation de l’ouvrage et de son contexte

Pour ce travail, mon intérêt s’est porté sur le dernier ouvrage de Boris Cyrulnik, Les vilains petits canards, paru en février 2001 chez Odile Jacob. Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux. Sa vie bascule en 1943, lorsqu’il est arrêté avec sa famille par la Gestapo et conduit à Drancy. Agé de six ans, il réussira à fuir, alors que ses parents sont déportés. Cet épisode douloureux de son histoire, l’auteur l’a longtemps gardé intime. Les médias s’en sont emparé lorsque dans les années 90, il a souhaité faire remettre la médaille des Justes à une femme qui, en le cachant durant trois jours, lui a sauvé la vie après son évasion. C’est à partir de ce drame que vont se déterminer ses choix professionnels (Cyrulnik parle de son "étoile du berger".)

Après des études de médecine, il devient neuropsychiatre, psychologue et psychanalyste. Sa volonté de comprendre et de "réparer d’autres humains" l’amène à franchir les barrières des disciplines, faisant notamment appel à l’éthologie. Il compte parmi les pionniers de l’éthologie humaine et dirige aujourd’hui un groupe de recherche en éthologie clinique à l’université de Toulon-La Seyne. C’est peut-être dans son vécu qu’est apparu l’intérêt de Cyrulnik pour le concept de résilience ; il est aujourd’hui le premier en France à s’atteler à ce principe déjà largement travaillé aux Etats-Unis. Le mot provient du latin resalire (re-sauter). En physique, ce terme décrit la capacité d’un métal à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale.

Passé dans le vocabulaire de la psychologie, il définit la capacité à vivre, à se développer en dépit des adversités. Dans Un merveilleux malheur, l’auteur s’interrogeait sur les "processus de réparation de soi" inventés par les surveillants des camps de la mort ; dans Les vilains petits canards, il explique comment ces processus se mettent en place dès avant la naissance et permettent de se reconstruire après une blessure. Dans un style métaphorique, suivant un cheminement non linéaire, l’auteur met en scène le concept dans ces deux aspects de résistance à la destruction et de reconstruction d’une "vie valant la peine", étayant son propos de considérations théorique et d’exemples cliniques ou historiques.

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